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 alian + rien n'est plus vivant qu'un souvenir.
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Sujet: alian + rien n'est plus vivant qu'un souvenir.    - Mer 20 Avr 2016 - 18:13

rien n'est plus vivant qu'un souvenir.

alize
&
joan
Mes cheveux roux dansaient au rythme du vent. J’accélérais mon pas histoire de ne pas me retrouver en retard car, pour être totalement honnête, je n’étais pas franchement en avance. Je ne savais pas vraiment pourquoi je continuais à me rendre à ce groupe de parole. J’avais l’impression d’avoir réussi à surmonter les blessures de mon passé. Cependant, quelque chose me poussait malgré tout à continuer. Peut-être qu’inconsciemment j’avais peur d’oublier Charlie en mettant un terme à cette activité. Enfin, je n’étais pas psychologue, mais avec le recule c’était l’une des suppositions qui me semblait la plus plausible. Finalement, j’arrivais à l’heure, pile poil, mais à l’heure. Je m’installais silencieusement sur ma chaise, adressant un tout petit geste de la main accompagné d’un large sourire à ma voisine de droite. Il s’agissait d’Alize, une jeune demoiselle de quelques années de moins que moi. La jolie blonde et moi nous étions connues au court de ce groupe de parole justement. D’ailleurs, on avait fini par devenir de bonnes amies. Puis, admettons-le, le fait qu’on soit toutes les deux présentes ici alors que nous étions intimement persuadées que ça n’était plus utile ne faisait que nous rapprocher davantage. Nous avions commencé la séance dans le plus grand des calmes, on aurait pu entendre une mouche voler. Certains d’entre nous n’étaient pas vraiment beaux à voir, mais malheureusement, la vie à fait qu’ils en soient là aujourd’hui. Le psychologue qui animait la séance avait commencé par nous présenter les deux derniers arrivants. Tout d’abord, une jeune, très jeune fille au penchant suicidaire au vu des marques de scarifications sur ses bras que laissait entrevoir une petite partie de son pull retroussée. Je levais mon regard vers le sien, la saluant d’un sourire que je voulais bienveillant. Ensuite, il nous présentait un homme un peu plus âgé je n’avais pas vraiment suivit les raisons de sa venue, un peu rêveuse quand à ce qui avait pu pousser une si jeune demoiselle à se faire tant de mal. Finalement, nous commencions à discuter à échanger sur nos expériences, nos avancés et tout un tas d’autres choses en lien avec notre mal être. Nous nous étions écouter les uns, les autres jusqu’à la fin de la séance..

J’attrapais mon sac avant de me lever, adressant un joli sourire à mon amie qui me faisait face. Je l’embrassais enfin pour la saluer avant de pouvoir me permettre une conversation un peu plus intime. « On file à la cafetéria boire un café ? C’est à mon tour de t’inviter. », lançais-je avant de l’attraper par le bras pour l’entraîner avec moi. C’était une petite habitude que nous avions prise, à chaque fin de séance nous nous invitions, à tour de rôle, à boire un coup ensemble à la cafétéria de l’hôpital histoire de discuter un peu. Pour rejoindre la cafétéria nous devions faire un petit bout de chemin et nous ne laissions jamais le silence s’installer entre nous. « Alors, comment vas-tu par cette journée un peu fraîche mais ensoleillée ma petite Ali ? », l’interrogeais-je avec intérêt. J’avais finalement lâché son bras pour venir croiser les miens sur ma poitrine, un peu frileuse les couloirs de l’hôpital me semblaient toujours d’un froid glacial. J'avais pris l'habitude de l'appeler Ali tout comme je préférais que l'on m’appelle 'Joe' d'ailleurs. Je trouvais les surnom plus joli, j'aimais bien les surnoms, c'était moins féminin, certes, mais j'aimais bien ...

