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 [JOYKE] Reprendre son souffle, respirer.
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Sujet: [JOYKE] Reprendre son souffle, respirer.    - Dim 7 Mai 2017 - 23:04

Arrête de penser. Respire.
EXORDIUM.
Une chose que tu supportais de moins en moins les regards de pitié que t'offraient les gens. Déjà que tu le supportais assez mal depuis ton accident, plus le temps passait, et pire c'était. Le temps nourrissait ta colère, et cette colère te rendait très irritable pour un rien. Alors non, il fallait que les gens arrêtent de te regarder de cette façon. Et pire encore. Tu n'en pouvais plus de voir ta famille s'en vouloir. Tes parents, tes sœurs, Camille. Ils se sentaient tous coupables, tous fautifs. Sauf qu'en vrai, c'était toi, le véritable responsable. TOI. Tu avais détruit tous tes rêves, toutes tes espérances. Retrouver l'usage de tes jambes ? Si c'était le cas, ça relevait du miracle. Mais si tu en étais incapable, tu ne pourrais jamais en vouloir qu'à toi. Et c'était certainement ce qui était le plus difficile à vivre, parce qu'autant, ne pas passer du temps avec une personne autre, c'est physiquement possible. Sauf que tu étais sans arrêt avec toi-même, et le souvenir constant de ce coup de volant que tu avais donné si violemment, pour éviter le camion. Encore une chance que Camille s'en était sortie vivante. Tu aurais été incapable de te pardonner pour ça, déjà que son égratignure te faisait culpabiliser. Pourtant, tu avais du mal à lui montrer. Comme tu avais du mal à montrer à famille que tu ne leur en voulais pas. Tes parents qui s'en voulaient de t'avoir pressé. Jen pour tu ne savais quelle raison, s'en voulait de ce qu'elle t'avait dit avant. Camille de ne pas avoir eu pire ou pareil que toi. Et Joy de ne pas avoir été là. C'était ce qu'ils te faisaient ressentir. Et ça amenait un peu trop pour toi à supporter.
D'ailleurs, tu t'en voulais d'autant plus que tu avais l'impression que c'était de ta faute si Joy étaient revenue vivre avec la famille. Certes, désormais, la Villa des Greenway pouvait en accueillir du monde, et malgré ta malchance, ta famille avait eu de quoi enfin vivre correctement, sans avoir un loyer à payer. La présence de Jen et de Joy, bien que leurs relations puissent être tendues t'étaient d'un réconfort. Et chacune de tes sœurs ne tarissaient pas d'idée pour t'aérer et te vider l'esprit. Même si dehors, à contempler la piscine, ça te suffisait largement. Aujourd'hui, c'était Joy qui avait pris les devant. Toi, tu aurais simplement voulu rester installé sur le canapé, à regarder des films, certainement rejoint par Camille, venue en paix. Et tu aurais certainement trouver un quelque chose pour t'engueuler avec elle. Un mot dans ce qu'elle aurait pu te dire. Ou avec ta mère, d'ailleurs. Mais voilà, tu essayais de prendre sur toi, et de ne pas les décevoir à chaque fois que tu ouvrais la bouche. Plus facile à dire qu'à faire.
Aidée par votre mère et par Camille, qui trouvaient toutes deux que le fait de te trouver seul avec Joy ne pouvait te faire que du bien, ton aînée avait amené tout un tas de choses pour un pic-nic. Elle avait pris la voiture de votre père, un peu plus grande, un pick-up, qu'il avait aménagé pour pouvoir plus facilement mettre ton fauteuil dans le coffre, surtout pour les femmes de la famille. A vrai dire, dans ce fauteuil, tu n'avais pas vraiment le choix. Tu étais assez peu rapide et prisonnier. Donc, tu n'avais pas pu fuir. Peut-être que si tu l'avais pu, tu ne l'aurais pas fait. Pendant tout le voyage, tu n'avais pas dit un seul mot. Tu t'étais tu. En fait, tu te demandais où vous alliez. Mais finalement, ce n'était pas si loin. L'utilité de la voiture n'avait présence qu'à cause de ce fauteuil à roue. Pour ne pas user et fatiguer Joy. Ce que tu comprenais totalement. C'était pour ça que quitte à aller dans cet endroit ressemblant presque à une forêt, s'enfoncer dans les bois de Garden District, ça aurait été la même chose. Et vous auriez été à proximité de la maison. Mais tu décidais de ne pas faire de remarquer. Non, tu restais silencieux. Parce que tu ne voyais pas quoi dire à ta soeur, mis à part que ta vie était minable, que tu passais ta journée devant la télé ou assis dans un fauteuil, sans être capable de bouger. Pourtant, il y en avait des tas de gens dans ta condition. Et eux, ils ne se laissaient pas aller. Non, ils apprenaient à vivre avec. Sauf que toi, toi tu étais trop loin de tout ça, à te plaindre sans cesse sur ton sort, sans plus faire attention à ceux qui t'entouraient. Peut-être était-ce, en cette belle journée ensoleillée, en forêt, avec ta sœur, bien que ce ne soit pas avec toute ta famille,  le meilleur moment pour reprendre le dessus ?
   
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Sujet: Re: [JOYKE] Reprendre son souffle, respirer.    - Lun 8 Mai 2017 - 12:25



 
"Reprendre son souffle, respirer."

Feat Jake Greenway.

