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 joe + il ne faut pas toujours tourner la page, parfois il faut la déchirer.
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Date d'inscription : 14/04/2016
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Sujet: joe + il ne faut pas toujours tourner la page, parfois il faut la déchirer.    - Jeu 14 Avr 2016 - 15:07

Joan I. Dixon-Mills

   
des fois nous devons faire semblant de sourire et faire comme s'il ne s'était rien passé

   
Tell us about you

   

   Moi c'est joan isabella dixon-mills mais tu peux également m'appeler joe. Je suis né(e) le vingt octobre à la nouvelle-orléans. J'ai donc vingt-cinq ans. J'ai des origines américaine. Je suis hétérosexuelle et célibataire. Je bosse en tant que danseuse. Je fais partie des john lennon. Les gens me disent que je ressemble comme deux gouttes d'eau à holland roden.
   © tearsflight
Comment te définirais-tu? Pour faire court, je suis quelqu’un de simple. J’essaie de profiter de chaque instant sans me prendre la tête car j’estime que mon passé m’a assez fait de la vie à suffisamment profiter de moi, à présent, il est temps que je la croque à pleine dent.
   Pour toi, que représente la musique? Pour moi la musique c’est un exutoire. En fait c’est plutôt la danse mon exutoire, mais la musique en est le rythme, elle est ce qui permet à l’exutoire d’avoir un sens, de mettre un mot sur l’émotion que l’on veut faire passer. Je ne suis pas de ceux qui vivent pour la musique, mais je suis de celles dont elle rythme les pas.
   Quelle est la chose la plus importante pour toi? Mes proches. Sans la moindre hésitation. Je tiens à eux comme à la prunelle de yeux, je leurs donnerais tout. D’ailleurs, pour preuve, ma plus grosse phobie, et oui je parle bien de phobie, c’est de perdre un être qui m’est cher ce qui a sans grand doute un lien avec mon passé selon les psychologues.

   
Caractère & Physique • J’essaie toujours de voir le verre à moitié plein car j’estime avoir assez eu affaire au côté vide du verre ce qui fait de moi quelqu’un de plutôt optimiste. Cela dit, il y a des exceptions, notamment quand je me montre rancunière. Dans ce genre de circonstance, il n’y a même plus de verre, plus de discussion plus rien. Je me ferme telle une huître et si, par hasard, je viens à ouvrir la bouche, ça sera dans le seul et unique but de dire très clairement et sans la moindre pincette ce qui ne me convient pas. Parce que oui, j’ai beau être très ouverte et sociable je sais aussi me montrer extrêmement franche et directe et ce n’est pas toujours ce qu’il y a de mieux. Ensuite, je suis indéniablement une véritable fêtarde, les soirées et les sorties toutes seules ou en groupe c’est mon truc, j’adore ça et même si par le passé j’ai quelque peu exagéré, je sais me montrer raisonnable et responsable à présent. Bon ok, pas toujours, mais ça m’arrive. Ambitieuse, je sais me montré déterminée et mettre toute mon énergie pour atteindre mes objectifs, parfois peut-être un peu trop d’ailleurs. Il m’arrive de m’épuiser à la tâche pour atteindre le niveau que je souhaite et ce dans tout les domaines. Une manière de me dire que je vaux quelque chose sans doute en raison d’un certain manque de confiance en moi, même si j’essaie par tous les moyens de le masquer.
Physiquement je suis une jeune femme au teint pâle, la chevelure rousse et bouclée et des yeux verts. Souvent je porte des robes, j’adore les robes c’est fin, féminin, j’aime beaucoup.
   Habitudes • Je commence toujours ma journée par une bonne douche + je pratique la danse dès que j'ai du temps libre + je passe régulièrement du temps avec le petit bout de chou de mon frère adoptif + j'essaie d'être présente pour ma sœur autant que possible + je passe chaque jour au moins un quart d'heure avec ma grand-mère + j'aimerais faire du bénévolat un jour + j'aime les soirées et il est rare que je n'y finisse pas en fin de semaine.
   

   
▬ Qui je suis ▬
Pseudo/Prénom NJ • Âge vingt-deux ans • Scénario/Inventé inventé recyclé • Fréquence de connexion 7/7 à 5/7 • Comment as-tu découvert le forum? c'est l'une des administratrice qui m'a amenée ici.  • Qu'en penses-tu? je suis fan, le design, le contexte, top, top et top. • Ton avatar holland roden• Un double compte? nope. • Un dernier mot?    

