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 Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino
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Valentino M. DiBello

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Sujet: Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino    - Mar 25 Sep - 9:57Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino Empty


“perfect love is the most beautiful of all frustrations because it is more than one can express.”



Years ago you left me with no word
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Madeline░Valentino
Cette fois-ci, c'était le mot de trop. Avec Madeline, les choses étaient allées trop loin. Ils se disputaient, encore pour une broutille, sauf que voilà, comme à chaque fois, tout cela prenait des dimensions bien trop grandes. Et cette fois-ci, Valentino n'avait pas eu peur de parler d'un sujet qu'ils taisaient tous les deux depuis bien trop longtemps. Plus d'un an, désormais, où ils s'étaient remis ensemble. Une longue année de silence. L'omission de leur passé tumultueux mis à part, tout se passait plutôt bien. Mais ce silence prenait le dessus sur la patience de Valentino, et particulièrement à ce moment précis. Aux paroles de Madeline, qui lui disait qu'il ne pouvait pas comprendre, il roulait des yeux. Elle était sérieuse ? Et elle, elle pouvait comprendre ce qu'il avait vécu ? Si seulement elle comprenait, elle saurait au moins qu'il avait été comme en pause, un fantôme de lui-même. Que sans elle, sa vie avait été fade, sans goût, sans intérêt. Qu'il avait cru mourir plus d'une fois. Le ton amer, Valentino laissa échapper un petit rire ironique. Comment tu peux me dire que je ne comprendrais pas ? T'es sérieuse ? Est-ce que tu m'as vu ? Est-ce que tu sais seulement ce que ça a été pour moi, ces dernières années ? Ce que j'ai enduré, seul ? Les questions qui me sont venues, qui me hantaient chaque soir, quand je me retrouvais seul dans notre ancien appart ? L'incompréhension qui m'habitait, et la colère qui venait me contrôler ? Est-ce que tde tout ça t'en as la moindre idée, putain ? Appuyé contre le plan de travail, il tourna le dos à Madeline. IL fallait qu'il se calme, qu'il reprenne le contrôle de lui-même. La colère qui l'entrainait, qui le contrôlait n'était jamais vraiment parti à partir du moment où il n'avait jamais eu l'occasion d'apprendre la vérité. Une vérité qui, de par son absence, l'empêchait d'avancer. Il ne se savait même pas capable de recommencer une véritable relation de couple sans elle. Valentino n'espérait qu'une seule toute petite chose : que sa vie soit avec Madeline. Parce qu'elle était la seule femme qu'il n'ait jamais aimée. La seule à pouvoir faire de lui quelqu'un de bien. Des années auparavant, il y était presque arrivé, avant de tomber dans une décadence, une déchéance interminable, l'attirant dans les flots d'un enfer sur terre. Son absence, voilà ce qui avait détruit sa vie, ses espoirs, la possibilité d'un futur dans sa vie. Pendant de longues années, il avait tenté de se résigner, de se dire qu'elle était partie, et que c'était mieux comme ça. Pour elle, plus que pour lui. Qu'il ne l'empêcherait pas d'avoir une vie. Il était presque arrivé à oublier que la douleur était bien présente. Et, comme de rien, la voilà à nouveau présente, à nouveau dans sa vie. Depuis un an. Une année belle à en crever. Et pourtant, il y avait toujours ce non-dit qui l'empêchait d'arriver à se sentir réellement bien.
Il aurait tellement aimé que ça, elle le comprenne. Qu'elle l'accepte. Et qu'elle lève enfin le voile sur la vérité. C'était peut-être la raison pour laquelle, au petit matin, ils étaient -encore- en train de se disputer. Comme presque toutes les semaines depuis quelques mois. Des semaines où ils vacillaient entre le bonheur d'être à deux, et des disputes partant d'un rien, avant de dépasser les limites de l'entendement, grossissantes, mais uniquement par la faute de Valentino, et de son besoin de savoir. Sans cette connaissance du passé, il vivait avec la crainte permanente que Madeline ne reparte de sa vie, comme évaporée, partie en fumée. Et ça, il ne pouvait pas avancer avec, il peinait à l'accepter. On dirait que c'est toi qui comprends pas ! Que tu veux pas comprendre. C'est important pour moi, de savoir, d'avoir toutes les clés en mains. Non pas pour terminer leur relation, mais plus pour terminer les séances chez le psy, à lui dire depuis près d'un an qu'il craignait qu'elle ne s'évapore. Qu'elle s'en aille. Encore. Et qu'il se retrouve avec plus rien, pas même la volonté de continuer de vivre, même pas vivre pour son boulot qu'il aimait tant. Parce que chaque jour, chaque heure, à chaque minute, la place qu'occupait Mads prenait de l'importance. Elle se fixait dans la vie de Valentino, formant une part importante de celle-ci. Alors rien que l'idée qu'on puisse lui arracher un bout de vie, ça le tuait de l'intérieur.