Aujourd'hui, la jeune femme s'était réveillée d'assez bonne humeur. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'elle allait passer la journée, ou en tout cas une partie, avec son frère Jake. Depuis tout petit déjà, Joy avait été proche de lui. Lorsqu'il était né, elle n'avait senti aucune jalousie envers ce petit frère dont elle aimait s'occuper, et avec qui elle aimait jouer. Bien sûr, à l'heure d'aujourd'hui tout un tas de choses avait changé. Notamment la condition de son petit frère. Si Jake se sentait coupable du retour de sa sœur à la Nouvelle-Orléans, ce qui était totalement inutile puisqu'avant même l'accident, elle avait parlé à son supérieur londonien qu'elle souhaitait se rapprocher de sa famille, des CV avaient déjà été envoyé d'ailleurs à ce moment-là, donc Jake n'avait pas du tout à se sentir coupable de son retour ; par ailleurs, Joy, elle, se sentait coupable de ne pas avoir été là tout de suite à ses côtés. La jolie brune se sentait coupable d'avoir laissé sa famille toutes ses années un peu derrière elle, vivant sur un autre continent, séparée par un océan. Si elle avait été dans sa ville natale, peut-être que ce fameux soir, ils auraient passé la soirée ensemble au lieu que Jake et Camille se retrouvent dans cette voiture. Mais avec des "si" et des "peut-être", on referait le monde !

Une douche de prise, elle s'habilla rapidement de cette robe qu'elle adorait tant, mit ses chaussures et descendit préparer le pique-nique donc elle avait eu l'idée la veille après avoir regardé la météo. Sa mère avait même descendit leur panier de pique-nique, celui que la famille utilisait il y a bien longtemps, lorsqu'ils partaient tous ensemble en balade. Des paquets de chips, des sandwichs, la veille, en rentrant du boulot, Joy s'était même mise aux fourneaux pour lui préparer ses muffins préférés. Elle alla mettre le panier dans la voiture de son père, puis retourna à l'intérieur afin d'annoncer à Jake qu'ils pouvaient y aller. Il n'avait pas l'air ravi mais tant pis, il devait sortir de cette maison sans quoi, il allait devenir fou ! Et puis, peut-être qu'après quelques minutes à l'air libre, il se détendrait un peu et décoincerait ce visage qui, autrefois, était si rieur.

Pourtant, tout au long du trajet il ne décrocha pas un mot, et Joy, pour une fois, ne savait pas comment attaquer cette conversation. Où était passé le Jake qu'elle adorait ? Qui ne se lassait pas de passer du temps avec ses soeurs ? Qui parlait sans s'en sentir forcé ? Tout en conduisant, la jolie brune inspira profondément et discrètement, essayant d'enlever ce poids qui se formait sur son coeur au fil de ces minutes de silence insoutenables. Malgré tout, Joy poursuivit son idée de départ : l'emmener dans un endroit calme, loin du stress de la ville, loin de ces séances de ré-éducation, loin de tout. C'est souvent qu'elle venait ici lorsqu'elle était seule et qu'il faisait beau. Elle se gara alors, lançant un coup d'oeil à Jake qui ne semblait toujours pas motivé à faire la conversation ; mais, malgré tout, elle sortit de la voiture, sortant par la même occasion le fauteuil de son frère afin de le mettre près de la portière passager après l'avoir ouverte. Heureusement qu'il se débrouillait assez bien tout seul parce que ce n'est pas vraiment Joy et ses super muscles qui allaient pouvoir l'aider !

Une fois installé sur son fauteuil, la jeune femme qui s'était donné quand même un peu de mal pour préparer ce pique-nique, prit le panier et ferma à clé la voiture. "Regarde-moi ce soleil ! C'est pas une super idée qu'elle a eu ta grande soeur que tu aimes à la folie ?", plaisanta-t-elle, un léger sourire au lèvres après avoir vu le soleil passer au travers des feuilles des arbres, tentant de lancer un brin de conversation. Il y avait des tables de pique-nique un peu plus loin,ils n'avaient qu'à suivre ce petit sentier et ils seraient finalement arrivés.

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Sujet: Re: [JOYKE] Reprendre son souffle, respirer.    - Dim 4 Juin 2017 - 22:22

Arrête de penser. Respire.
EXORDIUM.
Avant même de savoir si ça allait ou non te plaire, tu t'étais renfrogné. Tu détestais qu'elles prévoient des plans dans ton dos pour des trucs qui te concernaient directement. Ça ressemblait à un vrai complot à tes yeux. Tu savais que c'était d'une bonne intention, et c'était tout à fait louable. Mais dans ta paranoïa, c'était devenu comme ça : elles faisaient ce qu'elles voulaient, sans te donner ton avis. Bon, avec ta mère, tu avais l'habitude, c'était le rôle d'une maman, notamment dans les premières années, et dès qu'il t'arrive un truc. Mais tu avais plus de mal à l'accepter, alors c'était encore pire quand c'était quelqu'un d'autre. Il te fallait juste te rendre compte que c'était pour toi, pour ne pas que tu t'encroutes dans ce mode de vie replié sur toi-même, à te plaindre de ce qu'il t'arrivait. Oui, tu avais beaucoup perdu. Mais tu étais vivant, non ? C'était le principal. En plus, tu étais entouré de beaucoup de gens qui t'aimaient, il fallait juste que tu arrêtes de te prendre la tête.

De tout le trajet, tu n'avais pas pipé mot. Tu n'avais rien à dire, et n'étais même pas sûr d'avoir envie de dire quelque chose. Et plus encore, il fallait que ce soit quelque chose de positif. Trop compliqué à formuler, tout ça. Joy avait respecté ta position de garder le silence. Tu n'étais plus énervé, au fil de la distance parcourue. Peut-être un peu agacé, mais les paysages avaient absorbé ton esprit. C'était étonnant comme à la Nouvelle-Orléans, on pouvait voir de choses différentes. Et ça t'étonnait toujours autant.