   
Code:
<span class="pris">HOLLAND RODEN </span>♠ joan i. dixon-mills
   

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I'M STILL. BREATHING.
find light in the beautiful sea. i choose to be happy, you and i, you and I we're like diamonds in the sky. you're a shooting star i see a vision of ecstasy when you hold me, i'm alive. we're like diamonds in the sky i knew that we'd become one right away oh, right away at first sight i felt the energy of sun rays. i saw the life inside your eyes. so shine bright, tonight you and i. we're beautiful like diamonds in the sky. eye to eye, so alive. we're beautiful like diamonds in the sky shine bright like a diamond.©.mad love


Dernière édition par Joan I. Dixon-Mills le Jeu 14 Avr 2016 - 23:59, édité 4 fois
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Sujet: Re: joe + il ne faut pas toujours tourner la page, parfois il faut la déchirer.    - Jeu 14 Avr 2016 - 15:08


   
la conscience de la mort nous incite à vivre d'avantage

   Les mains sur les oreilles, les yeux fermés et les genoux relevés contre ma poitrine, je me cachais dans le placard, apeurée. Les cris et les pleures de mon frère jumeau faisaient couler mes larmes. Partagée entre l’envie de m’enfuir loin, très loin d’ici et celle de venir en aide à mon frère. Le cœur brisé, la peur et la faim au ventre, je descendais doucement les mains de mes oreilles. Mon frère ne criait plus, il ne pleurait plus non plus d’ailleurs. Les planches du parquet craquèrent, mes petits bras d’enfant s’enroulaient automatiquement autour de mes jambes, couvertes d’hématomes, pour les serrer très fort contre moi. La poignée de la porte se tournait, je retenais mes larmes pour faire le moins de bruit possible et pourtant je savais très bien du haut de mes trois ans ce qui allait m’arriver. Un fin rayon de lumière perçait le noir intense et lugubre de la chambre froide qu’était la nôtre. La lumière de la pièce s’allumait. Je retenais mon souffle pour ne pas me faire entendre : j’avais peur, j’avais faim et j’avais froid. Mon pied glissait dans le fond de l’armoire, c’est à ce moment là que mes mains se placèrent instinctivement sur mes lèvres. Je percevais le pas lourd de mon père s’approcher de ma cachette, mon cœur battait vite, mon cœur battait fort. Lorsque la porte s’ouvrait, laissant entrer la lumière dans ma sombre ‘boîte’, un cri aigu et strident sorti automatiquement de ma bouche et les larmes que j’avais si longuement retenues roulaient de plus belle le long de mes joues. Mon paternel attrapait mon bras sans la moindre délicatesse, me tirant violemment hors de l’armoire pour me traîner littéralement jusqu’à la salle à manger. Mes larmes ne cessaient de couler le long de mes joues, je savais que j’allais vivre un des moments les plus longs de ma vie. Je pouvais voir mon jumeau non loin de moi, coucher au sol, inerte. Voyant mon père lever sa main, je mis, par réflexe, la mienne devant mon visage, connaissant parfaitement, du haut de mes trois ans, la suite des évènements …

Une douleur vive au niveau de mon épaule me fit ouvrir les yeux. Par habitude, je me retenais de hurler de douleur de peur de réveiller mon père, ou ma mère d’ailleurs. Je me levais, sur la pointe des pieds rejoignant le bord du lit de mon frère le plus discrètement possible. J’attrapais doucement sa main, pour tirer avec délicatesse dessus de peur de lui faire mal. « Cha ? J’ai bobo. », lui murmurais-je du haut de mes trois ans. Mon frère aîné de quelques minutes peinait à se retourner vers moi. Son visage était couvert de bleus, mon cœur se déchirait à chaque fois que je le voyais souffrir. Mon jumeau allait mal, bien plus que moi. Certains de ses os étaient sans doute brisés, à trois ans mon frère ne parlait toujours pas, un mutisme très certainement choisi. Il se terrait dans le silence depuis tout petit, après avoir compris que ses cris n’y changeraient rien. Nous étions tout deux des enfants non désirés. Ma mère avait tout simplement été violée par mon père un alcoolique violent. Ma mère, suite à cela est tombée enceinte de Charlie et moi. Nous sommes nés à l’issu d’un déni de grossesse qui a caché notre existence jusqu’au dernier moment. Comme quoi l’esprit est bien plus fort que le corps. C’est à la suite de notre arrivée que ma mère a commencé à se droguer, toutes les formes étaient bonnes pour planer et oublier un instant ce quotidien. Un père alcoolique et violent accompagné d’une mère violentée et toxicomane, je vous laisse imaginer la stabilité du foyer dans lequel nous avons grandi mon frère et moi-même. Il serrait ma main dans la sienne afin de me rassurer du mieux qu’il le pouvait. J’avais envie de le prendre dans mes bras, de le serrer contre moi, mais je ne pouvais pas le toucher, le moindre contact le faisait souffrir et j’en avais parfaitement conscience. Les soirs où je m’endormais assise à côté de son lit, ma main dans la sienne était bien loin d’être rares …

