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 Lacey + There's just too much the time could not erase
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Sujet: Lacey + There's just too much the time could not erase     - Dim 11 Mar - 14:18
LACEY & PIYA

 
So much the time could not erase

La vie lui échappait. Mais c'était pas nouveau. Depuis qu'elle avait seize ans, c'était comme ça. Elle avait eu de quoi apprendre à vivre avec ce sentiment de n'avoir aucun contrôle sur rien, pas même sur elle même. Et ce n'étaient pas ces derniers temps qui allaient la mener à penser autrement. A croire que non, elle avait toujours les cartes, ou au moins une partie, même infime, en main. Mais même si les évènements dépassaient Piya, notamment les relations avec sa fille aînée, qui venait vivre chez elle pour un temps en étant tout comme sa cadette, persuadée de venir vivre chez sa tête, elle se devait pour ses deux filles de tenir bon.
Ce qui n'était pas simple au quotidien. Heureusement, elle n'était pas seule. Elle avait des gens, des adultes, à qui elle pouvait se confier. Des gens qui comprenaient et à qui elle n'avait pas à cacher ses mensonges. Des personnes qui pouvaient l'aider sans se trouver dans des situations qui les faisaient souffrir. Face au mensonge qu'elle tenait à sa fille et sa "nièce" qui était en vérité sa fille, elle savait que la vérité risquait de les détruire. Et c'était encore plus difficile à gérer.

Autant se l'avouer, la journée avait été longue. Très longue, même, pour Piya qui pourtant, n'avait pas travaillé beaucoup d'heures. Elle avait vraiment l'impression que les heures étaient des journées. Typique de sa dépression, lui dirait sa psy, qu'elle venait de quitter, après une bonne heure de consultation. Pourtant, Piya avait l'impression d'aimer sa vie, et que malgré tout cela, ce qu'elle avait dans sa vie la rendait heureuse. Encore plus depuis que Gaya était là. Mais le mensonge la consumait de l'intérieur comme un feu permanent que rien ne pourrait éteindre sauf la vérité. La terroriste vérité qui allait s'avérer plus meurtrière qu'une bombe. Une bombe qui détruirait cœurs et âmes. Et c'était de gâcher une fois de plus les vies de ses filles qui la rongeait de culpabilité. Presque plus que d'avoir vu un de ses enfants lui être arraché.
La psy lui avait conseillée de se rendre près d'une aide juridique et de se rapprocher d'un groupe de parole pour les parents séparés de leurs enfants. Mais quand elle y pensait, sa situation était tellement différente. Elle était responsable de tout ça. Et c'était la culpabilité qui assombrissait toute perspective de bonheur dans sa vie. Piya se sentait tellement vide, inutile, presque comme une criminelle. Oui, voilà, c'était comme ça qu'elle se sentait.