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Dernière édition par Joan I. Dixon-Mills le Mer 4 Mai 2016 - 1:36, édité 1 fois
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Sujet: Re: alian + rien n'est plus vivant qu'un souvenir.    - Dim 1 Mai 2016 - 19:21

rien n'est plus vivant qu'un souvenir.

alize
&
joan
Chaque jour, c'était la même histoire. "Alize, tu as pris ton repas?", "Alize, tu as mangé, tu es sûre hein?", "Alize, dis, tu es allée au groupe de parole?". Oui, oui et oui. A quoi ça sert de suivre une thérapie si c'est pour se faire épier de tous les côtés. Moi qui, jusque là, pensais que seul mon thérapeute avait le rôle du flic qui surveillait tous mes faits et gestes. Mais non, en fait, ma soeur et ma grand-mère s'étaient données le mot pour prendre la relève quand je n'étais pas ni en groupe de parole, justement, ni en thérapie, en face à face avec le thérapeute. Alors, chaque jour, je me rendais au groupe de parole. Ca m'évitait des jours d'affilée de face à face avec une personne à qui je n'avais rien à dire. J'étais sortie du centre spécialisé un certain nombre d'années auparavant et je ne voyais donc plus l'utilité de rendez-vous aussi fréquents. Alors, je me taisais en me rendant dans ces petits entretiens groupés où nous avions le libre choix de parler ou d'écouter. Et, bien souvent, je me contentais d'écouter. À quoi bon répéter encore et encore que, malgré tous les efforts de ma famille et de mon entourage, je n'avais pas arrêté de tomber et retomber dans l'anorexie? Raconter la mort d'Alana, la revivre alors même que je n'étais pas présente à ce moment là? Ma prise de conscience? Une véritable torture, oui! Mais l'effet de ces groupes était totalement compréhensible. Il fallait, certes, partager, mais le but était aussi de nous rendre compte que nous n'étions pas les seuls avec des problèmes et, parfois, une vie toute pourrie. Comme un effet de catharsis, on se sentait libéré d'avoir parlé mais aussi libéré de se dire qu'on était pas les seuls et qu'il y avait toujours pire ailleurs. Ce jour-là, comme chaque autre jour, Joan s'était assise à côté de moi et, après s'être sourit, et la séance commença, bien qu'avec des difficultés. En regardant la jeune fille, nouvellement arrivée, j'eus un pincement au coeur. Elle me faisait penser à toutes ces filles que j'avais rencontré en centre de réalimentation qui affirmaient qu'elles n'avaient pas de soucis alors qu'elles en avaient un. Elle était un peu comme moi à l'époque. Mais surtout, elle me faisait penser à Alana, qui ne s'était pas battue pour vivre, qui avait encore et toujours continué et qui avait fini par lâcher prise, à moins que ce soit son corps qui l'ait fait avant son esprit. La séance se termina alors, pour mon plus grand soulagement. Plus besoin de dévisager cette pauvre gamine.
Le temps de prendre nos affaires pour sortir que Joan et moi nous saluions déjà et qu'elle me proposait un café. « Ok, ça marche! » capitulai-je sans tergiverser. De toute façon, la connaissant, je n'aurais pas gagné au jeu du "non c'est moi, laisse". Je lui souris. « Fraîchement levée et fraîchement en congés. Pour deux jours. Et toi ? » Oui, oui, c'était vrai. Ma patronne fermait momentanément sa pâtisserie pour cause de mariage dans sa famille. Et malgré toutes ses bonnes grâces, je n'étais pas suffisamment "ancienne" dans la boutique -où je travaillais depuis presque trois ans pourtant! pour qu'elle me fasse suffisamment confiance pour ouvrir. En même temps, je n'étais que la pâtissière, pas la vendeuse, ça se comprenait aussi, la vente, je me débrouillait, mais je ne pouvais pas être aux fourneaux et au comptoir non plus. Je m'arrêtais alors en repensant à quelque chose. « Oh, attends, j'ai quelque chose pour toi! Je les ai faits hier soir avant d'aller me coucher! » avouai-je, tout sourire, en lui tendant une boite de pâtisseries en carton.

