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 It's a beautiful day ♦ Ft Henry la victime
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Sujet: It's a beautiful day ♦ Ft Henry la victime    - Lun 7 Mai - 17:19
It's a beautiful day
Henry & Jayden





Quelque chose me tire brusquement d'un sommeil de plomb. Un truc mélodieux et trop bref pour que j'aie le temps de comprendre d'où ça vient. Putain d'merde, j'y crois pas, qui est le con qui a allumé la lumière ?

J'émerge difficilement ; j'ai la bouche pâteuse et la tête dans le cul. Quelque chose se renverse sur mon ventre alors que je bouge mollement du fin fond de mon lit. J'avise le bol de lait aux frosties qui est resté en équilibre parfait sur mes abdominaux - non moins parfaits – toute la nuit durant. Oups. Mon regard croise celui du radio-réveil sur la table de nuit.

Je comprends soudain pourquoi ma chambre est aussi lumineuse. Il fait jour. En fait, il est seize heures et je suis clairement en train de me demander ce que je fous réveillé. Sérieux ? C'est le week-end bordel. Je jure un tas de trucs pas très catholiques, repousse l'ordinateur sur lequel je me suis endormi comme une merde hier soir – ou très tôt ce matin, j'en sais foutrement rien – et me lève en enfournant d'office une cuillère de céréales entre mes lèvres.

Mes pieds nus me guident à travers le loft telle une âme en peine. L'une de mes mains vient gratter mes cheveux blonds complètement décoiffés alors que j'arrive dans la cuisine. J'abandonne mon bol à moitié fini sur l’îlot central et force sur mes souvenirs pour me remémorer où j'ai bien pu foutre mon putain de téléphone. C'est fou, je galère comme un con. Et sans gueule de bois.

Mon attention se pose un peu par hasard sur l'un des nombreux post-its que Henry a accroché partout dans la pièce. C'est toujours la même histoire avec ce taré maniaque. Dès qu'il repart trois jours chez ses parents, c'est plus fort que lui, il se sent obligé de tartiner la porte du frigo d'instructions tous aussi inutiles les uns que les autres. Et alors qu'il s'injecte des essences de plantes bio dans les veines avec sa famille tout aussi allumée que lui, moi j'me retrouve en rencart avec « Pense à sortir les poubelles » ou encore « NE TOUCHE PAS A MA BIBLITOHEQUE ». Cette fois, je tombe sur « N'oublie pas de relever le courrier ». Wow ! Sacré challenge ! Je n'étais encore jamais tombé sur celui-là.

Je balance mon bol et les céréales dans l'évier pourtant déjà plein. Mais avec ma veine, il reste encore un peu de place à côté de la casserole calcinée - celle qui a refusé de me faire cuire un steack la veille. Je m'étire paresseusement et passe en revue la pièce de vie entourée de baies vitrées. La lumière du jour se déverse à grands flots à l'intérieur du loft. C'est frais et agréable malgré les cartons de pizzas imbibés de gras et les canettes de soda coincées entre les coussins du canapé. Un soupir satisfait étire enfin mes joues mal rasée ; il me reste suffisamment de temps pour ranger tout ça avant que ce rabat-joie d'Henry ramène ses fesses par ici.

En attendant j'attrape un t-shirt plus très frais qui traîne sur la table basse et l'enfile sans trop me poser de questions. Par contre, c'est con, mais impossible de retrouver mon jogging préféré. Tant pis, je resterai en caleçon. Les voisins n'auront qu'à cacher leurs petits yeux prudes et innocents.

Je trouve un paquet de bonbons ouvert sur le meuble d'entrée. Ravi de redécouvrir ce que j'ai sûrement acheté bien trop cher dans l'épicerie du coin, je glisse une sucette contre ma langue pour faire passer le goût âpre et un peu dégueulasse qui me vrille les papilles. Ouais, il était vraiment pas bon ce steack hier soir … Je dévale rapidement la petite allée devant la maison et ouvre la boîte-aux-lettres sans chercher à vérifier si Mamie Thérèse qui habite en face me reluque le cul. Une liasse de publicité s'y trouve, accompagnée d'une austère enveloppe blanche et d'un petit paquet en carton. Ruminant mes sucreries, je balance les prospectus dans la haie du voisin et retourne rapidement à l'intérieur avec mon dû.

Le colis cartonné contient probablement le nouveau jeu vidéo commandé sur internet par mon colocataire. Mon instinct se met alors à hurler aux quatre coins de mon crâne ; j'ai tout intérêt à laisser ça sur la table basse sans y toucher. Il risque encore de me chier une pendule sinon.

En revanche l'autre courrier retient plus sévèrement mon attention. Je l'ouvre sans attendre et lis rapidement le contenu de la lettre. Ah. C'est une réclamation pour retard dans la déclaration d'impôt. On dirait une mise en demeure, ou un truc dans le genre. En tout cas ils ont vraiment l'air menaçant les gars. J'avais oublié de donner les précédents courriers à Henry, ça me revient maintenant.