A la fin de sa séance, elle avait traversé la rue pour se rendre au parking où elle avait laissé sa voiture. Et sur le chemin, elle s'était arrêté au centre commercial. Peut-être que ça allait l'aider à ne plus penser. Parce que lorsque ça lui arrivait, de ne pas penser, c'était comme si elle pouvait se regarder dans un miroir, comme si elle n'avait pas l'impression que toute personne croisant son regard la jugeait, comme si elle savait ce qu'elle avait fait, et qu'elle dégoutait celui ou celle qui se trouvait face à elle. Elle avait l'impression de vivre, quand elle ne pensait pas. Qu'elle n'avait pas besoin de faire semblant que tout était bien, comme elle le faisait au quotidien avec sa famille, avec Xallya et Gaya, avec les gens qui ne la savaient pas malades. Mais que tout était comme l'image qu'elle s'efforçait à renvoyer à tous et chacun. Et parfois, ça marchait bien, de ne pas penser. Comme cette fois-ci. En regardant les vitrines des différents magasins présents dans la galerie, à s'imaginer une autre vie, à s'évader sans même savoir où, ça fonctionnait. Si bien qu'elle en avait presque oublié le monde, de faire attention à ce qu'il passait. Si quelqu'un venait à lui parler, elle ne réaliserait peut-être même pas. Mais le retour à la vie réelle pouvait s'avérer violent et difficile.
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Sujet: Re: Lacey + There's just too much the time could not erase     - Dim 18 Mar - 9:17
Je n’étais pas suicidaire, j‘aimais la vie. Du moins, c’est ce que je croyais. J’étais heureuse, j’avais une famille aimante et même si ma sœur avait eu du mal à m’accepter, je restais sa sœur quoiqu’elle en dise. J’avais des amis. Peu, c’est vrai, mais ‘en avais. J’avais été une bonne élève, et même si certains de mes camarades de classe ne m’appréciaient pas ; on est tous le con de quelqu’un ; je me sentais bien dans ma peau. J’étais timide, mais qui ne l’est pas à l’adolescence ? Et j’avais un petit ami. Je me doutais à l’époque, qu’Andrew n’était pas l’homme de ma vie, mais qu’il s’intéresse à moi, ça me donnait des ailes. La vie était belle, je me sentais pousser des ailes et j’étais heureuse, parce que je me sentais désirée. Mais ça n’avait pas duré. Quand il avait eu ce qu’il voulait, il m’avait largué comme paire de chaussettes puantes. La douche froide. Je l’avais mal vécu, mais, comme me l’avait dit ma mère, ce n’est qu’un chagrin d’amour, il ne dura pas toujours. Elle avait ajouté que j’allais sans doute avoir à embrasser bien des crapauds avant de trouver le bon. Elle avait raison, bien évidemment, mais à l’époque, je croyais que ma vie était finie. Finie avant même d’avoir commencé. Un drame. Et puis, un matin, alors que je commençais à me sentir mieux, tout a basculé. Les gens arrêtaient de parler dès que je passais près d’eux, et n’étant pas née de la dernière pluie, j’ai tout de suite compris que c’était de moi qu’ils parlaient. Pourquoi ? Sur le moment, je ne l’ai pas su. C’est ma meilleure amie de l’époque, Lucy, qui m’en à parler à la pause. En fait, elle m’a plutôt montré une vidéo. Une vidéo, de moi, à poil, avec lui. Inutile de préciser ce qui se passait sur cette vidéo, vous l’avez sans doute déjà compris. Andrew avait osé enregistrer nos ébats et les avaient postés sur internet. C’était bien pire qu’une humiliation. Je n’ai d’ailleurs jamais trouvé les mots pour en parler. Jamais. A côté, la rupture, le chagrin qui avait suivi, c’était un conte de fée. Là, je faisais l’objet de moqueries et j’en passe. Des graffitis grossiers étaient peints sur les murs des toilettes, mais aussi sur mon casier. Quand ce n’était pas des insultes dans les couloirs. Et je n’avais jamais été suicidaire, avant de vivre un enfer. Trois semaines après la diffusion de cette horrible vidéo, j’ai voulu en finir. Je me suis enfermée dans ma chambre et j’ai avalé une boîte de médicaments. C’est ma sœur qui m’a trouvé. Ou plus, qui à défoncer la porte de ma chambre à coup de pelles, parce que je ne répondais pas. Ma sœur, qui me prenait de haut et qui avait toujours eu du mal à m’accepter, avait défoncé la porte de ma chambre, car elle avait eu vent de cette histoire et qu’elle craignait que je ne face une bêtise. Elle arrivé un peu tard, mais pas trop tard. J’ai été conduite à l’hôpital, ou on m’a sauvé la vie, et ensuite, j’ai fait un séjour à l’hôpital. Séance de groupe ou individuelles chez le psy, atelier d’écriture ou de peinture, médicaments à n’en plus finir, tout était bon pour me sortir de ma dépression et j’ai finis par en sortir, après huit mois d’hosto quand même. Aujourd’hui, cette histoire n’est plus qu’un mauvais souvenir et je travaille même dans l’entreprise du frère d’Andrew. Donc, tout va bien. Je n’ai jamais revu celui qui m’a poussé à vouloir en finir et c’est tant mieux, parce que j’ignore comment je réagirais. Mal, sans doute. Enfin, tout ça pour dire qu’à l’hôpital, j’ai fait plusieurs rencontres et certaines de ses personnes sont devenues des amies au fil du temps. Comme Piya. Je ne l’avais pas vu depuis une éternité, quelle n’est donc pas ma surprise, lorsque, sortant de la librairie, je l’aperçois. « Piya ! » dis-je gaiement, en faisant un grand signe de la main dans sa direction. Mais elle ne réagit pas. Peut-être qu’elle ne m’a pas entendue. « Piya ? » recommençais-je. Mais toujours aucune réaction, alors je m’approche d’elle et pause ma main sur son bras, espérant ne pas lui faire peur.

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Sujet: Re: Lacey + There's just too much the time could not erase     - Dim 18 Mar - 23:25
LACEY & PIYA

 
So much the time could not erase

Si elle avait eu une machine à remonter le temps, elle serait très certainement retournée à l'époque où elle avait seize ans. Elle n'aurait jamais eu les sentiments qu'elle avait eu envers son beau-frère. Ou plutôt, si, elle aurait quand même eu Gaya, de cette manière, mais elle ne l'aurait pas laissée à Miya et son époux. Non, c'était une erreur dans sa vie. Et pourtant, elle réalisait que sans cela, elle n'aurait jamais eu Xalya. Et sa vie aurait été tout aussi vide. Elle aimait ses deux filles autant l'une que l'autre. Elle aurait juste aimé pouvoir passer autant de temps avec Gaya qu'avec Xalya. Pouvoir considérer chacune de ses filles comme telles, et ne pas avoir à prétendre que son aînée était sa nièce.

Mais la vie était joueuse, en tout cas, avec Piya. Elle aimait lui rendre les choses plus compliquées, et la placer face à des dilemmes. Est-ce qu'elle voulait gâcher la vie de ses filles en avouant la vérité, et les perdre, ou bien leur gâcher la vie en leur mentant, et en les laissant passer à côté de leur histoire, de leur passé, mais tout cela sans qu'elles ne le saches, et donc sans qu'elles n'aient l'impression d'en souffrir, tout en ayant cette épée de Damoclès au dessus d'elles ? Dans les deux cas, elle trouvait ça injuste. Mais il fallait qu'elle arrête de se voiler la face : soit elle laissait place à son égoïsme, à penser à elle, à cacher la vérité, soit elle la laissait éclore, toujours dans son égoïsme, pour tenter de récupérer ses deux enfants. Quoi qu'elle ne fasse, c'était égoïste, c'était dans son propre intérêt. Et quoi qu'elle ne fasse, ça leur retomberait à tous en pleine figure. La vie était bien trop joueuse pour que Piya n'arrive à la suivre au même rythme.