***

Cette même année, ma vie a pris un tout autre tournant que celui que j’imaginais dans mon jeune esprit d’enfant. J’espérais, chaque jour, que toute cette violence cesse. Que mon frère me dise ne serait-ce qu’un mot, que nous ayons le sourire et que nous puissions jouer ensemble comme les autres enfants de notre âge. Malheureusement, les choses se passent que rarement comme on l’aimerait.

Il était tard cette nuit-là. Charlie attrapait ma main dans le noir le plus total, il la serait fort dans la sienne, collant sa tête dans le creux de mon cou comme pour se protéger. Mes yeux s’ouvraient alors aussitôt serrant, à mon tour, la main de mon frère avec force pour le rassurer. « Il arrive. », « Cha. », me contentais-je de souffler à voix base en posant ma miniscule main sur la tête de mon frère jumeau. Il avait enfin parlé, il m’avait enfin adressé un mot. Du haut de mes trois ans, je sentais comme une chaleur dans mes joues et mes larmes se mirent alors à couler. Ca faisait si longtemps que je n’avais pas entendu le son de sa voix. C’était comme si le temps c’était arrêté et que tout ce qui existait autour de nous n’avait plus aucune importance pour moi. Il se redressait alors toussant a s’en époumoner « Je t’aime Joe. », me murmurait-il en me regardant droit dans les yeux. Il ne l'avais jamais entendu et pourtant il avait l'air de si bien le comprendre. Mes larmes ne cessaient de couler, je l’attrapais à plein bras oubliant, l’espace d’une seconde, les bleus sur nos corps. Alors que tout semblait s’améliorer, le cri strident de ma mère nous fit sursauter. « Lâche-moi espèce de sale ivrogne ! », hurlait-elle de l’autre côté de la maison. Nous retournions tout les deux dans nos lits respectifs, apeurés. Ma couette recouvrait mon visage ce qui me donnait un semblant de sentiment de sécurité. « Et toi sale droguée ! Tu t’es vu avec ton gros bide en cloque ! D’ailleurs j’aimerais bien savoir de qui il est celui-là ! », rétorquait mon père hésitant dans la suite de ses mots, sans doute en raison de la forte dose d’alcool dans son sang. Le bruit d’une gifle se fit alors entendre avant celui d’une chute au sol. Je serrais ma couette dans mes mains, tremblantes et froides. Les lourds et instables pas de mon père frappaient contre le sol. Mes yeux se fermaient comme une barrière de protection supplémentaire. Un silence inquiétant s’installait avant que la porte ne s’ouvre brutalement. Il se précipitait dans la chambre, se ruant littéralement sur le lit de mon frère, son ombre se reflétait sur ma couette, il l’attrapait avec une telle violence. « Et toi sale mioche, t’as quoi à chialer comme une gonzesse ! », Charlie ne répondait pas.  Je pouvais ressentir, sa peur, sa haine et sa douleur. Au bruit du claquement de la main sur la joue de mon frère, je compris très vite avec quelle violence mon père avait encore frappé. Je l’avais si bien compris que je posais la main sur ma joue comme si c’était mon visage qu’il avait fouetté. Lorsque je vis mon frère tomber à terre, je retirais ma couette et m’écriais avec colère, « NON ! », hurlais-je de toutes mes forces. Mon père tournait alors la tête vers moi, un regard noir, glacial. Il s’approchait alors de mon lit, pour venir m’attraper par les cheveux. La douleur m’était devenue supportable, ce n’était rien par rapport à tout ce que j’avais pu ressentir par le passé. Mon frère, tenant difficilement sur ses jambes, se jetait mon père pour lui mordre le bras. Cette scène restera probablement dans ma tête pour toujours. Mon père, avec toute la violence et la puissance de ses bras, poussait mon frère en arrière. Sa petite tête d’enfant heurta le coin du lit, le laissant inerte au sol baignant dans une flaque d’un rouge sombre. Apeurée, je hurlais aussi fort que mes petits poumons d’enfant me le permettaient. Je pleurais, je ne comprenais pas mais voir  mon frère étendu sur le sol m’effrayait. Mon corps, maigre et fragile, tombait sur le sol, les larmes aux yeux, déchirées entre la douleur des coups de pied de mon horrible père et la tristesse face à l’inertie de mon frère jumeau. La venue de ma mère dans la chambre fût une délivrance. Mon père cessait enfin de me frapper pour hurler après elle. Mon regard humide se posait sur mon frère, « Cha ? », demandais-je avec peine. Mes parents hurlaient, mais je peinais à comprendre ce qu’ils se disaient. Les éclats de voix entre eux résonnaient dans ma tête sans que je ne puisse en comprendre le sens. Mon père  attrapait alors Charlie dans ses bras, avec déni. Je les vis partir, le regard vide. Je ne comprenais pas. A bout de force je restais là à terre seule dans la pièce noire, froide et cette marque de sang sous mes yeux d’enfant..