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Sujet: Re: alian + rien n'est plus vivant qu'un souvenir.    - Mer 4 Mai 2016 - 1:35

rien n'est plus vivant qu'un souvenir.

alize
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Pour moi, le groupe de parole était devenu une routine plus ou moins inutile. Je ne me sentais pas mal, je me sentais moins triste et je savais relativiser. Mais d’après le psychologue, il restait, enfoui au fond de moi, une phobie à l’idée de perdre les êtres qui me sont chères. Selon ses dires, il me fallait la surmonter pour éviter de traverser la même douloureuse et déstabilisante période que celle que j’avais vécue à la suite du décès de mon frère. Cela dit, je n’étais pas vraiment d’accord avec ça, et je ne m’étais pas garder de le lui faire remarquer. J’étais plus âgée maintenant et je ne réagirais surement pas de la même manière, puis c’est normal d’être bouleversée quand on perd quelqu’un, c’est l’inverse qui ne l’est pas. Mais c’était lui le spécialiste et ma mère adoptive se sentait plus rassurée de me savoir entourée alors je me contentais de suivre cette routine histoire d’éviter les débats interminables où, même si j’étais intimement convaincue d’avoir raison, je n’aurais jamais gain de cause … « Tout ça pour venir ici écouter des histoires toutes plus déprimantes les unes que les autres ? Bonjour l’angoisse. T’aurais dû rester au fond de ton lit et profiter de ta journée! », adressais-je à mon amie avec un sourire radieux, bien entendu je savais qu’elle était dans le même cas que moi et que venir à ce groupe de parole était presque inévitable pour elle. Je haussais finalement les épaules lorsqu’elle me retournait la question. « Aussi bien que quelqu’un peut se sentir après avoir été confronté à la misère des autres. J’aime pas venir ici, notre petit rendez-vous d’après séance, c’est bien la seule chose qui me botte à l’idée de venir dans cet hôpital. », admis-je sans ménagement. Alize savait que je ne ressentais plus le besoin de venir ici et j’avais sans doute déjà dû lui confier que je ne faisais pas partie des grands fans des hôpitaux aux murs blancs et à l’ambiance pensante. Mais, encore une fois c’était inévitable pour moi comme pour elle. Pendant que j’avançais à ses côtés à travers l’hôpital, mon amie eut  comme un flash avant de me sortir une boite en carton du fond de son sac à main. « Oh tu es un amour ! Mais il fallait pas Ali. Merci. », la remerciais-je  avec un large sourire contente de mon présent. « Ca me gêne je ne t’ai rien apporté moi. », avouais-je avec une petite moue boudeuse. Son geste m’allait droit au cœur déjà parce que c’était vraiment adorable et en plus parce que j’étais une fan incontestée de nourriture en tout genre …

Finalement arrivées à notre but, à savoir, la cafétéria. Je commandais un thé à la menthe, parce que de ça aussi, j’étais fan. J’attendais la commande de mon amie, lui proposant, au passage, quelque chose à manger  avant de régler le tout. Installées à une table, un peu en retrait pour ne pas que les conversations des autres empiètent sur la notre, j’ouvrais la boite qu’elle m’avait donnée pour la mettre entre nous histoire de partager avec elle si le cœur lui en disait. « Alors, voyons voir si ta patronne à eut raison de t’engager. », lançais-je avec humour avant de me servir. « Prends-en si tu en veux hein, n’attends pas mon avis. », lui proposais-je sans insister plus que ça connaissait ses antécédents d’anorexique.  « Alors, tu as déjà quelque chose de prévu pour ces deux jours de repos qui t’attendent, maintenant que tu es enfin libre ? », demandais-je avec intérêt avant de croquer allégrement dans la pâtisserie délicieuse que j’avais en main …