Perdue dans ses pensées, à tenter d'oublier ces idées et cette réalité qui la rattrapait à une vitesse effrayante, Piya n'entendait même pas la voix pourtant familière qui l'interpellait. Elle se promenait, à regarder les vêtements, à s'imaginer femme d'affaire, traductrice internationale, ce qu'elle aurait tellement aimé être, que la réalité semblait encore tellement loin, alors qu'elle se rapprochait à vue d'oeil. Ca n'avait été que lorsqu'elle avait senti une main lui toucher le bras qu'elle était sortie de sa torpeur. Sans violence, comme si l'espèce de monde imaginaire qu'elle avait dans ses pensées s'était évaporé. Sans violence mais d'un seul coup.

En tournant la tête, elle vit enfin Lacey. Elle lui fit un léger sourire d'excuse, en réalisant qu'elle l'avait appelée au moins une fois, sans réponse de sa part. « Oh salut! Je suis désolée, j'avais la tête ailleurs.»  Elle n'avait jamais trop été du genre à s'étendre sur ses raisons de sa présence au groupe de parole. C'était certainement pour cela que c'était si difficile pour elle de guérir de sa dépression, alors qu'elle voyait les autres s'en sortir peu à peu. Elle, elle faisait mine d'aller mieux. Bien que le fait qu'elle soit perdue de la sorte dans ses pensées n'était pas vraiment positif. Elle en était encore tellement loin, ne serait-ce que d'une toute légère amélioration. Mais Piya était passée maîtresse dans l'art des apparences, la preuve avec ses filles. Elle se reprenait donc, avant de lancer un grand sourire à Lacey. Lacey qui était passée par les mêmes choses, et qu'il était certainement difficile de berner aussi facilement que tous les autres. « J'ai l'impression que ça fait un bail ! » Des banalités, encore et toujours des banalités. « Comment tu vas ?»
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Sujet: Re: Lacey + There's just too much the time could not erase     - Sam 31 Mar - 10:31
C’est pendant mes nombreuses séances en groupe que j’avais rencontré Piya. Je n’ai jamais su le pourquoi de sa présence, car elle ne l’a jamais évoqué. Je l’admets, j’ai mis quelques semaines avant d’oser le faire. Au départ, je restais muette, prostrée dans mon coin parce que j’avais honte d’avoir essayé de mettre fin à mes jours. Je fuyais les miroirs pour ne pas avoir à croiser mon reflet et y lire mon malaise. Dès le moment où j’avais avalé cette boîte de comprimés, dans ma chambre, je l’avais regretté. Sauf que c’était trop tard et je m’étais sentie partir. J’avais entendu la porte d’entrée s’ouvrir et ma sœur crier mon nom. Je mourrais d’envie de lui dire ou je me trouvais, mais j’en étais incapable. Je flottais entre deux mondes. Elle est arrivée à temps. A quelques minutes près et je partais pour de bon. La première chose qu’elle a fait, avant d’appeler une ambulance, fut de m’en coller une, pour que je me réveille. Je le sais, parce que je sens encore sa main sur ma joue, mais j’étais bien trop faible pour protester. C’est quand elle a vu que je ne réagissais pas qu’elle a appelé les pompiers. Elle a vu la boîte vide, ce n’était pas difficile pour elle d’expliquer ce qui s’était passer. Ils sont arrivés très vites et pourtant, pour elle, ça avait été anormalement long. D’autant plus que nos parents étaient en Europe pour leur anniversaire de mariage. Elle ne l’a jamais dit, mais je crois que Norah s’en ai toujours voulue de ne pas avoir été là pour moi, alors que clairement, j’en avais besoin. Et même encore aujourd’hui, j’ai besoin de ma sœur. Ce drame qui aurait pu m’être fatal nous a vraiment rapprocher toutes les deux. Il a fallu que je frôle la mort pour qu’elle prenne conscience que j’existais et qu’elle tenait à moi. C’est de l’histoire ancienne désormais, quand elle s’est mariée il y a quatre ans, j’étais sa demoiselle d’honneur, et je serais la marraine de son futur bébé ; une fille qui arrivera dans quelques semaines. Clairement, aujourd’hui, je suis heureuse, mais une part de moi se demande toujours quand tout va s’effondrer comme un château de cartes. C’est sans doute pessimiste de ma part, mais je crois que quand on est passé par ce par quoi je suis passé, c’est normal de l’être. « Ne t’en fais pas, je sais ce que c’est qu’être dans la lune ! » que je réponds, à la jeune femme. En effet, au travail, je suis très souvent dans mes pensées. Des pensées toutes tournées vers mon séduisant patron, mais chut, c’est un secret. Mais généralement, lorsque je suis tirée de mes pensées, je suis bien moins distinguée que mon amie, puisque je vais renverser quelque chose, me casser la gueule et j’en passe. « Oui, en effet. Je n’ai plus beaucoup de temps libre depuis que j’ai trouvé un emploi ! » constatais-je, lorsqu’elle m’indiqua que ça faisait longtemps que l’on ne s’était pas vu. « Je vais bien. Et toi ? » ajoutais-je. Je ne pouvais qu’aller bien, j’allais bientôt être tata et je bossais avec le plus bel homme du monde. Seule ombre au tableau, cet homme était inaccessible.