Au bout d'une certaine distance, sans que tu n'aies pour autant fait attention à si vous étiez sortis où non de la ville, ou même de l'endroit où vous vous trouviez, Joy arrêta la voiture, et partit pour sortir ton fauteuil. Aidé de tes mains, tu te redressais. Quelqu'un qui avait l'usage de ses jambes aurait sauté sur l'occasion pour se les "dégourdir". Pour toi, ça restait encore compliqué. Encore aurait-il fallu ne pas avoir l'impression permanente et démultipliée de les avoir engourdies.
Une fois dans ton fauteuil, tu attendais ta sœur, pour finalement bouger. D'un côté, même si tu n'étais pas très motivé, tu saluais son initiative. Et ça avait éveillé ta curiosité. Donc ton intérêt. On était sur la bonne voie. Tu haussais les épaules en l'entendant. Toujours ce petit air complétement détaché du monde, comme si plus rien ne pouvait te faire sentir vivant. Même si dans le fond, ça semblait plus être une manière de te protéger d'avoir des rêves, qui risquaient de tomber violemment à l'eau, comme l'avaient déjà fait presque tous tes projets. Mais quand tu croisais les regard de ta sœur, c'était un sourire qui s'installait sur tes lèvres. C'est vrai qu'il fait super beau. C'était vrai que tu l'aimais ta sœur. Tu aimais ta famille. Juste que déjà qu'à la base, tu n'étais pas doué pour le montrer ou l'exprimer, depuis quelques temps, ça semblait hors de portée de le dire. Merci. Pour m'avoir forcé de sortir. Ca fait du bien. Tu prenais une grande inspiration. C'était totalement différent de l'air de la maison. Moins oppressant.



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Sujet: Re: [JOYKE] Reprendre son souffle, respirer.    - Lun 19 Juin 2017 - 12:04



 
"Reprendre son souffle, respirer."

Feat Jake Greenway.

C'est vrai que la jeune femme n'avait pas demandé l'avis de son frère. Mais, en même temps, Joye savait qu'il aurait refusé son invitation à sortir. En tout cas, c'est ce qu'elle pensait ! Donc non, pour une fois, elle avait décidé à sa place. Et même si dans la voiture, tout avait été silencieux et pesant, elle avait espéré au fond d'elle que, peu à peu, Jake sortirait un peu de sa coquille. L'air frais loin de la ville lui ferait du bien, elle en était certaine !

Une fois arrivé et garé, Joy sortit tant bien que mal le fauteuil roulant du coffre, grâce à sa force défiant tout athlète...! Elle laissa faire Jake, ne pouvant pas vraiment l'aider mise à part tenir le fauteuil afin d'éviter qu'il ne bouge, puis, alla chercher le panier à pique-nique avant de fermer la voiture à clé et commencer à marcher. Sa petite plaisanterie eût l'effet voulu puisque Joy put voir un sourire s'afficher sur les lèvres de son jeune frère. Joy savait qu'étaler ses sentiments n'avaient jamais été son fort, mais elle savait ce qu'il ressentait par rapport à eux, par rapport à sa famille, et c'était le principal. Même elle, malgré son incessant bavardage, exprimer ses sentiments n'étaient pas son fort... Mais pourtant, elle aimait sa famille, elle aimait ses parents, son frère, sa soeur, même si avec cette dernière cela semblait pas mal compliqué. Peut-être que ça aussi ça s'arrangerait un jour !

"Merci. Pour m'avoir forcé de sortir. Ça fait du bien. ", lui dit-il, faisant apparaître un nouveau sourire sur les lèvres de Joy. Il ne lui en voulait pas d'avoir tout décidé pour aujourd'hui, tant mieux. Elle même détestait qu'on décide à sa place, elle avait toujours était une femme qui prenait ses propres décisions, de toute façon, la jeune femme n'est pas du genre à foncer tête baissée, elle préfère toujours réfléchir aux conséquences avant d'agir. Du coup, Joy aurait pu facilement comprendre que Jake ait pu lui en vouloir de l'avoir presque kidnapper pour un pique-nique. "Tu n'as pas à me remercier. Ça fait parti du job de grande soeur je pense. De...motiver les troupes.", plaisanta-t-elle encore une fois, marchant aux côtés de Jake jusqu'à la première table visible.

Une fois arrivé à bon port, elle posa le panier sur la table avant de soupirer légèrement de bien-être. Joy aimait l'ambiance vivante de la Nouvelle-Orléans, mais un peu de calme et de tranquillité ne fait de mal à personne parfois ! "Et puis... j'ai l'impression que ça fait une éternité qu'on s'est pas retrouvé juste tous les deux entre frère et soeur.", elle rajouta en haussant légèrement les épaules. Ça ne sonnait pas comme une remarque négative ou bien une sorte d'accusation, c'était un simple constat. Surtout qu'il n'y avait pas d'accusation à donner puisque ce n'était ni la faute de Jake ni la sienne, c'était simplement les aléas de la vie !

Joy avait vraiment tout prévu, déformation professionnelle peut-être... Elle déplia une nappe sur la table afin que ce soit plus agréable pour déjeuner et sortit tout un tas de choses de ce panier. La jeune femme lança un regard à Jake, constatant que l'air frais lui faisait du bien, tant mieux, il en avait besoin ! Elle mit son portable en silencieux afin de ne pas être dérangée, voulant simplement passer un bon moment avec Jake, et le remit dans son sac. "Est-ce qu'un apéritif vous plairez Mr Greenway ?", demanda-t-elle à son frère avec un ton suffisant, même si des étincelles de taquineries brillaient dans ses yeux ! Tout en lui dévoilant une bouteille de vin blanc fraîche. Certes, elle n'avait pas pu emmener tout le bar de ses parents, et puis trop d'alcool n'était pas vraiment conseillé ni pour lui puisqu'il avait peut-être des médicaments, ni pour elle car elle conduisait, mais un verre ou deux de vin blanc bien frais serait sans doute apprécié !
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Sujet: Re: [JOYKE] Reprendre son souffle, respirer.    - Jeu 3 Aoû 2017 - 15:50