Après quelques heures, je me redressais avec peine. Posant ma petite main sur mon ventre meurtrit. Je prenais finalement mon courage à deux mains, sortant de la pièce, j’attrapais le combiné du téléphone pour appuyer sur une touche que j’avais vu ma mère utiliser à plusieurs reprises. Lorsque j’eus enfin quelqu’un à l’autre bout du fil, je ne pus m’empêcher de me mettre à pleurer, j’ignorais de qui il s’agissait. « J’ai bobo, beaucoup. Et Cha aussi il a bobo, beaucoup.  J’ai peur. J’ai très peur. », alors qu’une voix féminine me répondait sans que je sache le nom de cette dernière, elle tentait de me calmer et me posait tout un tas de questions avant de me proposer de jouer à un jeu qui s’appelle « roi du silence » ..

***

Les ampoules de la guirlande électrique de l’arbre de noël scintillaient telle des étoiles dans le sombre ciel de la nuit. « Joan, ma chérie tu veux bien m’aider à mettre la table. », la voix douce et féminine me ramenait à la réalité. Je tournais vivement la tête faisant ainsi virevolter mes boucles rousses, un sourire étirait alors mes lèvres. Elle était belle, douce et si différente de ma mère biologique. Je l’aimais, comme si c’était elle qui m’avait donné la vie. Je me levais alors pour l’aider à préparer la table pour le réveillon. Ca faisait treize ans maintenant que moi et ma sœur nous avions été placée dans cette famille d’accueille en urgence. En repensant à ces treize années passées, l’image terrifiante de mon frère inerte, me revint à l’esprit. Une vive douleur à l’arrière de ma tête me fit reprendre mes esprits. Je passais ma main dans mes cheveux, vérifiant qu’il n’y ait rien. Ce n’était pas la première fois que cette sensation me prenait, c’était comme si je ressentais la douleur que Charlie avait senti ce fameux soir. A vrai dire, son décès avait changé ma vie. Tout c’était enchaîné à une vitesse folle. J’avais téléphoné, sans savoir à qui, comme dans un élan d’inconscience j’avais appelé à l’aide. Cette femme dont j’avais ignoré l’identité m’avait sortie de ce calvaire que je vivais à l’époque. Cette femme, c’était ma grand-mère maternelle. C’est elle qui avait remué ciel et terre pour que les services sociaux agissent rapidement. Ce soir-là, mon frère jumeau avait lâché son dernière soupire et ma petite sœur avait pris sa première inspiration. Une journée qui est, à présent, aussi sombre et qu’illuminée à mes yeux. Après quelques jours à peine, j’ai été retirée à mes parents, pour ma sœur, ce fût un peu plus long. Quelques mois avait passés, mais je savais pertinemment que mes parents ne s’étaient absolument pas occupé d’elle. Finalement nous avions trouvé refuge dans une famille douce, charmante et très différente de la nôtre. Les premiers mois avaient été compliqués. J’avais peur, je n’osais pas dire un mot, le moindre geste brusque me faisait lever les bras devant mon visage pour me protéger, … On se souvient tous dans la famille de mon premier repas dans le foyer, digne d’une crise de boulimie. Mais à présent tout était derrière moi, enfin, presque tout. Mon frère me manquait, affreusement. J’avais d’ailleurs emmené avec moi une peluche, la sienne. Une girafe plus ou moins déformée et usée par le temps, elle s’appelait Sky, ce qui signifie ‘ciel’, Charlie avait toujours été attirée par le ciel, les nuages le jour et les étoiles la nuit. Je revois encore ses yeux d’enfant émerveillés par l’immensité de l’univers. Il aurait surement fini dans des études en astronomie. Mon frère me manquait, une partie tout entière de moi me manquait en réalité, …