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Sujet: Re: Lacey + There's just too much the time could not erase     - Sam 7 Avr - 20:29
LACEY & PIYA

 
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Piya savait parfaitement qu'elle devait la vie à ses séances chez le psy. Elle avait rencontré des gens aussi perdus qu'elle. Dans des situations parfois pire que la sienne. Et pourtant, ils s'en sortaient, ou faisaient tout ce qui était en leur pouvoir pour aller mieux. Elle avait deux filles, et parfois, elle avait eu l'impression que ce n'était pas un motif suffisant de se battre. Quand on perd tout espoir, on ne voit pas toutes les bonnes choses que l'on a dans notre vie. Piya avait failli passer à côté de ça. Arrêter de se battre, arrêter de vivre. Mais elle n'avait même pas eu le courage d'aller jusque là. Elle se laissait mourir, sans se nourrir, sans rien faire dans sa vie. En espérant que ce ne soit le destin qui, de sa main puissante, lui ôte la vie.
Les séances chez le psy lui avaient donné l'espoir. Les rencontres qu'elle y avait faites, et les histoires qu'elle avaient entendue pendant les séances de groupes aussi, y avait beaucoup joué. Notamment l'histoire de Lacey, parmi d'autres, avec qui elle avait fini par devenir amie. Souvent, Lacey l'avait ramené à la dure réalité. Elle semblait, elle, ne pas comprendre son geste d'avoir essayé de mourir. Piya s'était imaginé que ça devait être comme si c'était une autre personne qui s'était chargée de préparer sa mort. Alors elle remontait le moral de Piya, et c'était quelque chose d'inimaginable, dans son esprit torturé que d'imaginer que, quelque part, quelqu'un ne la jugeait pas, ne la prenait pas pour un monstre comme elle, elle se voyait. C'était une sorte de soulagement peut-être un peu égoiste, d'ailleurs.
Et la revoir, là, c'était un peu comme une sorte de réconfort, au moment où elle recommençait à sombrer, petit à petit. La présence de Gaya chez elle n'aidait vraiment pas. Elle avait le bonheur de vivre avec son enfant. Le malheur de ne pas pouvoir la prendre dans ses bras comme son enfant, et de devoir lui mentir. C'était trop à supporter pour la encore trop fragile Piya. La vie ne lui avait pas fait de cadeau, et elle était incapable d'avancer avec ses erreurs du passé, mais tout aussi incapable d'avancer avec le risque de les révéler au grand jour. Le dilemme de sa vie. Elle le savait, et c'était ça qui menait sa pénitence au quotidien. Sa vie suivait se fil dualiste, entre bonheur et malheur, entre se montrer ou se cacher, entre le jour et la nuit. Mais c'était certainement cette dualité qui la faisait vraiment avancer. Et la présence d'alliés comme Lacey. Cette fille était d'une gentillesse hors norme, il fallait bien s'en rendre compte. Pour Piya, c'était vraiment non négligeable. La preuve, c'était qu'elle comprenait que la blonde ait pu être totalement perchée dans ses pensées, l'ignorant totalement. Et même si elle comprenait, d'après ce qu'elle disait, ça n'empêchait pas Piya de rougir de honte. « Vraiment désolée, je ne voulais pas être impolie.» Parce que dans le fond, elle, elle l'aurait certainement vécu comme ça : comme de l'impolitesse.
Cela faisait tellement longtemps qu'elles ne s'étaient pas croisées que Piya l'avait fait remarquer. Bien que le temps ne lui paraisse naturellement long, elle savait différencier quand c'était dans sa tête ou bien quand c'était vraiment une longueur spatio-temporelle. Elle hocha la tête. C'était génial que Lacey se soit retrouvée un boulot. « Oh, c'est sympa ça ! Contente pour toi que tu te sois trouvée quelque chose. Tu bosses dans quoi, du coup ?» Piya avait pour habitude de trouver la vie des autres totalement intéressante. Comme rien d'autre, d'ailleurs. A côté, elle trouvait sa vie assez fade à raconter. La psy lui disait que c'était symptomatique de sa maladie, mais de tout ce qu'elle lui disait, c'était certainement ce qu'elle croyait le moins. Et quand le retour de question pour savoir comment elle allait, Piya grimaça légèrement. « Disons que ça ne va pas très fort. La vie est compliquée, à la maison.. Xalya devient difficile, et ma soeur et son époux m'ont laissé la garde provisoire de Gaya.. Je ne sais pas ce que je dois faire.. me comporter en tante, ou bien en mère? Lui dire une vérité qui la détruira, et moi avec, ou garder un mensonge qui la fait passer à côté de son identité, et qui me détruit ?» Lacey connaissait sa vie, et jusque là avait toujours été de bons conseils. Mais d'un côté, elle était dans une impasse, et elle savait que son amie saurait jaugeait cela comme c'était vraiment.