Arrête de penser. Respire.
EXORDIUM.
Tu n'avais pas à dire : tu étais chanceux avec chacune de tes deux sœurs. Chacune à leur façon t'apportait ce que tu n'osais pas demander ou attendre. Elles étaient là, même quand tu étais totalement détestable, quand tu méritais la moindre paire de claque. Comme là, en fait. En ce moment, tu étais le roi dans le domaine du plus con, du plus détestable, du plus renfermé. Bref, beaucoup de gens te caractériseraient, certainement à juste te titre, de personne infréquentable. Mais ta famille restait là. Surtout tes sœurs, qui semblaient ne pas apporter d'importance à ton caractère exécrable, ou plutôt, qui devaient faire un énorme effort sur elles-mêmes pour ne pas s'en offusquer, comme le faisaient tes parents, ou même parfois ta petite-amie, qui ne comprenait pas ce à quoi elle devait s'attendre. Tu leur faisait du mal, mais elles étaient toutes les deux maîtresses dans l'art de ne pas t'en vouloir une seule seconde. Et rien que pour ça, tu avais vraiment beaucoup plus de chance que ce que tu pouvais bien mériter.

Mais en contre partie, tu devais simplement accepter une chose : tu n'avais pas le choix de leur dire non. Alors toi, tu te permettais de tirer une sale gueule, de lancer des regards noirs. Franchement, ça m'étonnait presque de voir que ta sœur ne t'avait pas laissé sur le bas côté de la route, pour avoir tiré la tronche tout du long du trajet, sans piper mot. Puis, finalement, vous étiez arrivés, et une fois sorti, sur ton fauteuil, à l'air pur, c'était un petit peu comme si la nature te forçait à l'éveil : elle t'invitait à laisser la mauvaise humeur, les idées noires de côté, pour profiter. Il faisait beau, et certes, même si tu ne pouvais que te rappeler des jeux débiles avec Joy et Jen, à courir dans l'herbe, ça avait étrangement un côté consolateur. Oui, ces souvenirs existaient, et existeraient toujours. Mais surtout, oui, il y avait une vie derrière les quatre murs et les quatre arbres qui encerclaient la villa de la famille.

Tu étais plein de gratitude envers ta soeur qui t'avait fait te bouger un peu. D'ailleurs, pour la première fois depuis longtemps, tu l'avais exprimée cette gratitude. Ce qui n'avait pas été facile, puisque pendant quelques secondes, qui t'avaient semblé être des minutes pleines et longues, tu avais comme senti que les mots restaient coincés dans ta gorge. Et quand ils étaient sortis, enfin, c'était une vraie libération.
Tu faisais rouler ton fauteuil, non sans quelques difficultés, mais ça te musclait, au moins tu faisais du sport, jusqu'à ce que Joy s'arrête. C''était vers une petite table en bois, posée par la ville, très certainement, pour pouvoir permettre aux gens de pique-niquer et de passer la journée, là, tranquille, à profiter dans des beaux jours comme cela. Quand elle te disait que c'était son job de grande sœur de te bouger, et de te motiver, bien que tu n'en aies pas vraiment l'envie, Joy te fit sourire. Ça n'a pas l'air d'être un job de tout repos, dis-moi, "grande sœur".. Dis-moi où tu l'as trouvé, que j'aille pas postuler pour le même... A ce moment précis, tu avais l'impression que les choses étaient comme avant. Sans pression, sans embrouille, juste avec Joy qui était rentrée, mais surtout, sans fauteuil roulant.

Une fois arrivés à la petite table, destination choisie par Joy, tu t'arrêtais, et elle posait le panier sur la table. Chouette, vous alliez manger. Là, c'était comme si tu venais de dépenser toutes tes forces, et même si c'était pour manger des chips, tu étais prêt à tout. Bien que tu n'ignorais pas que vu que ta mère, Camille ET Joy s'y étaient mises, tu risquais de manger mieux qu'un paquet de chips. Ton aînée te confiait qu'il lui semblait que ça faisait presque une éternité que vous n'aviez plus passé de temps ensemble, tous les deux, comme avant, quand vous étiez enfants. Ou que tu allais la voir pendant qu'elle vivait loin de votre Nouvelle-Orléans natale. C'est vrai que ça fait un bail. C'est chouette en tout cas qu'on finisse par faire ça.. Oui, et même si tu étais constamment assis, ce qui n'allait pas vraiment t'aider pour t'entraîner au football ! Bref, trêve de plaisanterie...

Pendant que ta sœur installait ce qu'elle avait prévu, tu la laissais un peu faire pour essayer de passer de ton fauteuil, immobilisé grâce aux freins, au siège en bois installé avec la table. Dur labeur, mais tu finissais par y arriver, bougeant tes jambes avec tes mains, qui avaient encore les espèces de mitaines pour ne pas te bruler les doigts quand tu avançais. D'ailleurs, ces mitaines étaient sales, et tu les enlevais, avant de chercher dans la pochette se trouvant au dos de ton fauteuil le gel antibactérien, histoire d'être en mesure d'aider ta sœur et de manger proprement. Elle lui proposa un apéritif. Oh oui, avec plaisir Miss Greenway ! Il la regarda sortir de son panier qui semblait avoir subi un sortilège d'expansion tant il y avait de choses dedans alors qu'il n'était pas si gros, et il fit mine d'arrondir les yeux. T'as vraiment prévu toutes les éventualités, on risque pas de mourir de faim, frangine ! dit-il avant d'éclater de rire. Joy était irrécupérable, elle prévoyait toujours tout, dans les moindres détails. Ce qui amusait passablement son frère !

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Sujet: Re: [JOYKE] Reprendre son souffle, respirer.    - Sam 12 Aoû 2017 - 13:21



 
"Reprendre son souffle, respirer."