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Madeline A. Ellis

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Sujet: Re: Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino    - Dim 7 Oct - 19:41Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino Empty



Peut-on partager une telle souffrance ?

Une nouvelle dispute venait d’éclater. Elles partaient souvent de rien… Quelques mots, une allusion, un sous-entendu… En somme, une étincelle qui suffisait à déclencher un vrai brasier. La conversation pouvait rapidement vriller si l’un ou l’autre était un peu trop fatigué par sa journée, si une enquête avait mis leurs nerfs à vif, ou si tout simplement ils avaient eu un peu trop de temps libre seul pour laisser leur esprit vagabonder et se pencher sur le passé. Madeline avait osé prétendre que son homme ne pouvait pas comprendre ce qui pouvait parfois la murer dans le silence. Elle s’en était convaincue car elle craignait que sa réaction soit finalement le rejet. Mieux valait le tenir éloigné de ce qui avait été un drame à ses yeux plutôt que de prendre le risque de le perdre à jamais. Voilà ce qui résonnait dans la petite tête brune de la jeune femme, au-delà de toute logique. Que Valentino ait besoin d’avoir toutes les clés en main la dépassait, prisonnière d’une peur de malmener à nouveau leurs coeurs. Alors lorsqu’il s’énerva de plus belle, Madeline ferma doucement les yeux et baissa la tête. Une attitude trahissant toute la culpabilité qu’elle pouvait éprouver au quotidien, lorsqu’elle croisait le regard tourmenté de sa moitié, que le ton montait parce qu’il voulait percer ces silences, quand des sujets sensibles étaient abordés. Avancer… Fonder une famille… Madeline serra les poings à cette idée, une crampe venant lui tordre les intestins. La douleur était encore vive… Parfois, elle doutait de pouvoir le surmonter un jour. À croire que la plaie ne pourrait jamais cicatriser et que le deuil de cet enfant qui n’avait jamais vu le jour ne serait jamais fait. « Oui… Je suis sérieuse Val’… Je… J’ai moi-même eu un mal fou à assimiler tout ce qui a pu m’arriver en étant loin de toi, comment est-ce que tu pourrais le comprendre bon sang ?! » Il lui tournait le dos et elle avait l’impression que ses paroles lui revenaient en pleine face. Comme si ces dernières se heurtaient à un mur et qu’il n’atteignaient pas son compagnon.

Finalement, il lâcha les mots qu’elle redoutait tant : il avait besoin de cette vérité. C’était quelque chose qu’il devait connaitre pour être bien. Mad’s ne voulait que son bonheur… En aucun cas elle ne cherchait à être de nouveau la source de ces tourments. Alors réaliser qu’elle bloquait la situation et qu’elle était susceptible de lui faire du mal au quotidien était quelque chose de très difficile à gérer. « Que je ne veux pas comprendre ? Vraiment ?! » Elle passa une main sur son visage, sentant un vent glacial de panique l’envelopper de la tête aux pieds. Que pouvait-elle lui dire ? Que pouvait-elle faire pour en sortir indemne et l’épargner ? Lui révéler qu’elle était partie et qu’elle avait de ce même fait tuer leur enfant, était impossible pour elle. Car Madeline en était arrivée là. Le chagrin l’avait entrainé si bas… Elle s’était rejetée la faute, avait culpabilisé et s’était ainsi flagellée durant de longs mois. Lorsqu’elle avait relevé la tête grâce à sa cadette, elle avait fait mine d’avoir pansé ses plaies… Mais rien ne s’était réellement dissipé. Le partager aujourd’hui avec Valentino était tellement difficile. Elle avait honte, elle se sentait si mal… Elle avait peur qu’il la dévisage d’un regard, qu’il la rejette et se mette à la détester à cause de ce qu’il s’était passé. « Mais qu’est-ce que ça changera de savoir ce qu’il s’est passé à Chicago ? Dis-moi… Qu’est-ce que ça t’apportera pour nous maintenant ? » Elle attendait qu’il se retourne, le suppliant déjà du regard de l’épargner. Mais elle savait d’avance que ça n’allait pas suffire.