En ce qui concernait ma nouvelle famille, je considérais les adultes qui nous avaient accueillis comme mes propres parents. Il y a un garçon aussi avec qui j’ai quelques mois de différence.  Le père de famille était celui de mon frère adoptif, en revanche sa mère, n’était pas l’actuelle femme de son père. Il y avait aussi ma sœur, la petite ‘starlette’ de la famille. Je l’aimais beaucoup, que dis-je énormément. Et enfin, il y avait ma grand-mère, ma sauveuse en quelques sortes. Une femme formidable que je voyais à présent tout les week-ends. J’ai énormément de respect pour toutes ces personnes, elles ont tellement donné pour me sortir de cette vie de douleur et de maltraitance, je le respect et je leur dois énormément de choses …

***

« Mais t’es devenue complètement dingue ou quoi ! », « C’est quoi ton problème avec ça hein ? », « Mon problème c’est que ma petite sœur veut retrouver des parents indignent, violents, droguées et alcooliques ! Tu te rends compte de ce que tu dis ? Charlie et moi on a souffert toute notre enfance pour que finalement un seul d’entre nous se sorte de là et toi tu voudrais y retourner, t’es devenue complètement folle ou quoi ? », « C’est pas parce que ça n’a pas marché avec toi et Charlie que ça marchera pas avec moi. », « Bien, tu veux les retrouver vas-y. Vas voir par toi-même. Vas retrouver ta mère en cure de désintoxication et ton père, ton cher père qui a tué ton propre frère, va voir cet enfoiré au travers de la vitre au parloir ! Vas-y si t’as que ça à foutre de ta vie d’adolescente ! Mais ne vient pas te plaindre après, je t’aurais prévenue. ».  Je claquais la porte derrière moi, outrée, désemparée et blessée par l’injustice des paroles de ma sœur. Mes parents biologiques ne méritaient pas de connaître cette enfant. Ce qui me mettait le plus en colère dans tout ça ce n’était pas qu’elle soit curieuse de savoir, loin de là. C’était qu’elle puisse avoir l’envie, l’idée de leur donner une seconde chance. Les mains enfoncées dans mes poches, je marchais la tête basse. Ma sœur était tout ce qui me restait de ma vie passé. Et, à mes yeux il y avait un peu de Charlie en elle. Après tout elle était née lorsqu’il s’était éteins. Je donnerais n’importe quoi pour elle. Je veille sagement sur elle sans pour autant la surprotéger, à vrai dire, j’ai même déjà été attraper quelques cols à la sortie de l’école à cause d’une amourette qui avait mal tournée, mais tout ça elle l’ignorait ou tout du moins c’est ce que je croyais. Malgré le fait qu’elle se comporte comme une peste à faire ses petits caprices de star et à jouer les mauvaises devant les copines, je savais très bien qu’au fond d’elle c’était une fille bien, une fille très bien même et je savais qu’elle irait loin.
« Tu déconnes mec, mais comment tu t’es débrouillé mon gars ? », demandais-je à mon ‘frère’ les yeux grands écarquillés tenant la bouteille de vodka fermement pour ne pas la laisser tomber sous le choc. « Je sais, j’ai vraiment merdé mais je peux pas revenir en arrière, ça fait quatre mois que la machine est en route. », me répondit-il en attrapant la bouteille pour la porter à ses lèvres. « Quoi ? Mais pourquoi tu ne m’en as pas parlé avant ? », « J’ai appris ça ce matin. », « Outch, dure. », lui adressais-je en posant ma tête contre le mur dans mon dos, notre conversation s’arrêtait là. Mon frère adoptif allait devenir papa, c’était un véritable choc pour moi alors je ne voulais pas imaginer pour lui. Ce garçon était tout comme un frère pour moi. Un frère mais aussi un ami et un confident. A vrai dire, on a fait les quatre cent coups ensembles. Avec à peine quelques mois d’écarts, on est sur la même longueur d’onde. Jamais l’un sans l’autre, il ne sait pas tout de moi et je ne sais pas tout de lui mais on sait l’essentiel. Au départ, rien n’était gagné entre nous, je le voyais comme un rival, un enfant qui voulait prendre la place de Charlie, un ennemi en quelques sortes. Mais avec le temps, j’ai compris qu’il n’était pas Cha et qu’il ne cherchait pas à le remplacer, il cherchait simplement la sœur qu’il n’avait jamais eu. Avec le temps j’ai appris à vivre avec lui ce que je ne pouvais vivre avec mon jumeau…