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Sujet: Re: alian + rien n'est plus vivant qu'un souvenir.    - Jeu 26 Mai 2016 - 23:05

rien n'est plus vivant qu'un souvenir.

alize
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joan
Une échappatoire? Certains diraient que non, mais moi, c'était oui. Ecouter les autres parler, c'était autrement plus agréable que d'être forcé à parler. Puis, l'avantage que ce groupe avait réussi à avoir sur moi au fil des années était que, si au début j'avais eu du mal à parler de moi, il m'avait aidée à me libérer de quelques moments difficiles et de quelques souffrances autrement infligées que par l'anorexie, comme les moqueries et le regard des autres que j'avais toujours eu un certain mal à accepter. Pourtant, il avait bien fallu y arriver et autant dire qu'entendre les autres parler librement avait eu comme un déclic pour moi. Le groupe de parole était devenu un terrain neutre, déminé, où tout pouvait être entendu sans être critiqué. Et je savais pour les avoir refusés, que les bien faits de ce regroupement pouvaient être immédiats.
J'avais souri à Joan. « Tu connais la catharsis? Bah là, c'est plus ou moins ça. Puis ça m'occupe plutôt que de me morfondre au fond de mon lit, à rêver de chocolat et de glace que je ne finirai pas. » Car ça se savait, si je n'étais plus la même anorexique qu'auparavant, je n'avais jamais eu un gros appétit. Puis, Joan comme moi étions plus ou moins obligées de nous rendre à ces rendez-vous réguliers. Je réfléchis alors un instant à ce qu'elle venait de dire. Catharsis ou non, elle n'avait pas tort. Ce qui nous bottait toutes les deux, c'était l'après coup. « Effectivement, vu comme ça, tu as bien raison. Mais c'est bien d'en parler en groupe, on ne se juge pas... » Et c'était là bien la première raison pour laquelle je restais encore ici. Les choses avaient changé même si je restais toujours un peu cette petite fille paumée que j'avais toujours été pendant mes crises d'anorexies. Une petite fille adolescente puis adulte, qui n'avais réussi à prendre conscience de ce qu'il se passait seulement en voyant mes amis tomber comme des mouches à causes de problèmes similaires aux miens. Mais je savais aussi que Joan avait réussi à dépasser ses problèmes personnels depuis un moment et que le fait qu'elle continue à venir n'était pas vraiment la chose la plus sensée à faire. Sauf que c'était son psy qui en décidait, et à défaut d'aller le voir, elle choisissait le groupe. Heureusement pour moi, au moins, je continuais à la voir régulièrement. Au fur et à mesure, Joan était devenue pour moi ce qui ressemblait le plus à une meilleure amie. Mais depuis que Natasha, ma meilleure amie, était retournée en Russie, je n'avais pas réussi à accepter quiconque d'autre comme meilleure amie. Même Cléo n'avait pas réussi à prendre cette place avant d'être changée de famille d'accueil et de ville. Mais, je faisais des efforts et essayais toujours plus de m'ouvrir aux autres. La preuve avec mes gâteaux. Je savais qu'elle les aimais et j'adorais lui en cuisiner. J'adorais la pâtisserie et je l'aimais encore mieux quand je pouvais en faire cadeau à mes proches. C'était bizarre présenté de la sorte mais c'est comme ça aussi. Je secouais la main l'air de dire "t'en fais pas ma vieille, t'en fais pas" « Pas besoin, t'inquiète! Puis ça me fait plaisir, et j'te demande rien en échange! » assurai-je en riant.
À la cafétéria, je commandais un lait de coco. C'était bien la seule chose qu'ils faisaient et que je ne refusais pas d'avaler. Je regardais avec un petit sourire l'attention de Joan de mettre la boite entre nous. C'était super mignon, mais je n'étais pas sûre d'en prendre un. Cependant, elle semblait vouloir insister donc j'en pris un -le plus petit que je trouvais- et commençais à mordre timidement dedans. « Tu sais que c'est ma patronne qui m'a formée sinon? » demandais-je, hilare. Je posais mon gâteau, avec aucune envie d'en manger plus. C'était déjà un bel effort. Puis si j'en ramenais un peu à Bianca, même un peu mordu, elle arrêterait peut-être de se plaindre que je ne partageais plus rien avec elle. « Pas du tout! Je pensais ne rien faire du tout, ça pourrait changer. Même si on sait très bien que je ne pourrais pas passer deux jours sans rien faire du tout... » Après tout, je pouvais bien m'avérer être une pile électrique certains jours...