Feat Jake Greenway.

Même si Joy n'avait pas toujours été présente physiquement auprès des siens, dès qu'ils avaient eu besoin de parler, sa famille pouvait toujours l'appeler, elle avait toujours été disponible pour eux. Bien que Jen ne l'ait pas fais souvent, voire jamais en fait. Mais Jake, ça n'avait pas été rare qu'ils s'appellent régulièrement pour prendre des nouvelles l'un de l'autre. Que ça ait été durant ses études à Stanford, son stage à San Francisco, ou encore comme lorsqu'elle travaillait à Londres. Elle avait toujours fais en sorte de pouvoir discuter avec tous le monde, même si elle était débordée par le travail. Bien sûr, ça avait été plus compliqué avec le décalage horaire quand elle vivait en Europe, mais ils s'en étaient plutôt bien sorti ! Mais, même si la jeune femme avait adoré vivre à Londres durant ces deux années, elle avait aussi eu besoin de rentrer vivre chez elle, près de sa famille car celle-ci lui manquait terriblement. Elle en avait parlé à son supérieur. L'événement qui accéléra son retour à la Nouvelle-Orléans fut l'accident de son petit frère. En apprenant cela, Joy se sentit coupable de ne pas avoir pu être là dans la minute lorsque sa mère, en pleurs, lui avait annoncé cette terrible nouvelle. Cela avait été en plusieurs étapes. Le premier coup de téléphone fut sa mère en pleurs, lui annonçant que Jake avait eu un accident de voiture, qu'il était au bloc et que ça semblait assez grave. A ce moment-là, Joy avait appelé son emploi pour expliqué tout ça à son patron, qu'elle devait démissionné plus tôt que prévu et rentrer rapidement aux États-Unis. Tout en expliquant ça à son patron, elle avait réservé des billets d'avion, et préparé ses valises. Le deuxième appel fut pour lui annoncer que Jake ne pourrait plus marchait. Elle s'était assise à cette nouvelle, sa voix avait semblé s'éteindre, écoutant sa mère lui expliquait les raisons de cette paralysie sans que sa fille ne l'écoute réellement. Elle, elle revoyait Jake lui courir après lorsqu'ils étaient enfants, ou bien elle le voyait courir sur le terrain pour ses entraînements ou bien ses matchs. Tout ça, il ne pourrait plus le revivre. Les seuls mots qu'elle avait prononcé à sa mère ce soir-là, c'était l'heure à laquelle elle atterrissait à la Nouvelle-Orléans, et lui disait au revoir et courage. Le retour n'avait pas été facile, comme les jours suivants d'ailleurs. La culpabilité la rongeait. Que ce serait-il passé si elle avait été là, à la Nouvelle-Orléans. peut-être qu'ils n'auraient pas pris la voiture. Mais avec des "si", le monde serait merveilleux et sans ennuis.

Jake n'avait pas à la remercier, c'était son rôle de "grande soeur" que de lui changer les idées quand il n'avait pas le courage de le faire seul. Et puis, Joy avait réellement eu envie de passer un moment avec lui, seul à seul, loin de cette maison dans laquelle il restait comme enfermé, prisonnier. Elle était persuadée que l'air frais, en dehors de leur ville natale, lui ferait le plus grand bien. Et, ça semblait marcher puisqu'il se détendait à vue d'oeil ! Allant même jusqu'à faire des blagues ! "Ça n'a pas l'air d'être un job de tout repos, dis-moi, "grande sœur".. Dis-moi où tu l'as trouvé, que j'aille pas postuler pour le même... ", Joy ne put s'empêcher de rire légèrement. C'est vrai que ce n'était pas un job de tout repos. Entre Jake qui était devenue renfermé et grincheux (même s'il était pas mal différent aujourd'hui), et Jen qui, en plus d'en faire qu'à sa tête, ne faisait que lui envoyer des piques, oui, ce job de grande soeur n'était pas le plus simple au monde. Mais elle ne s'en séparerait pas, elle les aimait bien trop tous les deux pour ne plus être leur soeur. Et puis de toute façon, la question ne se posait pas vraiment en fait puisqu'ils étaient là, qu'elle le veuille ou non. "Et bien non, c'est pas simple comme boulot, mais personnellement, j'adore. Et c'est le genre de boulot qui te tombe dessus sans que t'es rien demandé en fait.", rajouta-t-elle en faisant une petite grimace, comme si ça l'embêtait d'avoir vu ces deux anciens bambins débarquer dans sa vie soudainement. Mais ce n'était pas du tout vrai, elle les adorait et pouvait faire n'importe quoi pour eux.

Alors qu'ils étaient arrivés à destination vers une table de pique-nique, Joy laissa Jake se mettre sur un des bancs de la table, pendant que cette dernière mettait une nappe et commençait à sortir tout ce que leur mère, Camille et elle-même avait préparé. Et il y en avait. C'est vrai que ça faisait un moment qu'il ne s'était pas retrouvé tous les deux, la jolie brune ne put que hocher la tête aux dires de Jake, alors qu'un petit sourire s'installer sur ses lèvres car son petit frère venait de lui dire qu'il trouvait ça chouette qu'ils se retrouvent là tous les deux. Tant mieux, car elle avait eu peur qu'il fasse la tête pendant un long moment d'avoir été comme kidnappé par sa grande soeur. Voilà une chose qui lui réchauffait le coeur. Elle était heureuse de voir que, finalement, et même s'il n'avait pas parlé de tout le trajet, il semblait réellement content d'être ici avec elle, loin de la maison. Même si, c'est vrai, il en avait un peu pâti sur ce chemin légèrement caillouteux.