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Sujet: Re: Lacey + There's just too much the time could not erase     - Dim 22 Avr - 11:28
Je n’étais pas psy, alors je ne savais vraiment pas m’y prendre pour donner des conseils aux gens. En revanche, les séances de groupe m’avaient appris à écouter, alors j’étais une oreille attentive, à défaut d’être bonne conseillère. Et j’avais longuement écouté Piya. Je connaissais son histoire, malgré qu’elle radicalement différente de la mienne. Je savais que, contrairement à moi, elle n’était pas guérie de son mal. Moi, j’allais mieux, je ne voyais plus de psy depuis des années. J’avais repris goût à la vie, j’avais suivi les études que je voulais, trouver un emploi dans le secteur qui me plaisait. Certes, j’étais toujours célibataire, mais j’avais encore peur d’offrir mon cœur à un homme et qu’il le brise de la même façon qu’Andrew l’avait fait. Et puis, il y avait Steven aussi, alors c’était compliqué, parce que je ne voyais que lui. J’étais quelqu’un de gentil, de compréhensif. Je ne ferais pas de mal à une mouche. Même encore aujourd’hui, j’avais du mal à encaisser le fait qu’on est voulu me détruire, alors que je n‘avais jamais rien fait qui puisse le justifier. Si j’avais été odieuse, méchante, égoïste, je pourrais encore comprendre que l’on est cherché à me faire payer mon mauvais caractère, mais j’étais loin d’être comme ça. J’étais un ange, aux dire de beaucoup de gens. Bref, sûrement pas le genre de personne à attendre patiemment le bon moment pour préparer un mauvais coup. Non, moi, je voulais venir en aide aux gens et d’ailleurs, si je n’avais pas choisi de devenir traductrice, j’aurais sûrement demandé à bosser dans l’humanitaire, parce que, aider mon prochain, c’était mon truc. C’est pour cette raison que j’avais accepté la proposition de ce flic : intervenir auprès des adolescentes ayant vécut la même chose que ce que moi j’ai vécu, afin de les empêcher de commettre l’irréparable. L’un des policiers qui s’étaient déplacé chez moi lorsque ma sœur leur à téléphoner n’est pas arriver à temps pour sauver une autre gamine. Résultat, elle est morte sans qu’il n’ait pu faire quoique ce soit, alors pour éviter que ça ne se reproduise, il m’a appelé. C’était au tout début que je bossais et je n’osais pas prendre l’appel, parce que je ne reconnaissais pas le numéro. Alors, il a insisté et j’ai finis par décrocher. Je m’attendais à une stupide publicité pour changer d’offre internet ou de mobile ; voir les deux ; mais non, c’était lui. J’ai hésité, avant de finalement dire que je passerais. J’ignore si mon témoignage à pu aider ces gamines, mais en tout cas, moi, ça m’a fait beaucoup de bien d’en parler. Autant de bien que d’écrire ma nouvelle. Autant de bien que d’avoir été à ses séances de groupe. Quoiqu’il en soit, je pouvais comprendre que Piya puisse être dans les nuages, car je l’étais très souvent. Bon, ça n’était pas pour les mêmes raisons, mais il n’empêche que je le comprenais. « Dans l’édition. Ce que je voulais ! Je suis traductrice. Pour le moment, c’est un remplacement pour un congé maternité, mais d’après ce que mon patron m’a dit, ça peut devenir définitif, car il pense que la titulaire ne reviendra pas. » expliquais-je. Et pour cause, elle avait eu des triplés, donc c’était une sacrée tâche de travail au quotidien. Difficile d’avoir une carrière professionnelle à temps complet dans ce genre de cas. Trois bébés d’un coup, même si je rêvais d’avoir des gosses un jour, je n’étais pas certaine d’être capable d’y arriver. Je lui demandais ensuite comment elle allait. Avec moi, elle ne pouvait rien caché, parce que je la connaissais. Je savais ce qu’elle avait traversé ; et d’une certaine façon ce qu’elle vivait encore ; alors s’était délicat de le cacher, ce qu’elle ne fit pas. Dès le moment ou elle m’indiqua que ça n’allait pas si bien que ça, j’avais deviné ce qu’il se passait. Je crois que le fait de l’avoir vu aussi perdue dans ses pensées m’avait mis la puce à l’oreille bien avant que je ne lui pose la question. Pourtant, j’étais loin d’être empathique, j’étais trop maladroite pour ça. « Peut-être que tu devrais en parler avec ta sœur et ton beau-frère ? » hasardais-je. Je l’ai dit, je sais écouter, mais je ne suis pas la meilleure des personnes pour donner des conseils, mais je savais remonter le moral des gens grâce à ma joie de vivre. Avoir voulu en finir alors que j’étais encore qu’une enfant m’avait poussé à vouloir profiter de chaque instant. Je voulais rendre le monde meilleur, mais malheureusement, j’étais encore bien trop naïve et inexpérimenté. Je croyais encore que l’amour, le vrai, celui que l’on voit dans les films que j’aimais tant regardé était réèl.