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Sujet: Re: alian + rien n'est plus vivant qu'un souvenir.    - Ven 27 Mai 2016 - 4:10

rien n'est plus vivant qu'un souvenir.

alize
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joan
Même si nous savions aussi bien l’une que l’autre que nos présences respectives à ces séances n’étaient plus aussi justifiée qu’auparavant, mais nous y trouvions encore toutes les deux notre compte. J’évitais le psy et la crise de ma mère et elle, évitait simplement le regard du monde extérieur sur ses problèmes personnels. Au final, Alize, tout comme moi, y trouvait une sorte d’exutoire chacune à notre manière. Je lui adressais un léger sourire ravie de voir que ce groupe de parole lui apportait encore un peu de positif. Pour ma part les choses étaient bien différente, je n’y étais que pour éviter d’autres obligations lourdes et plutôt nulles. « Tu as raison sur toute la ligne. J’ai juste dû y passer trop de temps. », commençais-je en grimaçant, « Je crois qu’au final venir ici entendre les autres raconter ce qui les fait souffrir, écouter ces histoires toutes plus difficiles les unes que les autres, ça me mine plus que ça ne m’aide. », admis-je le regard dans le vide en repensant à certain cas. « Tu as vu cette gamine qui vient d’arriver ? C’est juste injuste de vivre avec autant de souffrance à son âge .. Et toutes ces marques c’est .. difficile, ça pourrait être ma soeur. », ajoutais-je en écarquillant les yeux à la simple idée de voir un jour ma petite sœur souffrir de la sorte. Je ne le supporterais pas. Sans doute qu’il y avait, encore une fois, un lien avec Charlie, mon frère. Je sortais de mes pensées, en route vers la cafétéria pour échanger avec Alize sur des sujets beaucoup plus gaies. Ses jours de congés semblaient être le sujet parfait pour se changer les idées.

Installée à table, j’invitais mon amie à elle aussi goûté ses propres pâtisseries. Connaissant ses antécédents, je n’allais bien évidemment pas insister mais la voir piocher dans la boîte me faisait vraiment plaisir. Les yeux ronds à sa remarque, je ne pus m’empêcher de plaisanter. « Une chance qu’ils soient bons du coup, sinon vous auriez fermé boutique ! » dis-je un large sourire aux lèvres. Elle m’avouait ensuite n’avoir rien de prévu pour ces prochains jours qu’elle passerait à la maison. « Parfois rien faire c’est bien aussi. », adressais-je en haussant les épaules. « Un plaid, une tasse de cacao bien chaud et une bonne série et le week-end passe tout seul ! », admis-je en connaissance de cause. « Ou sinon, on peut s’organiser un truc, mon frère m’a parler d’une soirée en ville, si ça te dit on pourrait y allez ensemble ? » proposais-je avec un sourire amical avant de boire un coup. Encore une fois, c’était une petite tentative. Sachant qu’Alize avait un peu de mal avec le regard des autres je n’étais pas vraiment certaine qu’une sortie du genre puisse lui plaire. Malgré tout, je lui avait proposé de bon cœur, après tout elle avait le droit de sortir autant que les autres et puis ça pourrait peut-être lui plaire d’autant plus que si nous y allions ensemble elle ne serait pas seule, parfois les choses sont beaucoup plus facile à deux …