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Valentino M. DiBello

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Sujet: Re: Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino    - Dim 14 Oct - 16:38Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino Empty


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Madeline░Valentino
Vision empourprée par la colère, il ne comprenait pas où était le problème. Ne méritait-il pas de savoir pour arrêter de se trouver avec cette peur qui le tenaillait, qui le faisait craindre à chaque seconde qu'une fois de plus, elle ne s'en aille ? N'avait-il donc pas droit à la vérité ? Lui, tout ce qu'il voulait, c'était de savoir. Ça ne changerait rien à leur futur, il en était sûr. Mais ce mensonge, cette vérité cachée, il ne la supportait plus. Cette situation le brimait dans son épanouissement personnel, dans celui de leur couple, mais surtout, dans la confiance qu'il offrait, ou pour le coup, n'arrivait pas à offrir à Madeline. Et, à petit feu, ça le tuait. Un feu lent, et dévorant, brulant désagréablement.

Elle ne devait pas réaliser, Madeline, que ses paroles, comme l'absence d'aveux sur la vérité le cisaillaient.  Il avait l'impression qu'elle le prenait pour un idiot, incapable de se figurer les choses. Pourtant, après tant d'attente, sa vie mise en pause dans un espoir si fin qu'il avait tout pour être irréalisable, il semblait en mesure de comprendre. Il était en mesure, il en était sûr. Qu'elle ait trouvé quelqu'un d'autre, qu'il lui ait fait peur. Il était capable de tout entendre. Mais apparemment, elle le sous-estimait. Et ça l'agaçait. Il s'appuya sur le plan de travail, pour éviter de faire un geste brusque qui pourrait lui faire peur. Mais merde ! Lui il faisait tout pour elle, et elle, juste avouer les choses, elle en était pas capable ? C'était très frustrant. Tu crois que je suis idiot ? Que je peux pas essayer de me mettre à ta place ? Ou pire encore, que j'ai pas le droit de savoir ? Mais grande nouvelle : J'AI ce droit. Comme n'importe qui d'autre.

Il avait vraiment l'impression que l'importance que ça pouvait avoir pour lui, soit elle ne voulait pas le comprendre, soit elle s'en fichait. Et ça le tuait, petit à petit. Plus le temps passait, et plus alors que le sujet était constamment évité, il commençait à se demander s'ils ne feraient pas mieux d'arrêter les frais. Ca lui ferait un mal de chien aussi, mais peut-être de plus courte durée. Au moins, cette fois-ci, ça ne serait pas une décision unilatérale, prise par Madeline. Mais rien que d'envisager la possibilité d'une séparation, il avait l'impression d'être au bord du gouffre, sur le point de faire un malaise. Il paraissait peut-être faible, mais il l'avait dans la peau. Oui vraiment. Il lui faisait désormais face, le visage tiré par l'anxiété et la colère. La contrariété. Cette frustration qu'elle lui donnait à se muer dans ce silence destructeur.
Enfermé dans le besoin de savoir, il n'arrivait pas à comprendre que ça pouvait faire du mal à Madeline. Complétement focalisé sur lui, et à dix-mille lieues d'imaginer un seul instant la véritable raison de son silence.

Devant le mur qu'elle représentait, il baissa les yeux, et soupira. Les mots qui passaient par sa bouche, il ne les contrôlait pas à ce moment précis, inconscient de ce qu'il disait. Si t'arrives pas à voir l'importance que ça peut avoir pour notre couple, alors je vois vraiment pas pourquoi est-ce qu'on essaie de faire que ça fonctionne, ça ne le pourra jamais vraiment.. Dans le fond, il avait raison. Un couple se base sur la vérité, et jamais sur des mensonges. Mais l'éventualité que ça sous-entendait, il ne l'acceptait pas pour autant, et c'était peut-être insciemment la raison pour laquelle il poussait pour qu'elle lève le voile sur ses années d'absence.

Elle lui demandait ce que ça changerait qu'il sache, pourquoi c'était important. Cette fois-ci, c'était à Valentino de faire tomber le masque, et de se dévoiler, sans essayer d'enjoliver la vérité, sans détour, sans essayer de ne pas vraiment dire ce qui le touchait à ce point. Il se passa la main sur le visage jusque dans les cheveux, qu'il lissa sans le vouloir en arrière. Puis il laissa ses épaules s'affaisser, pendant qu'il prenait la parole, dévoilant sa propre vérité. Juste que ça m'enlèvera la crainte de te revoir partir à nouveau. Cette fois-ci, je ne m'en sortirai pas.. Ses derniers mots se brisèrent. Il déglutit, retenant la buée qui voilait sa vision de la femme qu'il aimait, de celle pour qui il aurait donné sa vie sans la moindre hésitation. Il avait déjà eu du mal à la perdre une fois, et il avait eu le bonheur de la retrouver. La vie sans elle, ça n'avait plus de goût, plus d'intérêt. Plus rien.