Je grimace avec la sucette coincée dans la bouche. Peut-être que si je glisse ça sous son bureau, mine de rien avant son retour, il ne remarquera rien. Il la retrouvera comme par miracle et pensera que c'est lui qui a oublié de s'occuper de cette merde. Ouais c'est pas trop stupide comme idée.

Tout en méditant sur la question, je retourne dans ma chambre et retrouve enfin mon smartphone perdu entre les draps défaits. J'attrape l'appareil tout en réalisant subitement que c'est sûrement lui qui m'a réveillé tout à l'heure. Deux messages s'affichent sur l'écran. Le nom de mon colocataire apparaît sous mes yeux à l'instant même où j'entends la porte d'entrée claquer.

Intrigué, je ressors de la pièce et découvre mon meilleur ami planté sur le tapis avec ses bagages. Je me fige à mon tour. Mon regard retourne du côté de mon cellulaire. Le premier message date de quatorze heures et m'informe que Henry rentrera plus tôt que prévu. L'autre date de seize heures, dans lequel il s'inquiète de mon manque de réponse.

Je relève la tête vers mon colocataire et retire ma sucette d'entre mes lèvres dans un « plop » délicieusement horripilant.

- Henry ! M'exclamé-je dans un large sourire non feint. Je ne t'attendais pas avant dix-neuf heures.

Je largue mon téléphone sur le premier meuble venu et m'approche pour lui tendre la lettre dans un haussement d'épaules.

- Mais c'est cool, je suis content de te voir ! Toi qui aimes les trucs sérieux et chiants à mourir, ça tombe vraiment bien. On a reçu la déclaration d'impôt !



©️ Gasmask

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Sujet: Re: It's a beautiful day ♦ Ft Henry la victime    - Mar 12 Juin - 17:57
It's a beautiful day
ft Jay


« Oui maman, merci. J’appellerais grand-mère pour la remercier et je donnerais le gâteau à Jay. Il sera ravi. » Certainement, c’est le seul truc qui considère acceptable. J’évite de lui dire que ça contient des ingrédients bio, ça a l’air suffisamment gras pour lui donner envie de le manger. J’étreins une dernière fois ma mère avant de rejoindre le bus qui est supposé me ramener en centre-ville, loin des exploitations familiales. J’en ai pour au moins deux heures de trajet avec tous les arrêts qu’il fait ce bus, heureusement que j’ai emmené de quoi lire. Je sors mon téléphone pour envoyer un texto à Jay. Finalement, je rentre plus tôt que prévu. J’ai eu ma dose de parents pour quelques temps. J’me dis que le prévenir, c’est la moindre des choses, même si du coup, je le fais pour deux.

Une heure plus tard, je check mon téléphone. Aucune réponse. Tiens, c’est étrange à cet heure-là. J’ai toujours le droit à une connerie de sa part, une remarque cinglante qui est sa manière à lui de me dire qu’il apprécie…. Je lui renvoie un texto. J’vais finir par m’inquiéter. Mais m’inquiéter de quoi ? Qu’il se soit blessé ou qu’il ait ruiné l’appart et qu’il ose pas me le dire ? Je fronce les sourcils en regardant ma boite de réception désespérément vide. Je me remets à lire, mon téléphone vibre enfin. Ah c’est Taz. Est-ce que je compte venir à la répète ce soir ? Oui bien sûr. Ma chère Tata Marguerite aura très envie de me voir ce soir. Mais toujours rien de la part de Jay. Peu à l’aise, j’arrive enfin à mon arrêt et je descends tant bien que mal tout mon barda, en faisant attention au gâteau.

Tout est calme dans le quartier. Je me dis que je m’inquiète encore pour rien et marche d’un bon pas jusqu’à notre loft. En tournant la clef dans la serrure, j’ai un mauvais pressentiment. La porte était en fait déjà ouverte. Je pénètre dans la pièce à vivre et une vilaine odeur m’assaille les narines. Je laisse tomber mes sacs sous le choc –sauf celui qui contient mes livres, celui-là, il glisse en douceur – ma mâchoire inférieure manque de tomber pendant que mes yeux eux manquent de sortir de leurs orbites. Mon regard balaye la pièce principale avec horreur jusqu’à tomber sur Jay dans l’encadrement de sa chambre, à moitié dessapé, comme s’il venait de se réveiller. Ce qui est certainement le cas vu sa tronche. Après avoir retiré une sucette de sa bouche avec un bruit dégoûtant, il m’adresse un grand sourire et m’accueille comme si de rien était. Je sens la colère monter en moi.