Durant mon adolescence je n’ai pas toujours été un ange, il faut dire que j’ai enchaîné les soirées, les cuites et le reste. Mais je ne suis même pas certaine que ce soit lié à l’adolescence en réalité…  Cela dit c’est aussi à cette période que je me suis découvert ma passion pour la danse. Bêtement à un cours de gym. Une danseuse contemporaine professionnelle était venue faire une intervention dans la classe afin de participer à un programme pédagogique nommé ‘apprendre à se libérer’. C’est grâce à la danse je parviens à extérioriser tout ce que je peux ressentir. J’y mets vraiment énormément de cœur et d’énergie…

***

« Joan, tu crois que ça existe le bonheur ? », je haussais les épaules silencieuse, je contemplais les nuages allongée dans l’herbe ma main dans a sienne. Nous étions souvent installé là, c’était notre repère, une prairie déserte où nous passions des après-midis voir des journées tout entières à contempler le ciel sans se dire un mot. Nous nous connaissions depuis notre plus tendre enfance. Sa mère était la femme de ménage de ma famille d’accueille et il arrivait qu’elle me garde moi, mon frère adoptif et ma sœur lors des soirées où les parents étaient occupés avec des personnes de leur rang. C’est donc par son intermédiaire que j’ai fait la rencontre de mon meilleur ami. En que nous soyons très différents us sommes pourtant si proches. Nous avons su tisser entre nous un lien extrêmement fort et que l’on pensait indestructible. « Pour toujours », disait-il en gravant ses mots sur l’arbre où nous avions l’habitude de nous retrouver avant d’aller à la prairie que l’on connaissait par cœur. « Et à jamais. », ajoutais-je avec un sourire en coin de lèvres comme j’avais l’habitude de le faire. Nous avons vraiment passé notre enfance ensemble et même si l’on ne dirait pas, il était toujours fourré dans mes combines foireuses : faire le mur, faire coller,  faire un mauvais coup à la petite peste de l’école, faire perdre toute crédibilité au beau parleur de la cours de récré, … Jamais l’un sans l’autre c’était notre devise.. « Joe, tu penses quoi de l’amour ? », je me redressais posant mon regard sur mon meilleur ami pensant qu’il parlait de lui et moi, « C’est des conneries tout ça. », il se redressait à son tour, « Je n’en suis pas si sûr tu vois. ». Je roulais des yeux avant de me recoucher dans l’herbe fraîche. « Je sais qu’un jour toi aussi tu y croiras Joe. », je restais silencieuse, sentant mon cœur battre la chamade dans ma poitrine. Je fermais les yeux, faisant le vide dans mes pensées…