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Sujet: Re: Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino    - Jeu 1 Nov - 22:54Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino Empty



Peut-on partager une telle souffrance ?

Idiot ? Sûrement pas. Valentino était loin d’être stupide et jamais Madeline n’avait eu l’impression de lui faire ressentir ça. Comment pouvait-il imaginer qu’elle puisse penser cela un seul instant ? Elle qui l’avait toujours regardé avec cette lueur d’admiration dans les yeux ; qui l’aimait de toutes ses forces… La brunette avait toujours été animée d’une passion sans égale à l’égard de son homme. Elle l’estimait plus que tout au monde, redoutait de le décevoir à nouveau et n’était toujours pas parvenue à estomper les cicatrices de cette culpabilité passée. Derrière ses sourires, elle souffrait. Certes, chacun d’entre eux était vrai, néanmoins ils dissimulaient des séquelles. Aujourd’hui encore Val’ cherchait à déterrer ces douloureux souvenirs pour saisir les éléments qu’il n’avait pas encore en sa possession afin de tout comprendre. Il lui manquait des pièces du puzzle, que Madeline retenait dans un mélange de courage et de peur. Elle craignait tellement de le blesser… Mais il s’acharnait. Il tenait à faire valoir ce droit et Madeline se mordait doucement l’intérieur de la joue pour ne pas craquer. Elle frôlait l’implosion, complètement acculée… Par flash des images lui revenaient violemment à l’esprit. Son départ… Les larmes dans le train… Les nuits d’insomnie… La fausse-couche.

Valentino pensait réellement qu’elle faisait exprès de ne pas comprendre et qu’elle provoquait cette incompréhension qui les éloignait peu à peu. Ses mots la blessèrent sans même que le jeune homme n’ait dû vraiment s’en rendre compte. Plus il parlait et plus Madeline se sentait ailleurs. Complètement sonnée par la violence tacite de ses propos. Étaient-ils entrain de lutter pour faire tenir un couple qui n’avait pas d’avenir ? Pensait-il vraiment que leur histoire allait de toute évidence se terminer dans le mur ? La peur de le perdre tirailla la jeune femme, qui se figea sous l’effet d’une horrible crampe à l’estomac. Comme si on venait de lui planter un couteau dans le ventre. Une douleur si vive, née d’une angoisse et lui rappelant tant d’épreuves passées. Madeline avait été propulsée dans une bulle terrifiante, celle d’un cauchemar qu’elle revivait sans cesse depuis des années sans réussir à lui échapper.

FLASH BACK
« Tais-toi ! Je t’en supplie Solange, arrête ! » Madeline venait de plaquer ses mains sur ses oreilles, comme une enfant apeurée qui cherchait à fuir un monstre, ici une réalité. Sa sœur s’entêtait en lui parlant de Valentino, en lui assurant que ça n’était peut-être pas irréparable et qu’elle pouvait encore le retrouver. Qu’il comprendrait… Qu’il accepterait et qu’ils pourraient avoir cet enfant ensemble, fonder un foyer stable et uni. Madeline mourrait de chagrin à petit feu et était persuadée du contraire. Jamais il ne voudrait l’écouter et comprendre cette fugue. Il devait la haïr. « Mais… » Madeline se retourna brutalement et hurla : « STOP ! » Mais d’un seul coup, elle s’arrêta et porta une main à son ventre. Les lèvres entre ouvertes, plus aucun son ne s’en échappait. Elle avait les yeux grands ouverts et les traits de son visage exprimèrent tout à coup une extrême souffrance. En quelques secondes, elle s’effondra. « Madeline ! » Sa sœur, complètement paniquée, se précipita à ses côtés. « Solange… Aide-moi. » Elle ferma les yeux, descendit ses mains au niveau de son entrejambe qu’elle sentait un peu mouillée, et constata avec horreur qu’elle saignait. « Je t’en supplie… » - parvint-elle à articuler, entre deux sanglots.
FIN FLASH BACK

« Tu vas me détester. » -souffla-t-elle doucement. Avait-elle la force de l’affronter ? Sûrement pas. Mais elle n’avait pas le choix. Il réclamait quelque chose qu’elle ne pouvait plus lui refuser, car après tout il disait vrai : il avait le droit à cette vérité. Apeurée, Madeline passa une main sur son visage. Elle était incapable de le regarder en face. Il avait peur de la voir repartir, alors qu’elle craignait qu’il la jette dehors. « Je ne suis pas partie toute seule. Je… J’étais enceinte. » Ces mots eurent l’effet d’une gifle. « Mais… » C’était trop difficile à dire. Ne parvenant plus à retenir les larmes, Madeline s’effondra. « Je suis désolée… Je suis tellement… » La culpabilité l’écrasait.