Telle une cocotte-minute, je boue intérieurement. Il s’approche et l’odeur de transpiration qu’il dégage me tord le nez. Il me tend une lettre que je saisis machinalement, sans cesser de le regarder. Le mot « impôt » résonne dans ma tête comme une alarme. Il est sérieux là ? Je lève un index en l’air pour lui faire signe d’attendre. J’ouvre la porte d’entrée, je ressors et je referme la porte derrière moi en prenant soin de ne pas la claquer. J’inspire un grand coup. Non. J’ai rêvé. C’est impossible qu’il ait réussi à foutre autant le bordel en un weekend ! Je grimace. Comment j’ai peu dire oui à une coloc’ avec un mec aussi bordélique ! Une inquiétude bien plus immense que le salon m’assaille ! Ma bibliothèque se dessine dans mon esprit et je rentre en trombe pour foncer jusqu’à la pièce en question. J’ouvre tout doucement la porte avec une appréhension complète. Mon cœur bat à toute allure.
(c)MademoizelleZ
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Sujet: Re: It's a beautiful day ♦ Ft Henry la victime    - Ven 15 Juin - 12:05
It's a beautiful day
Henry & Jayden





Le manège d'Henry me laisse perplexe. Je hausse un sourcil en le voyant faire demi tour vers la porte d'entrée.

- Tu repars déjà chez tes parents ? T'as oublié un truc ?

Ma voix s'élève plus fort à mesure qu'il s'éloigne pour tenter de me faire entendre. Mais la porte se referme quand même derrière lui. Je me retrouve comme un con au milieu du salon, à tendre une enveloppe dans le vide. Ce qui me réconforte, c'est que ce taré a vraiment l'air plus timbré que moi pour le coup. Finalement je laisse le papier sur le meuble à côté de mon téléphone. La sucette retourne se coincer entre les dents. Quelque chose a attiré mon attention à travers la fermeture éclaire mal remontée d'un des sacs de mon meilleur ami. Je me penche et récupère la jolie boîte en carton au moment où Henry repasse devant moi en sens inverse. Il a vraiment le feu au cul. Qu'est-ce qui lui arrive bon sang ? Une sexagénaire lui a fait des attouchements sexuels dans le bus ? Je l'ignore et ouvre déjà l'emballage signé Madame Greenstone.  Ça, c'est pour bibi ! Mon estomac jubile déjà tandis que je me redresse en ouvrant le couvercle. Ça tombe foutrement bien. J'ai la dalle.

- Génial ! Ta mère a pensé à moi !

Je fanfaronne en rejoignant machinalement Henry dans sa chambre. Du bout du pied j'ouvre en grand la porte qu'il a laissé à peine assez entrouverte pour se glisser à l'intérieur. Mon ami est là, planté au fond de la pièce dédiée à ses précieux trucs en papier. Ses yeux fous fouillent le moindre recoin de la bibliothèque. Moi, je lance la sucette à peine entamée dans la poubelle de bureau et arrache d'emblée un morceau du gâteau pour l'enfourner dans ma bouche. Un gémissement d'extase m'échappe alors que je lève les yeux au ciel. Sainte Marie merci, enfin de la nourriture comestible !

Mes pieds nus rejoignent Henry. J'essaye de comprendre ce qui l'inquiète à ce point. Parfois je me demande s'il n'a pas quelques troubles paranoïaques. Puis, je me dis que l'abonnement internet coûte déjà assez cher. Une vidéo avec des chatons trop mignons, ça soigne aussi bien qu'un psy.

- J'suis pas entré dans ta chambre de tout le week-end tu sais.

J'essaye de croiser son regard en hochant la tête pour lui prouver ma bonne foi. C'est la stricte vérité. Il m'a tellement pété les couilles avec ses bouquins et l'hygiène de sa piaule qu'il m'a fait penser l'envie d'aller foutre mon nez là-dedans. L'envie dévorante de trouver le journal intime d'Henry – parce que je mettrais ma main au feu qu'il en tient un – s'est fait écraser par la crainte de respirer ses produits ménagers « écovert ». C'est sûrement plein de merdes ces choses-là. Ça baigne entre les murs de sa chambre, et lui, il dort là-dedans. Ça doit lui grignoter la cervelle à petit feu. Et d'ailleurs maintenant que j'y pense, ça doit sûrement venir de là, ses troubles psychotiques. Faudra que je remplace tout ça par de la javelle un de ces quatre.

- Enfin, y'a bien eu cette fille qui est venue vendredi soir. Stephanie je crois. Elle avait vraiment envie de rentrer là-dedans. Je lui ai expliqué que j'avais un coloc assez tordu et qu'elle allait sûrement repartir traumatisé de cette pièce. Figure-toi que ça l'a excitée plus qu'autre chose ! J'ai jamais vu une nympho pareille. Bref, elle a même voulu qu'on s’envoie en l'air sur ton pieux, t'imagine ?

Je mâche distraitement mon bout de gâteau, les yeux perdus dans le vague de mes souvenirs. La présence d'Henry me revient soudain lorsque je le sens se tourner subitement vers moi.

- Mais on n'a rien fait ! Sur ton lit, je veux dire. Elle est pas entrée ici, je te jure, ajouté-je précipitamment avant de le voir faire une syncope entre les étagères. T'en veux ?

Mon bras tend la boîte du gâteau vers lui. Mes doigts libres se calquent alors contre mes lèvres lorsqu'un gros postillon de nourriture jaillit de ma bouche et disparaît quelque part entre nous. Ah. Mince alors.  



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