Alors qu'il venait d'accepter un verre d'alcool, Joy lui adressa un sourire et sortit un gobelet en plastique épais, pas un de ces jetables qu'elle n'aimait pas vraiment, s'envolant à la moindre brise. La jeune femme mit du vin blanc dans le verre de Jake, le lui posant face à lui alors qu'il se lavait les mains, et en mit aussi dans son propre verre avant de s'asseoir face à Jake. "T'as vraiment prévu toutes les éventualités, on risque pas de mourir de faim, frangine ! ", Joy rit légèrement à cette remarque. C'était vrai, elles en avaient peut-être trop fais. Mais, en même temps, ils auraient le choix ! "C'est parce que t'es un vrai ventre sur patte Jake.", plaisanta-t-elle gentiment avant de lever son verre dans la direction de son petit frère "A toi petit-frère, pour être la personne la plus forte que je connaisse.", lui avoua-t-elle, portant un toast à lui. Elle aimerait tellement que tout s'arrange pour lui, mais, ça relevait sans doute du miracle malheureusement.

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Sujet: Re: [JOYKE] Reprendre son souffle, respirer.    - Mer 23 Aoû 2017 - 13:29

Arrête de penser. Respire.
EXORDIUM.
On dit qu'il y a plusieurs phases de deuil. En plus de deux ans depuis ton accident, tu étais passé par toutes. Le choc, quand on t'avait annoncé la perte de tes jambes. Tu étais totalement sidéré, ça te semblait tellement surréaliste. Puis en quelques jours, tu en étais au déni. Non, tout ça ne s'était pas passé, on te faisait une mauvaise blague, c'était seule chose qui semblait vraie dans ton esprit. Tu avais refusé pendant des mois entiers cet accident et ses conséquences. Au point de ne pas vouloir utiliser le fauteuil roulant, et de rester dans ton lit, pour justifier de ne pas pouvoir marcher. Puis, la colère et le marchandage ont laissé place, quand finalement, tu t'es rendu compte que tu ne pouvais plus nier ce qui t'étaiit arrivé. C'était de la faute du monde entier, et le monde entier était devenu ton ennemi. Tes parents, tes soeurs, Camille. Tout le monde. Si bien que tu t'étais renfermé sur toi-même. Cette phase, tu avais beau être passé par la tristesse puis la résignation, elle était toujours en toi. Tu n'avais pas quitté la colère qui saignait ton cœur. Tu savais que tes parents ne souhaitaient qu'une seule chose : que tu acceptes ce qu'il t'était arrivé, ce que tu devais apprendre à vivre avec. Ce n'était que comme ça que tu pourrais apprendre à vivre à nouveau. Mais quand ils te regardaient comme un chien en faïence, c'était juste impossible. Tu avais envie d'une seule chose : leur hurler ta colère à la figure.

C'était différent en présence de tes soeurs. Et encore plus différent en présence de Camille. Elle, tu savais ce que tu lui avais fait subir, et tu t'en voulais. Mais tu avais encore de la colère de sa façon de te voir en victime. Quant à Jen et Joy, elles se sentaient toutes les deux coupables, pour quelque chose que tu ne comprenais pas. Tu ne voyais que le fait qu'elles te regardaient avec cet air pincé, surtout Jen, sans comprendre ce qu'il se passait dans son esprit. Mais toi, est-ce que tu leur laissais le loisir de te comprendre ? C'était un peu donnant donnant, cette situation. Mais toi, tu ne donnais plus rien, et en retour, tu attendais. Un signe, quelque chose pour te redonner cette lueur d'espoir, et ne pas te retrouver sans plus rien à croire. Tu pensais que tu avais tout fait pour t'assurer de retrouver tes jambes. Mais elles étaient perdues. Sauf en présence de Jen ou de Joy, tu avais presque l'impression que ce n'était pas grave; Elles te regardaient de plus en plus comme n'importe quelle autre personne de ce monde. Pas comme un handicapé ou comme tu ne savais quoi. Elles ne semblaient plus regarder ce que tu avais perdu, mais qui tu étais. Ou du moins, c'était l'impression qu'elles donnaient en ta présence. Joy, surtout, Jen était encore trop jeune dans sa tête pour voir les choses de cette façon. Elle ne s'en rendait pas compte, mais à sa façon, Joy t'aidait plus que tout médecin ou tout kiné que Joan aurait pu t'amener pour une consultation. Et bien que tu t'étais résigné à sortir, et à la voir, à simplement passer du temps à te changer les idées, au final, tu étais plein d'une gratitude que tu n'avais pas ressentie depuis trop longtemps.