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Sujet: Re: Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino    - Dim 6 Jan - 23:05Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino Empty


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C'était déjà bien assez dur de vivre avec le souvenir de son absence, il n'était plus en mesure d'avancer avec la crainte qu'elle parte. C'était peut-être idiot. Peut-être que Valentino donnait l'impression de chercher les ennuis entre eux, en demandant des comptes à Madeline. Mais il s'en était rendu compte : il ne pouvait plus avancer comme ça. Pas en sachant que son départ pouvait se produire de nouveau. Ou plutôt pas en le craignant. Pas en ignorant les raisons qui l'avaient poussée à fuir, sans donner la moindre nouvelle. Non, ça, ce n'était juste pas envisageable. Et ça lui faisait un mal de chien.

Parce que tout ce qui touchait à Madeline lui faisait mal. Il l'aimait au point que ça lui serrait le cœur. IL se sentait faible dès qu'il la voyait pâlir, dès qu'il la voyait rougir. Il avait l'impression d'être capable de tout pour l'aider quand il la voyait faiblir. Et il était prêt à aller de l'avant de bien des choses. Et le flic n'arrivait pas à comprendre pourquoi la femme qu'il aimait ne lui donnait pas accès à cette seule raison, cette seule explication, qui brulait, infiniment, dans son souvenir, mettant le feu à tout ce qu'il aimait, tout ce qu'il chérissait. Il avait vu sa vie basculer une première fois, tombant dans un vide sans fond, que seuls les abysses et le néant semblaient remplir. S'il devait basculer une seconde fois, le fond, il le toucherait. Seul. Et ce serait le point de non-retour. Même s'il avait des gens qui l'aimaient. Même s'il avait une famille. Valentino ne s'en remettrait jamais. Alors comment avancer quand cette épée de Damoclès pendait derrière sa nuque, prête à s'enfoncer et s'insinuer dans l'ensemble de son corps ?


Appuyé contre le plan de travail, il avait eu des mots durs. Cassants. Brutaux. Sans équivoque. C'était soit elle lui disait, soit elle pouvait faire ses affaires et repartir comme elle était arrivée. Evidemment, il espérait plutôt que ça n'arriverait pas. Qu'elle lui parlerait. Parce qu'il se mourrait pour entendre les mots passer au travers de sa bouche. Même les plus difficiles. Mêmes les plus crève-cœurs. Il voulait y croire plus que tout au monde. Parce qu'à ses yeux il n'y avait pas d'autres moyens pour que les choses aillent vraiment bien en tout point entre eux. Et tout ça, même si, ce sujet laissé de côté, tout semblait aller pour le mieux pour les tourtereaux. Mais pour Valentino, c'était un poids qu'il portait, et qu'il n'était plus capable de porter de la même sorte.

Il avait eu l'impression qu'elle avait mis une éternité avant de se décider. Avant de parler. Et ses premiers mots semblèrent comme apaiser la colère de l'italien, laissant de la compassion. Il ne savait pas encore mais une chose était sûre jusque là..Je ne pourrais jamais te détester, Madeline. Si c'était l'impression qu'il lui avait donnée, il en était désolé. Dans le fond, il ne savait juste plus quoi faire. Il était désemparé et prisonnier de ses peurs. Il n'attendait que ses mots à elles pour laisser s'évaporer le joug qui l'oppressait. Et quand les mots vinrent, il ne put s'empêcher de prendre la main de la jeune femme et de la regarder droit dans les yeux, toutefois incapable de la serrer contre lui pour l'instant. Je ne comprends pas, pourquoi tu ne me l'as pas dit, à l'époque ? Il posait la question, pourtant, il connaissait parfaitement bien la réponse. Il aurait été à sa place, il aurait fait comme elle. Puis, en entendant sa dernière phrase, il l'attira contre lui et enroula ses bras autour de sa taille. Il ne savait pas clairement ce qu'il y avait à comprendre d'autre que d'avoir perdu l'enfant, mais ça avait été dur pour elle. Et finalement, il se rendait compte que la vérité avait un prix. Et que ce n'était pas lui qui le payait, mais bien elle, qu'il avait forcée à parler, forcée à revivre ce non-dit. C'est moi qui suis désolé. Que tu n'aies pas pu juger que j'étais en mesure de l'entendre à l'époque. J'aurais dû être là. Je n'aurais pas dû te forcer à en parler.. Il plissa les sourcils et passa sa main sur sa joue, cherchant son regard. Cherchant son pardon. Même si le passé était fait, et ne pouvait plus être défait désormais.