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Sujet: Re: Lacey + There's just too much the time could not erase     - Dim 8 Juil - 22:34
LACEY & PIYA

 
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Ce n'était pas toujours évident pour la blonde. Les erreurs qu'elle avait commis dans le passé la poursuivaient des années après. Et, au lieu d'en tirer leçon, pour essayer de ne plus en faire, elle continuait, encore et encore, inlassablement, d'accumuler les moindres erreurs qu'il était possible de faire en toute situation. Parfois, elle s'exaspérait elle même. Heureusement, la plupart des gens qu'elle croisait avait cette qualité sur elle : ils étaient moins stricts et moins exigeants envers elle. Parce que Piya aurait pu avoir une vie de rêve. Si elle n'avait pas placé la barre de ses objectifs dans la vie à plus de trois kilomètres au dessus de sa tête. Comme ça, peut-être qu'elle aurait fait en sorte de ne pas laisser sa première fille à son géniteur et à sa tante. Cette erreur, elle vivrait avec tant qu'elle n'arriverait pas à faire un choix : se taire, ou le découvrir au yeux de tous. Pour l'instant, elle était tiraillée par ça. Si bien qu'elle n'écoutait presque pas son amie Lacey correctement. Elle plissa les yeux et laissa un sourire s'étirer sur ses lèvres. Heureusement, elle avait pris la fin de la phrase. « Oh se serait génial, ça ! En plus, traductrice, c'est un boulot génial » Elle en savait quelque chose ! Elle servait, de temps à autre, de traductrice commerciale, en Espagnol. Et ça permettait de faire des rencontres autres que les enfants ou adolescents avec qui elle avait des cours particuliers occasionnels. Elle avait de la chance, à ses yeux, Lacey. La vie lui souriait, et elle était tellement heureuse pour elle. La jolie brune rayonnait comme jamais aux yeux de Piya. Elle allait bien, elle respirait tout simplement le bien-être. Au fond, Piya l'enviait. Elle voulait arriver à passer à autre chose et à ressembler à une jeune femme saine et en bonne santé, comme Lacey. Mais elle était incapable d'aller de l'avant pour l'instant. Et voilà qu'elle embêtait son amie avec ses problèmes, encore une fois. Elle haussa les épaules, et répondit. « J'ai essayé, mais à chaque fois, je me suis dégonflée..» Parce que oui, c'était aussi un de ses problèmes les plus importants, de se dégonfler. De manquer si cruellement d'un courage qu'elle n'avait jamais eu la chance de vraiment connaître. Elle haussa les sourcils et roula légèrement des yeux. « Pour l'instant, c'est mieux comme ça. » Oui, même si Gaya était à la maison, désormais. Elle savait que ce n'était qu'un moment à passer. Mais c'était sûr, la vérité finirait par lui exploser en pleine figure à un moment donné. Et ça ferait certainement plus mal que de crever l'abcès quand il était encore temps.
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Sujet: Re: Lacey + There's just too much the time could not erase     - Lun 16 Juil - 7:59
J’avais suivi une psychothérapie mais pour autant, je n’étais pas la personne la mieux placé pour donner des conseils. C’est pourquoi, je ne comprenais vraiment pas pour quelle raison la police avait demander que je parle à des adolescentes ayant des poussées suicidaires. Certes, je savais bien que mon expérience pouvait aider, mais je n’avais jamais été capable de prendre la parole en public ; même devant un public restreint ; j’étais bien trop timide pour ça. A l’hôpital, lors des séances de groupe, je me souviens que j’avais toujours le réflexe de me tourner pour ne pas avoir à affronter le regard des autres. J’avais moins de mal à le faire, lorsque j’étais dans le bureau confiné du psychologue. Mais devant les autres, c’était toujours difficile. Je le faisais cependant, parce que je savais que c’était la seule façon de m’en sortir. J’avais aussi extériorisé en écrivant un livre, mais je n’avais jamais demandé à le faire publier, tout simplement par peur de devenir un personnage public, et pas peur d’être jugé aussi. Je n’étais pas prête à m’entendre dire que ce que j’écrivais était de la merde, que je n’avais aucun talent. Alors, je m’étais contenter d’écrire et de garder le manuscrit dans mon ordinateur et sur une clé USB que je gardais au fond de ma poche. Le fait d’avoir écrit ce texte m’avait aidé bien plus que les séances avec le psychologue. Mais c’était son idée, pas la mienne. J’avais accepté de parler à ces adolescentes, tout en ayant la certitude que ça ne servait pas à grand-chose. Non pas parce que ce que je disais n’avait aucune portée, mais parce que je ne savais pas parler. Je ne savais pas comment m’y prendre pour capter l’attention. Je ne pouvais pas me retenir de bafouiller, de bégayer et de tomber à côté du plat. Et ce malaise s’intensifiait encore d’avantage lorsque je me trouvais en compagnie de Steven. J’expliquais à Piya que j’avais trouvé un poste de traductrice et qu’il pourrait bien devenir définitif parce que mon patron semblait persuadé que la titulaire ne reviendrait pas, préférant s’occupé à temps plein de sa petite famille. Je voulais y croire, mais comme j’étais une grande naïve, je me forçais à ne pas y songer. Comme le dit si bien ma mère, ne vends pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Autrement dit, tant que je n’aurais pas signer un contrat définitif, je ne devrais pas crier victoire. D’un côté, j’avais envie que ça soit vrai, de cette façon, je n’aurais plus à me soucier de trouver un autre poste, mais d’un autre côté, je n’en avais pas envie, parce que, avoir un CDI dans cette maison d’édition signifiait que je n’aurais jamais plus la moindre chance avec Steven ; si tant est que j’avais mes chances évidement. Mais, revenons-en à nos moutons et plus précisément à Piya. « Je comprends. C’est plus facile de céder à la facilité ! » dis-je, avec un sourire timide. C’était ce que j’avais fais donc, j’en savais quelque chose. « Peut-être. Je suis bien incapable de le savoir ! » que j’ajoute, à la suite de sa remarque.