Puis ce fameux soir, alors que nous étions en soirée, un garçon un peu trop collant a tenté certaines choses à mon égard. Lui, de nature si calme et posé s’est montré sous un tout autre jour ce soir-là. « Mais lâche-moi espèce de pervers ! », dis-je tout en repoussant l’homme bien plus âgé que moi qui se permettait des mains un peu trop baladeuses à mon goût. Sans même que j’eus le temps de dire un mot de plus, le poing serrer de mon meilleur ami vint frapper de plein fouet le visage de notre aîné. Mes yeux s’écarquillèrent devant son geste plus qu’inhabituel. « Tu la touche encore une seule fois et ça va très mal se passer c’est bien claire ? », dit-il en l’attrapant par le col de son tee-shirt, « Allez vient on s’en va. », m’adressait-il en me m’attrapant la main. Je m’exécutais bien trop choquée pour en dire quoi que ce soit, moi qui le connaissais si clame et posé. « Merci. », dis-je d’une voix douce en regardant les étoiles briller dans le ciel. « Tu sais Joe, c’est normal. », je tournais la tête vers lui, un sourire aux coin de mes lèvres. « Tu as beau ne pas y croire Joe, ce n’est pas parce qu’on ne croit pas en quelque chose que ça n’existe pas. », il tournait la tête  vers moi avec un regard si sûr de lui avant de prendre ma main. Il s’approchait alors de mon visage, je pouvais sentir son souffle contre ma peau, mon regard plongé dans le sien, nous nous échangions un baiser passionné avant que la sonnerie de son téléphone ne retentisse venant couper se moment de romantisme dont j’avais si peu l’habitude. Il se contentait d’un « j’arrive tout de suite » avant de raccrocher, son regard commençait à s’humidifier, je me redressais, consciente qu’il y avait un problème. « Qu’est-ce qui se passe ? », « C’est ma sœur elle a .. un problème. », je savais que sa sœur souffrait d’un problème cardiaque depuis quelques années déjà, mais il partit si vite que je n’eus pas le temps de lui poser la moindre question..

Le surlendemain, alors qu’il n’avait pas donné de nouvelles depuis, je le croisais à une soirée à laquelle on m’avait prévenu qu’il avait été vu dans un sale état. Alors que j’arrivais pour venir le sortir de là, il s’en allait au milieu de la foule pour me semer. « Attends, reviens. », je n’eus pas le temps de le suivre le perdant de vu très rapidement. Après une bonne heure d’inquiétude à le chercher partout, je décidais de sortir pour m’aérer et, pourquoi pas, fumer une cigarette pour la première fois de ma vie afin de calmer mes nerfs, à cran. En sortant, je le trouvais dans les bras d’une fille, entrain de l’embrasser à pleine bouche. Inutile de vous dire que la sensation de me faire planter un couteau dans le cœur me laissa sans voix. Je laissais tomber mes clés sur le sol, ce qui fis lever son regard. Mes larmes commencèrent à monter, alors qu’il vint vers moi le regard confus et désolé, je m’abaissais pour attraper mes clés avant de lui adresser un signe non de la tête. Puis, je me mis à courir au travers la forêt qui longeait la route. Est-ce qu’il m’avait suivi ce soir-là ? Je n’en avais pas la moindre idée. Qu’est-ce qu’il c’était passé ? Je n’en savais rien. Je pensais à me rendre à notre « Q.G », mais finalement je me contentais de rentrer chez moi, le maquillage dégoulinant au rythme de mes larmes. Quelques jours plus tard, je me retrouvais dans la même église que lui, malgré ses regards, je l’ignorais refusant de lui adresser la parole, je n’étais là que par principe. Sa sœur était décédée, je la connaissais, je l’appréciais c’était la moindre des choses pour elle et sa famille, y compris lui. Je l’ai évité, ignoré et refoulé depuis ce fameux soir, je me refusais de lui adresser la parole bien trop blessée par son geste.

***

A présent, je vis toujours à la Nouvelle-Orléans, ville dans laquelle j’ai grandit. Seulement, je m’assume seule : j’ai mon appartement, mes petits boulots, ma passion pour la danse même si mes parents sont toujours dans le coin en cas de problème.. Je suis devenue la marraine du bébé de mon frère adoptif, enfant qu’il élève seul puisque la mère a pris la fuite sans doute par peur face aux responsabilités qu’impliquait un enfant. Ma sœur, quant à elle, devient de plus en plus peste, la crise d’adolescence ou le domaine dans lequel elle s’épanouit lui monte probablement un peu trop à la tête. Même si au fond, je sais qu’elle se donne simplement un genre. Quant à moi, j’exerce en tant que danseuse dans une troupe du coin mais ça ne suffit pas vraiment à m’assumer, alors pour combler j’enchaine les petits boulots ici et là. Il m'arrive aussi fréquemment de me rendre à la maison de retraite, je m'y occupe de ma grand-mère, je participe d'ailleurs financièrement aux frais comme je le peux, même si ma famille adoptive à largement les moyens, je tiens à y mettre du mien, j’estime que je lui dois bien ça. J’ai réussi à passer au-dessus de mon passé, même si certains élément me rattrape parfois, je continue de veiller sur ma sœur et de profiter de chaque instant car, s’il y a bien une chose que je retiens de mon histoire, c’est qu’il ne faut pas attendre pour vivre pleinement ..