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Sujet: Re: Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino    - Dim 14 Avr - 13:30Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino Empty



Peut-on partager une telle souffrance ?

Une partie de son secret venait d’être dévoilée. Elle avait enfin avoué qu’elle n’avait pas quitté la ville seule, six ans auparavant. Elle avait porté la vie, un petit être qui aurait pu être à leurs yeux un savant mélange de leurs tempérament de feu. Elle avait été, le temps de quelques semaines, une maman. Le regard de Madeline se posa sur sa main, désormais réfugiée dans celle de Valentino et cherchant désespérément un peu de réconfort au travers de ce contact. En vain, puisque maintenant il lui demandait la raison de son silence. Pourquoi n’avait-elle pas parlé de cette grossesse ? La jeune femme resta muette, sentant monter en elle une angoisse indescriptible. Un vent de panique soufflait désormais dans son esprit déjà bouleversé, embrouillant le peu de pensées qui tenaient encore la choc. La suite était trop difficile à exprimer clairement. Madeline était incapable de dire à haute et intelligible voix qu’elle avait eu peur et qu’au final, elle n’avait pas réussi à protéger ce futur bébé, qu’elle l’avait perdu… Depuis tout ce temps elle se tenait responsable de cet accident. La culpabilité l’avait rongé, puis elle avait ressenti le besoin de revenir, de le revoir, pensant guérir en se confrontant à ses fantômes. Seulement, elle s’était répété et convaincue qu’une telle chose l’éloignerait à nouveau de l’homme qu’elle avait retrouvé et que ce dernier ne lui pardonnerait jamais un tel non-dit. Comment Valentino pourrait-il ne pas se braquer face à une telle révélation ? Comment ne pas lui en vouloir d’être partie avec son enfant -dont il n’avait même pas conscience de son existence- et de l’avoir perdu ?! Le fossé s’était creusé et ils en étaient arrivé là. Les larmes avaient pris le dessus, la voix de Mads s’était brisée dans un sanglot de souffrance.

Les yeux clos, elle n’avait plus conscience de ce qui l’entourait. Elle s’était refermée comme une huitre, serrant les dents en espérant que l’obscurité gommerait sa peine. La jeune femme se sentit happée dans les bras de Valentino, réduisant à néant cette distance qui les séparait encore. Il l’enferma dans une étreinte protectrice, lui offrant alors un abris contre son torse. Instinctivement, Madeline vint nicher son visage mouillé de larmes dans le creux de son cou, inspirant profondément entre deux sanglots. Le parfum de Valentino la rassurait et l’apaisait en la reconnectant à des souvenirs heureux. Néanmoins, ce sont ses mots qui eurent le plus d’effet sur elle, loin de tout ce qu’elle avait pu redouter. Il s’excusait, la contraignant alors à partager cette culpabilité. Madeline était sans doute trop déboussolée pour réellement réagir et s’en étonnée, fatiguée et perdue. Elle prenait sur elle pour essayer de se calmer, alors que Val’ se reculait légèrement, caressait sa joue et cherchait à capter son regard. Les sourcils plissés, il avait un air grave peint sur le visage. Il semblait profondément touché par la situation, mal pour elle et désolé. Madeline, de son côté, avait honte et ne réalisait pas encore ce qui était entrain de se passer entre eux. Elle était là, fébrile, entre ses bras… « Je n’aurais pas dû t’imposer mon silence. » Elle cligna des yeux à plusieurs reprises, comme pour chasser les dernières larmes qui embuaient son regard et reprendre ses esprits. « Tu avais le droit de savoir. C’est juste que… Je… » Elle souffla doucement, en fermant les paupières… Rester pleinement maître de ses émotions était une chose si difficile à accomplir. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle plongea son regard brillant dans celui de Valentino. « J’avais peur… Tout est allé très vite, on n’était pas prêts… et après… C’était impossible de revenir en arrière. » Le bout du nez rougi, un regard épuisé, une voix tremblante… Madeline n’était plus que l’ombre d’elle-même. Elle s’accrochait de toutes ses forces au regard de Valentino.

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Sujet: Re: Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino    - Dim 4 Aoû - 23:32Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino Empty


“perfect love is the most beautiful of all frustrations because it is more than one can express.”