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Sujet: Re: Lacey + There's just too much the time could not erase     - Dim 5 Aoû - 15:48
LACEY & PIYA

 
So much the time could not erase

Voilà déjà de longues années que Piya allait voir un psychiatre. Et pourtant, rien ne semblait s'arranger pour elle. En fait, elle avait même l'impression que d'aller le voir ne lui servait que de rappel de ses erreurs. Sauf que dans le fond, la blonde ne souhaitait qu'une chose : arriver à aller de l'avant. Peut-être pas oublier. Mais vivre avec sa vie, son passé, ses erreurs. Aussi d'être capable de se rendre compte de la chance qu'elle avait : Gaya était là chez elle en ce moment même. Elle avait une fille extraordinaire en Xallya. Les deux "cousines" allaient apprendre à vivre ensemble. Peut-être même à s'apprécier. Peut-être qu'elles seraient en mesure de comprendre, même si le pardon n'était pas sûr. Enfin, Piya l'espérait de tout cœur. Elle se disait que ses filles pourraient arriver à s'entendre. Et peut-être accepté leur lien plus facilement. Déjà qu'elle supporterait mal de les perdre toutes les deux, elle aurait encore plus de mal à les voir se déchirer. Mais qu'en était-il de sa sœur ? Elle ne supporterait pas non plus de lui faire du mal. C'était inconcevable. Même si ça devait la tuer à l'intérieur. Et dire que tout ça, c'était uniquement de la faute de sa faiblesse... Mais toutes ces pensées négatives, il fallait qu'elle tente de les oublier. Parce que ça ne ferait que lui faire encore plus de mal.

Au moins, Piya se réjouissait de la tournure que prenait la vie de son amie, qui se trouvait face à elle. Lacey, elle, s'en était plutôt bien sortie. Et c'était peut-être un pas vers la guérison de ceux qui avaient été avec elle : c'était possible d'aller mieux. Elle en était la preuve vivante. Une sorte de rocher sur lequel s'accrochait désespéramment Piya, pour ne pas se retrouvée entraîner dans la déferlante des vagues de désespoir qui tentaient inlassablement de la prendre, de l'emporter avec elles. Et quitte à se répéter, dire à son amie qu'elle était heureuse pour elle, c'était une façon - peut-être égoïste ? - de voir les choses du bon côté. « En tout les cas, je suis très contente pour toi. »

Elle n'avait su se résoudre à mentir à son amie. Les secrets, c'était fini d'en créer, c'était sûr ! Alors Piya avait assailli Lacey avec ses problèmes, avant de lui raconter pourquoi c'était vraiment difficile, en ce moment. Elle lui avait exposé ses doutes, ses craintes, les solutions qui se présentaient à elle, et les raisons pour lesquelles toutes les solutions étaient mauvaises. Tant pour elle, que pour ses filles, que pour sa santé mentale. Avant de se rendre compte que ce n'était pas la meilleure façon qu'elle pouvait avoir d'aider Lacey si elle avait encore des problèmes. Et surtout, que d'oppresser une amie qu'elle n'avait pas vue depuis longtemps avec ses soucis, ce n'était vraiment pas ce qui allait créer une super rencontre. Piya se mordit la lèvre, et baissa la tête un court instant. « Oh je suis tellement désolée de t'embêter avec mes problèmes...» Elle se rendait compte qu'elle n'était pas vraiment une super amie. Oui, les amis se disaient tout. Mais ils n'avaient pas à empiéter les uns sur les autres. Elle soupira, puis tourna la tête vers un petit café. « ça te dit d'aller boire quelque chose ? » dit-elle, en montrant ledit café d'un signe de tête.
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Sujet: Re: Lacey + There's just too much the time could not erase     - Lun 13 Aoû - 8:45
Il faut parfois tomber bien bas ; plus bas que terre ; pour enfin se relever la tête haute et oser avancer. Je l’avais fait, alors que je m’en croyais incapable. Andrew m’avait fait beaucoup de mal. Certes, ce qui m’était arrivé ; une rupture ; c’était arrivé à des milliers d’autres filles, et ça m’arriverait peut-être encore, mais ce n’était pas une raison pour choisir la facilité, comme je l’avais fait. D’autant plus que, je ne voulais pas mourir. Non, je ne le voulais pas, je m’étais accroché à la vie, comme une noyée à une bouée de sauvetage. Je m’étais accrochée, jusqu’à ce que ma sœur arrive à ouvrir cette satanée porte et ne contact les services d’urgence. Cette envie de vivre, c’est ce qui m’avait sauvée, même si Andrew m’avait détruit de l’intérieur. J’étais amoureuse de lui et il avait bousillé cet amour. Mais, aujourd’hui, ça n’avait plus d’importance, parce que, grâce à ma psychiatre, j’avais compris que chaque seconde de la vie était précieuse et qu’il fallait voir le bon côté de chaque chose, au lieu de tout voir en négatif. Ajouter de la couleur, tout simplement. Cela n’avait pas été facile et je m’étais casser la gueule plus d’une fois, mais j’avais réussi. Alors je savais que Piya pouvait réussir. Mais, pour réussir, encore faut-il le vouloir, et je ne savais pas si elle le voulait vraiment. Elle avait cette même détresse dans le regard que lorsque j’avais fait sa connaissance à l’hôpital. Et même si j’avais traversé une tempête, je n’étais pas la personne la mieux placée au monde pour l’aider à y voir plus claire. Parce qu’il n’y avait qu’elle qui pouvait le faire, se décider à voir enfin la lumière au bout du tunnel. « Merci, c’est gentil ! » que je réponds, bien que j’avais l’impression qu’elle ne le pensait pas vraiment. Quand j’étais malade, j’enviais les gens qui allaient bien, je me fichais qu’ils aillent bien. C’est méchant, je sais, mais c’était plus facile de leur en vouloir que d’être ravi pour eux. C’était peut-être la même chose pour mon amie. Elle se forçait à contente pour mon nouveau travail, mais ne le pensait pas vraiment ? Comment pourrais-je l’aidé ? Comment pourrais-je lui permettre de comprendre qu’elle peut s’en sortir et sourire à la vie ? « Tu ne m’embête pas du tout ! » que je réponds. Et c’était sincère. Je n’étais pas douée pour les conseils, c’est vrai, mais j’avais de l’écoute, alors si elle avait besoin de parler, elle pouvait le faire. Avisant un petit café, elle me proposa d’aller boire un coup. « Bien sûr, j’ai du temps devant moi ! » dis-je, avec un sourire.