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Dernière édition par Joan I. Dixon-Mills le Mer 25 Mai 2016 - 23:46, édité 3 fois
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Sujet: Re: joe + il ne faut pas toujours tourner la page, parfois il faut la déchirer.    - Jeu 14 Avr 2016 - 15:45

Làlàlà comme t'es belle
Officiellement bienvenue parmi nous, et je suis tellement contente que tu aies craqué, si tu savais
Bon courage pour ta fichette et si tu as besoin, viens nous sonner

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Say something I giving up on you
Every time I close my eyes I can touch the colors around me Suddenly I realize everything I thought was impossible is here And my heart sings in a world so incredible And everything burns much brighter ♠ BLUEBERRY
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Sujet: Re: joe + il ne faut pas toujours tourner la page, parfois il faut la déchirer.    - Jeu 14 Avr 2016 - 17:58

HAN, mais t'es belle aussi dit moi. Quel choix !
Ahah, choses promises, choses dues. Je t'avais dit que je viendrais, me voilà !


_________________________

I'M STILL. BREATHING.
find light in the beautiful sea. i choose to be happy, you and i, you and I we're like diamonds in the sky. you're a shooting star i see a vision of ecstasy when you hold me, i'm alive. we're like diamonds in the sky i knew that we'd become one right away oh, right away at first sight i felt the energy of sun rays. i saw the life inside your eyes. so shine bright, tonight you and i. we're beautiful like diamonds in the sky. eye to eye, so alive. we're beautiful like diamonds in the sky shine bright like a diamond.©.mad love
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Sujet: Re: joe + il ne faut pas toujours tourner la page, parfois il faut la déchirer.    - Jeu 14 Avr 2016 - 18:43

Bienvenue par ici (je ne sais pas si je te connais aussi :hum: ) J'espère que tu te plairas ici, et que tu resteras parmi nous un looong temps ♥

_________________________


She just walk away
She just walked away.. Why didn't she tell me, and where do I go tonight? She didn't say a word, just walked away.. When she left me, i was the last to know..

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Sujet: Re: joe + il ne faut pas toujours tourner la page, parfois il faut la déchirer.    - Ven 15 Avr 2016 - 0:01

Si tu es la sœur qui comate sur le canapé, alors oui, on s'est déjà croisées au même endroit que la jolie Alize.
Merci pour l'accueil et je l'espère aussi.

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I'M STILL. BREATHING.
find light in the beautiful sea. i choose to be happy, you and i, you and I we're like diamonds in the sky. you're a shooting star i see a vision of ecstasy when you hold me, i'm alive. we're like diamonds in the sky i knew that we'd become one right away oh, right away at first sight i felt the energy of sun rays. i saw the life inside your eyes. so shine bright, tonight you and i. we're beautiful like diamonds in the sky. eye to eye, so alive. we're beautiful like diamonds in the sky shine bright like a diamond.©.mad love
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Sujet: Re: joe + il ne faut pas toujours tourner la page, parfois il faut la déchirer.    - Ven 15 Avr 2016 - 12:14

Félicitations

Joan!
je ne me souviens pas d'avoir comaté sur le canapé Perplexe mais je suis son unique soeur donc je pense que c'est bien de moi dont il s'agit

Breeefouilles, j'aime extrêmement ton histoire, ta façon d'écrire c'est juste un truc de ouf :o Bref, autant dire que j'étais juste totalement prise dans ton histoire, je l'ai juste dévorée.. J'adore j'adore ! Du coup, je valide !

Ta fiche est désormais validée! Nous espérons que tu te plairas parmi nous!
Maintenant que tu comptes officiellement parmi les habitants de la Nouvelle-Orléans, tu peux aller à l'agence immobilière afin d'avoir un toit sur la tête. Si tu recherches des colocataires ou une colocation, les annonces sont là pour toi ! N'hésite pas non plus à postuler afin de trouver un job en allant au Pôle Emploi, ainsi que d'éplucher les offres d'emploi. Tu y trouveras l'emploi de tes rêves, c'est certain!
N'oublie pas d'aller te faire des amis. Et pour finir, si jamais l'envie te prends, passe faire un tour parmi les jumelages de la ville.
Tu peux désormais te balader à volonté dans les rues de la Nouvelle-Orléans. Si tu as un souci, n'hésite pas à contacter un des administrateurs, nous serons parfaitement ravis de venir à ta rescousse, ou simplement de répondre à une question

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