Years ago you left me with no word
Now i need to know


Madeline░Valentino
Face à cette révélation, il se sentait seul, il se sentait vide. Pourquoi ne lui avait-elle jamais dit, même aujourd'hui ? Pourquoi avait-il du creuser, encore et encore pour savoir quelque chose de si dur à entendre ? Pourquoi avait-elle choisi ce silence, plus difficile, plus lourd et oppressant que la simple vérité. Qui, certes, lui aurait fait du mal, mais il aurait compris.
A l'époque, Valentino n'était pas particulièrement mature. Il aimait les fêtes, ce qui est toujours le cas, mais il en abusait, il ne savait pas se contrôler. Il passait son temps à faire le con, et il savait pertinemment que ça n'était pas la bonne solution. Mais plus les secondes passaient, et qu'il regardait Madeline, plus l'incompréhension menait la colère. Qui était-elle pour décider seule de leur rupture ? Pour décider seule de se séparer de l'enfant ? C'était contre sa décision plus que contre elle que sa colère se dressait. Mais rien ne pouvait justifier d'un tel acte à ses yeux. Les larmes montaient dans ses yeux, larmes qu'il peinait à retenir. Il regarda la femme qu'il aimait toujours malgré tout, l'âme en peine. Valentino avait du mal à déglutir, du mal à digérer chacun des mots qu'il avait entendus. Il soupira, avant de lui accorder de plonger son regard dans le sien. Le besoin d'en savoir plus était désormais plus qu'important. Pourquoi… pourquoi est-ce que tu ne me l'as pas dit plus tôt ? Tu m'as laissé te détester pendant tant d'années, quand tu es revenue pourquoi est-ce que tu ne me l'as pas avoué plus tôt ? Ca nous aurait évité tellement de discussion… Pour le coup, c'était bien vrai.

Il passa sa main sur son front, puis sur le reste de son visage. Il fallait qu'il soit en mesure de se réveiller de ce cauchemar. Parce que c'était tout ce que c'était : un putain de cauchemar. Il avait envie de hurler, de crier, de tout casser. Mais aussi de pleurer. Les larmes désormais plus forte que lui, avaient décidé de couler, doucement mais surement, sur sa joue. Il baissa la tête, les essuyant en faisant mine de ne se pincer que le haut du nez, trop fier pour montrer qu'il était vraiment touché par tout ce qu'il venait d'apprendre. Il soupira, en fermant les yeux, avant de revenir regarder sa compagne droit dans les yeux. Et puis… qu'est-ce qui t'as donné le droit de… il baissa la voix, en respirant difficilement, avant de lancer la phrase interdite. … de t'en débarrasser ? Ce n'est pas le genre de décision qui se prend à deux ? Demanda-t-il, l'âme en peine à l'idée qu'il pourrait être papa, désormais. Ce n'était plus de la colère qui se dirigeait face à ses actes, mais vraiment de l'incompréhension. Du plus loin qu'il ne se souvienne, Madeline lui avait toujours dit qu'elle voulait des enfants, en ayant demandé la première fois comme une confirmation à Valentino qu'il en voudrait un jour lui aussi. Et jamais il n'avait dit non. Lui avait pensé pendant toutes ces années où ils avaient, plus ou moins volontairement, fait peu attention, qu'ils essayaient en vain. Que si ça n'était jamais arrivé, c'était soit parce que ce n'était pas le moment, soit parce que Mads n'avait jamais arrêté la pilule. Et désormais, tout ce qu'il croyait savoir venait de s'effondrer.


par humdrum sur ninetofive

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She just walk away
She just walked away.. Why didn't she tell me, and where do I go tonight? She didn't say a word, just walked away.. When she left me, i was the last to know..

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Madeline A. Ellis

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Sujet: Re: Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino    - Dim 11 Aoû - 22:05Years ago you left me with no word, now i need to know - Madeline&Valentino Empty



Peut-on partager une telle souffrance ?