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Sujet: Re: Lacey + There's just too much the time could not erase     - Mar 25 Sep - 10:50
LACEY & PIYA

 
So much the time could not erase

De voir Lacey, qui allait bien, qui semblait heureuse, c'était quelque chose d’étonnamment positif pour Piya. Elle qui peinait à voir quelque onde positif où que ce ne soit, voilà désormais qu'elle était mise face à cette positivité qu'elle ignorait jusque là. Elle était si heureuse ! Et ça lui mettait du baume au coeur. Comme quoi, on pouvait y arriver, à être heureux. Voilà qui commençait aussi à lui donner de l'espoir pour elle-même. Oui, elle pouvait y arriver, elle commençait à en être sûre, à en être certaine. Encore fallait-il qu'elle ose se battre. Et ça, par contre, c'était une toute autre paire de gants. Mais peut-être qu'un pas après l'autre, c'était possible. Après tout, à coeur vaillant, rien d'impossible, comme on disait, non ?
Elle sourit à Lacey, et fit une légère moue amicale. « Je le pense vraiment. » Elle se souvenait de quand elles s'étaient rencontrées. Lacey venait de faire une tentative de suicide. Et ne semblait pas comprendre pourquoi. Elle était perdue, et Piya l'était aussi. Elles avaient été dans les mêmes groupes de parole, et celle qui semblait le plus proche de s'en sortir, c'était quelque chose d'assez indéfinissable. On aurait juré qu'elles arriveraient à aller mieux ensemble. Mais Piya était restée focalisée sur ses problèmes, sa vie d'avant. Et elle stagnait. Pire encore depuis qu'elle avait sa deuxième fille, enfin, la première, à la maison avec elle.


Mais stagner, montrer au monde sa faiblesse, ça n'était pas quelque chose qui entrait dans ses façons de faire en général. Déballer ses problèmes à une Lacey qui allait bien, elle trouvait ça tellement égoiste. Si bien qu'elle avait présenté des excuses, ce qu'elle faisait encore le mieux. Si Lacey avouait qu'elle ne l'embêtait pas du tout, Piya ne pouvait s'en empêcher. Elle cocha une petite croix dans son cerveau : ne plus parler de mes problèmes. Cependant, une lueur de joie brilla dans la pupille de Piya. Elle avait du temps pour aller boire un café. Génial ! « J'aime bien ce café, il sert de très bons produits.» affirma-t-elle, l'air de rien, pendant qu'elles se dirigeaient vers ledit endroit.
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Sujet: Re: Lacey + There's just too much the time could not erase     - Dim 30 Sep - 9:48
Je me plais à penser que, lorsqu’on le veut vraiment, on finit par aller mieux. Bien évidemment, j’ai mis un certain temps, beaucoup de temps avant d’avoir cet état d’esprit. Au départ, je pensais être la seule personne au monde à avoir des problèmes, j’étais au bout du rouleau et je ne faisais que me plaindre. Tout à changé lorsque je me suis retrouvé dans un groupe de paroles, à l’hôpital. Ma psy avait eu raison de me contraindre à y participer. Mais, je me rappelle combien j’en avais aucune envie. La toute première réunion, j’y avais été en trainant les pieds. D’ailleurs, je me souviens que ma sœur me tirait par les pieds. J’étais comme hystérique. Et finalement, à la suivant, j’y avais été presque en courant tellement j’avais hâte. Le fait de me retrouver avec d’autres personnes, au bord du gouffre, comme moi, ça m’avait fait prendre enfin conscience que je n’étais pas toute seule et que, par conséquent, je pouvais m’en sortir. Tout le monde peut s’en sortir, il suffit seulement de le vouloir vraiment. Je le pensais vraiment quand je disais qu’elle ne me dérangeait pas avec ses problèmes, mais si elle ne voulait pas parler, alors, je ne la forcerais pas. Ce n’était pas mon genre, je n’étais pas comme ça. Moi-même, je n’aimais pas parler, il m’avait fallu avoir un « déclic » pour accepter d’aller mieux. Elle ne l’avait pas encore eu, mais j’imagine, qu’elle finirait par avoir ce déclic. Piya était une fille bien, elle méritait d’aller mieux et c’était tout ce que je lui souhaitais. Et, elle savait qu’en cas de besoin, je serais là. Elle me proposa d’aller boire un café, et comme j’avais du temps devant moi, j’acceptais avec bonheur. Elle semblait en être ravie. Mais c’est ça la vie, des petits bonheurs tout simples au quotidien. « Alors allons-y tout de suite ! » que je réponds en passant mon bras sous le sien pour aller dans ce fameux café.

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Sujet: Re: Lacey + There's just too much the time could not erase     -
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