Au moins, une chose qu'on en pouvait pas t'enlever, c'était que tu te rendais compte de tous les efforts faits par Joy pour t'aider, et pas dans le sens t'aider dans ton handicap, mais t'aider pour aller mieux, psychologiquement parlant. C'était une aide que tu n'aurais jamais ne serait-ce que osé espérer. Et sans rien demander, la voilà qui accourrait avec son panier de pic-nic, et te kidnappait dans sa voiture pour une petite promenade de santé. Ou presque.
Tu te sentais tellement bien, à ce moment très précis, que tu avais même tenté l'humour. Evidemment, après tant de temps sans pratique, tu étais un petit peu rouillé, mais c'était déjà ça. C'était le signe d'un rétablissement psychologique proche. Plus qu'un pas, et tout irait mieux. Oh, je vois.. ça ressemble plus à une corvée qu'autre chose ! Tu lançais un grand sourire à ton aînée. Elle n'avait pas dit ça, et tu étais quasiment certain qu'elle ne l'avait pas non plus pensé. Mais c'était une petite manière de la taquiner, qui t'était restée. Tu avais pris une petite poignée de chips, et les mangeais une à une, guettant une réaction de ta soeur, un peu comme au cinéma. C'était plutôt amusant à tes yeux, ce genre de choses. Et tu avais l'impression d'être retombé des années auparavant, avant que Joy ne doive partir pour ses études, quand vous passiez votre temps à vous chercher, à vous "disputer" et à rendre vos parents dingues pendant les picnics familiaux.
Cela dit, tu avais beau l'avoir taquinée pour tout ce qu'elle avait pris, tu étais bien content qu'il y ait tout cela, car comme ça, tu n'avais rien d'autre à faire que de grignoter tes chips comme on grignote du pop-corn au cinéma. Et d'ailleurs, en te voyant manger, elle te caractérisait d'estomac sur patte.. Que tu étais sous bien des aspects, mais fort moins que quand tu pratiquais une activité physique intensive, désormais rendue impossible par ton fauteuil. Cela dit, tu ne relevais pas cet élément, pas besoin de pourrir l'ambiance. Oh, c'est presque de famille, ça. Sauf que moi, je suis un homme, donc forcément, je mange plus. C'est comme ça, c'est dans ma constitution. En vérité, Jen et Joy mangeaient autant que toi. Mais ça, c'était quand vous étiez enfants. Désormais, tu ne faisais plus attention à ce que Jen mangeait, et tu ne savais plus trop ce qu'il en était pour Joy. Depuis qu'elle était revenue à la maison, tu passais ton temps à manger dans ton lit, dans votre chambre avec Camille, l'ancienne chambre de vos parents, au rez-de chaussée, ou à faire exprès de sortir de ta grotte quand ils ne mangeaient plus, pour te nourrir. Tu n'étais pas un exemple dans les relations humaines ces derniers temps. Et tu montrais ta faiblesse, sous bien des façons. Ce qui te serrait le coeur, d'ailleurs, quand Joy te portait un toast. Tu fis une légère grimace, en levant ton verre. Disons plutôt à toi. Qui supporte ton frère, qui vraiment, est un parfait crétin, mais qui doit aussi supporter tout le reste de la famille, et qui continue à sourire. Et là, tu étais franc. Tu lui lançais un clin d'oeil avant de goûter au vin blanc. Mais qu'est-ce qu'il est bon, ce vin ! Tu l'as acheté où ? Tout en disant ça, tu regardais la bouteille et les inscriptions. Ca ne payait pas de mine, mais c'était vraiment une bonne bouteille.

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Sujet: Re: [JOYKE] Reprendre son souffle, respirer.    - Dim 10 Sep 2017 - 21:51



 
"Reprendre son souffle, respirer."

Feat Jake Greenway.

Les premiers temps où Joy était revenue à la Nouvelle-Orléans n'avait pas été des plus simples. Déjà, elle avait dû faire face à l'accident de Jake, ainsi qu'à son handicap. Mais ça n'avait pas été les seules choses. Suite à ça, Jake s'était renfermé sur lui-même, devenant froid et distant. Cette atmosphère avait beaucoup pesé sur le morale de la jeune femme, même si elle ne lui en voulait pas le moins du monde de réagir ainsi, avec autant de colère. Mais ça n'empêche que ça n'avait pas été facile pour elle non plus, tout comme pour le reste de la famille. Heureusement, son travail lui avait permis de s'échapper en quelques sortes. Pas qu'elle n'aime pas vivre avec sa famille, mais elle n'aimait pas les voir si malheureux. Cela lui était insupportable. Surtout les premiers temps où elle voyait leur mère pleurait, et, étant sensible elle-même, cette situation n'arrangeant rien, ce n'était pas rare qu'elle pleure elle aussi. Non, cette période n'avait pas été simple pour aucun des membres de la famille Greenway, chacun à leur façon. Aujourd'hui, la situation bien que complexe, s'était arrangée.

En réalité, à cette période, Joy a elle aussi commencé à se renfermer un peu, même si ce n'est rien comparé à Jake. Mais elle a arrêté de parler de ses soucis qu'elle pouvait rencontrer au travail, ou bien en amour, ou tout autre chose, se disant qu'il y avait pire dans la vie, et qu'elle n'était pas à plaindre. C'est en partie pour cette raison que Joy ne parle que très rarement de ses problèmes, ou bien de ses doutes. A part peut-être à Kara. Et encore. Il y a certains sujets qu'elle n'aborde jamais, notamment le fait qu'elle se sente coupable de l'accident de Jake car elle n'était pas là, elle n'était pas à la Nouvelle-Orléans à ce moment-là. Allez savoir ce qu'il se serait passé sinon ? Tout serait peut-être totalement différent.

Joy avait fais son maximum pour voir Jake comme le petit frère qu'elle avait toujours eu, et non comme son petit frère qui avait eu un accident qui l'avait paralysé. Même si ça n'avait pas été si simple au début. Mais, de manière assez naturelle, elle s'était dis que ça devait déjà être assez pénible pour lui, que ça ne servait à rien d'en rajouter. C'est à cet instant qu'elle s'était dis qu'il restait son frère, qu'elle l'aimait toujours autant et qu'elle serait prête à faire n'importe quoi pour le rendre heureux. Bien sûr, ça n'avait pas été facile face à cette tête de cochon que pouvait être Jake, mais elle n'avait jamais abandonné.