Cette confrontation qu’elle avait tant redouté était particulièrement difficile à gérer. Elle, qui avait espéré se sentir enfin plus légère après avoir finalement tout avoué, ne se sentait pas tellement mieux. Il lui suffisait de chercher à capter le regard de Valentino pour comprendre qu’il se perdait doucement dans la confusion, qu’il perdait pieds, et que tout allait peut-être vriller si ses émotions le rattrapait. Une fois la nouvelle encaissée, qu’il réalisait ce qui s’était passé, il pouvait après tout changer de comportement à son égard. Elle craignait de voir s’envoler la compréhension qu’il lui avait jusqu’à présent accordé. Madeline avait réellement peur de ça. Alors elle bafouillait, s’emmêlait quelque peu les pinceaux, ne terminait pas ses phrases… Si bien qu’elle était loin de se douter que l’interprétation qu’en faisait son homme était erronée. Il avait de nombreuses questions et Mads prenait sur elle pour tenter de lui fournir les réponses les plus justes possibles. Jamais elle ne pourrait manquer de sincérité à son égard ; seulement, il lui fallait peser ses mots pour ne pas le blesser maladroitement, pour ne pas qu’il s’imagine que leur histoire avait manqué d’amour car la jeune femme n’avait jamais cessé de l’aimer. Pas un seul instant. Pourquoi n’avait-elle pas parlé plus tôt ? Par où commencer ? « Au début par peur, sûrement… » Sa voix était faible, presque étouffée par un voile de honte. Aujourd’hui, avec du recul et plus de maturité, elle se rendait bien compte que c’était une erreur complètement idiote. « Et en revenant… Je voyais bien que tu me détestais. À quoi ça aurait servi ? Je me disais que j’allais simplement entretenir ta colère en te confiant tout ça. Et tu n’aurais peut-être même pas voulu m’écouter en plus de ça… » Cet argument était difficile à contrer si on gardait en tête le fort caractère de Valentino et l’accueil qu’il avait -justement- réservé à la brunette. Il avait donc été assez compliqué pour elle de mettre les deux pieds dans le plat à son retour. Ça aurait été comme jeter de l’huile sur un feu ardent, décuplant les dégâts. « Je me suis posée beaucoup de questions, me demandant comment tu aurais pris ces explications. N’imagine pas que je n’ai jamais essayé de parler ou que je n’ai pas pensé à toi. S’il te plait… » Seulement la réaction de Val’ fut tout autre. Il s’était à son tour renfermé sur lui-même, demeurant silencieux. Cela inquiétait Madeline, qui restait comme suspendue à ses lèvres, attendant le moindre mot de sa part. Il était mal… Elle le voyait clairement et cela la déstabilisait encore plus. Il fuyait son regard, cachait ses émotions, la laissait seule face à un mur de silence. Elle recula alors d’un pas, comme pour lui signifier qu’elle lui laissait tout l’air dont il pouvait avoir besoin et que jamais elle n’irait lui mettre la moindre pression pour qu’il réponde. Elle était là, elle avait besoin de lui sans pour autant mettre de côté son ressenti face à cette annonce. Il venait tout de même d’apprendre qu’il aurait pu être papa, Madeline avait bien conscience de l’épreuve que ça pouvait être, elle qui vivait avec ce deuil inachevé depuis toutes ces années.

Lorsqu’il releva la tête vers elle, assumant finalement ses yeux rougis par quelques larmes, Mads sentit son cœur se briser. Ça ne présageait rien de bon… Son corps tout entier se crispa, dès lors qu’il reprit la parole. Ses mots eurent l’effet d’une lame froide plantée en pleine poitrine. Avec le peu d’explications qu’il avait pu obtenir, Valentino s’était imaginé qu’elle avait avorté. Cette interprétation était complètement plausible ; néanmoins Madeline ne s’était pas rendue compte qu’elle avait sous-entendu cela, malgré elle. Sa respiration se coupa. « Quoi ? » -souffla-t-elle finalement, donnant alors l’impression qu’elle venait de se prendre un violent coup dans l’estomac. Elle aurait presque pu ressentir quelques douleurs fantômes, traces du traumatisme de sa fausse couche passée. « Tu… Tu penses vraiment que j’ai… fait ça ? » Sa voix venait de se briser dans un sanglot. « Tu crois que je m’en suis débarrassée ? » Instinctivement, elle posa sa main sur son ventre et serra doucement le tissu de son haut. Elle avait mal et perdait pieds. C’était de la folie de penser qu’elle aurait pu faire du mal à cet enfant. « Je l’ai perdu, Valentino. » Elle le fixait droit dans les yeux, soutenant son regard comme elle pouvait en signe de totale franchise. C’est alors qu’elle écarta les bras dans un geste presque désespéré et lâcha complètement prise. « Mon propre corps m’a privé de ce bébé ! J’ai fait une fausse couche ! » Voilà que toute la colère qu’elle éprouvait envers elle-même remontait en surface. Car ça avait toujours été ainsi dans sa tête : elle était responsable de cette perte. C’était de sa faute, car avant même d’avoir mis au monde cet enfant, elle n’avait pas su le protéger. Elle n’avait pas réussi à être une bonne maman. Profondément meurtrie, Madeline mis davantage de distance entre eux. « Comment tu voulais que je te dises que j’avais perdu notre bébé ? …Comment j’aurais pu supporter de te blesser encore plus et de te décevoir, Val’ ? » Ses jambes tremblaient, si bien qu’elle chercha un semblant d’appui autour d’elle. Elle ne parvenait plus à le regarder, ayant désormais la tête baissée.


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    'Cause I got issues, but you got 'em too. So give 'em all to me and I'll give mine to you. Bask in the glory, of all our problems. 'Cause we got the kind of love it takes to solve 'em. Yeah, I got issues. And one of them is how bad I need you...
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