"Oh, c'est presque de famille, ça. Sauf que moi, je suis un homme, donc forcément, je mange plus. C'est comme ça, c'est dans ma constitution. ", c'est vrai que Jake avait tendance à manger plus qu'elle. En tout cas, lorsqu'elle avait eu l'occasion de le voir manger. Ils ne prenaient plus leur repas tous ensemble comme ils avaient pu le faire auparavant, en famille. Mais elle ne doutait pas du fait qu'il était toujours un ventre sur pattes. Quand à elle, et bien que les trois Greenway avaient toujours bien mangé étant plus jeunes, Joy s'était "assagi". Certes, elle ne disait jamais non à un bon repas, mais elle mangeait toujours des quantités normales. Par contre, sa gourmandise était belle et bien toujours là. Comme cette barbe-à-papa mangée l'autre jour avec Wyatt, les gâteaux et biscuits qu'elles pouvaient grignoter devant la télévision ou bien à son bureau, les bonbons, dont les fraises Tagada dont elle raffolait. Alors que Jake leva son verre à son tour, Joy l'écouta avec un sourire attendri. Non, elle ne pleurerais pas, même si elle était de nature très émotive. Malgré tout, elle ne put s'empêcher de se lever et d'aller serrer son frère dans ses bras. "Tu n'es pas un crétin, et je te supporterais quoi qu'il arrive et sans effort.". C'était son petit frère, ils avaient le même sang qui coulait dans leurs veines et rien ne changerait ça. Après quelques secondes à se serrer dans les bras l'un de l'autre, la jeune femme retourna à sa place et but un peu de son verre de vin. "Mais qu'est-ce qu'il est bon, ce vin ! Tu l'as acheté où ? ", à cette question, la jeune femme lâcha un léger rire. Pourquoi ? Elle allait s'expliquer. "Pour tout te dire, je l'ai piqué dans la cave d'un des restaurants de l'hôtel.", c'est-à-dire une bouteille avec une certaine valeur. Mais en réalité, elle ne l'avait pas vraiment piqué. C'était le chef qu'elle connaissait bien qui ne pouvait pas servir ce vin car l'étiquette n'était pas en très bon état et que, du coup, ne satisferait sans doute pas les clients riches et bien trop sophistiqués pour une bouteille comme celle-ci. Pourtant, l'étiquette on s'en fichait, c'était le vin à l'intérieur de la bouteille qui comptait. "Donc, apprécie-le !", la jeune femme rajouta pour rire.

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Sujet: Re: [JOYKE] Reprendre son souffle, respirer.    - Ven 6 Oct 2017 - 21:57

Arrête de penser. Respire.
EXORDIUM.
Malgré tout, depuis quelque temps, tu semblais aller mieux dans ta vie, dans ton histoire. Loin de ce qu'on peut appeler être heureux, mais les gens commençaient à voir une amélioration. Certainement une transition d'une phase à une autre ? Mais tu semblais parfois plus ouvert à vivre les petits moments de la vie. Bien que ça ne venait pas encore naturellement, et que, comme ce jour-là, d'ailleurs, ça passait par ce petit moment à faire la tête, à ne rien dire, et serrer les dents, en espérant que ce ne soit pas le pire scénario qui n'arrive. Mais le pire était passé pour le moment, et il était temps pour toi de commencer à vivre à ce qu'il pouvait y avoir de bon. Même si ça signifiait ce qu'il y avait de bon dans la vie, en étant en fauteuil roulant. Tu avais eu une chance incroyable d'être encore en vie, de ne pas avoir tué la femme que tu aimais, bien que pour la blessure au front qu'elle avait gardée quelques jours, et le petit trait blanc, la cicatrice qui se voyait à peine sur son visage, tu te sentais coupable. D'ailleurs, tu avais l'impression qu'on ne voyait que ça. Le rappel de ton erreur quand tu te trouvais face au visage de celle que tu aimais. L'aimer oui, mais par contre, ça, une chose était sûre, tu ne savais plus l'aimer bien. Et pour ta famille, il en était de même, bien que eux, ils avaient eu l'habitude toute ta vie de ton mauvais caractère. Et qu'ils n'avaient pas le choix de t'aimer comme tu étais, c'était inscrit dans leurs gènes. Et alors ? Et si avec elle aussi, c'était inscrit dans vos gènes ? Quoi qu'il en était, ils avaient tous beaucoup de courage de te supporter dans tes moments de sautes d'humeur.

Force était de constater les efforts faits par les autres. Alors, cette fois-ci, c'était ton tour. Et tu étais presque surpris de voir ô combien c'était simple, en fait, quand on y réfléchissait. Tu n'avais pas besoin de surjouer quoi que ce ne soit. Ni même de jouer. Juste d'essayer de positiver, c'était le seul effort qui pouvait s'avérer difficile à fournir. Et encore, en présence de ceux que tu aimais, ça semblait presque aussi simple que Bonjour. Ou plutôt, qu'un bonjour dit sans négativité, quitte à ne pas avoir de la positivité.
Le repas concocté par les femmes de ta vie était juste incroyable. Et quand Joy te portait un toast, tu n'avais pas hésité à faire remarquer qu'elle portait un toast à un crétin. Alors que c'était plus elle qui le méritait. Et sa réponse te fit largement sourire, comme fier d'avoir réussi à lui faire dire ce que tu voulais. Justement, pour ça. Pour me supporter quoi qu'il arrivent. Le repas se déroulait plutôt bien, et puis tout était très bon. Même ce vin. Surtout, ce vin. Tu n'étais plus sous médicament depuis quelques temps, alors tu profitais pour les bonnes choses. Tu éclatais de rire à la révélation de Joy. Une vraie voyelle, ta soeur. Ah ouais, t'es quelqu'un comme ça, toi ?! T'as bien fait, il est vraiment super. dit-tu avec un regard entendu appuyé à ta soeur. Tu hochas la tête, en promettant de l'apprécier. Oui, chaque goutte de ce nectar, tu l'apprécierais. Quitte à passer pour un alcoolique anonyme, mais pas tant anonyme que ça, quoi. Tu prenais un peu de pain, et le grignotait, en te mettant à regarder ta soeur comme s'il s'agissait d'un film super intéressant. Alors, quoi de neuf chez Joy Greenway ? Bien sûr, tu espérais avoir tous les détails croustillants, en espérant qu'elle aurait de quoi te changer les idées, pour une fois qu'il n'était pas que question de la relation entre ton fauteuil et toi.


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