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Sujet: Re: alian + rien n'est plus vivant qu'un souvenir.    - Mar 7 Juin 2016 - 11:51

rien n'est plus vivant qu'un souvenir.

alize
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Ce que j'aimais avec Joan, c'était que je n'avais pas besoin d'expliquer quoi que ce soit sur les raisons de ma venue en groupe de soutien ou de ma situation. Nous n'avions pas connu la même chose, mais nous nous comprenions, c'était déjà énorme. Puis à notre manière à chacune nous avions eu notre lot de problèmes. Je grimaçais à l'assertion de ma camarade. Elle avait raison, mais dans l'histoire, c'était son point de vue qui était juste, pas le mien. Nous y avions passé bien trop de temps et il était temps que tout s'arrête. Mais c'était loin d'être le cas. « Moi aussi, je crois... Mais après tout ce temps, c'est normal, non? » Je hochais la tête. C'était vrai que c'était supposé nous aider que de parler en public. Mais quand on n'avait plus rien à dire parce que nous savions que nous n'avions plus rien à dire et que nous allions bien, tous les psy du monde ne pouvaient plus nous aider, nous étions désormais confrontées au malheur des autres sans pouvoir y faire quelque chose. Même nos témoignages n'aidaient plus. « C'est vrai que ça reste dur. Mais peut-être qu'en leur racontant comment on s'en est sorties de notre côté, ils pourront en faire de même... Je ne sais pas trop, ça fait trop longtemps dans ce groupe... » Mon estomac se noua. Oui, j'avais vu cette fille. Elle me faisait penser à Alana, sa façon de faire du mal à son corps en essayant de le tromper sur ce qu'elle faisait vraiment. Et à chaque fois que je la voyais, je me rappelais que mon amie n'était plus là et que c'était parce qu'elle n'était plus là que j'avais accepté de faire des efforts, ne souhaitant pas en arriver au même point qu'elle. C'est d'une petite voix que j'avais répondu à Joan. « C'est vrai, c'est dur. » Mais au moins, elle était là, elle allait forcément finir par aller mieux, c'était comme ça que, de mon côté, je me consolais.

Une fois assise à la table de la cafétéria, je m'étais efforcée de prendre un bout de mes gâteaux. J'avais tellement peur de craquer et de subitement me forcer à vomir pour être sûre que rien n'irait sur mes hanches. J'avais beau manger convenablement je ne faisais plus d'excès de peur que mon cerveau déraille et se mette à m'envoyer de mauvaises informations. Je ris à la remarque de ma copine. « Heureusement! T'imagines un peu? La plus grande pâtisserie de la Nouvelle-Orléans, qui vend des pâtisseries immangeable?! Banqueroute immédiate! » Et, accessoirement, ça ne serait plus la plus grande pâtisserie de la ville. « C'est vrai! Mais ne rien faire implique souvent de vivre au ralenti et de se caler avec bien trop de paquets de chips devant la télé. » Et je maintenais le fait que manger de trop, ça n'était plus bon pour moi. « Une soirée? » J'étais complètement intéressée. Je devais me changer les idées. Après tout, je n'avais plus de nouvelles de personne, et surtout pas de Thiago, mes journées étaient donc bien tristes sans le groupe de parole et donc sans Joan, je n'étais pas prête à cracher sur une telle opportunité!

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Sujet: Re: alian + rien n'est plus vivant qu'un souvenir.    - Mer 8 Juin 2016 - 3:04

rien n'est plus vivant qu'un souvenir.

alize
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Mon amie n’avait peut-être pas tort. Il faut dire qu’on en avait vu passer plus d’une des histoires glauques et douloureuses alors peut-être qu’à force c’était normale que  l’on se sente plus mal que bien à la sortie. « Sans doute. », lançais-je pour seule réponse à sa question. Puis, je penchais doucement la tête sur le côté. « Tu crois pas que c’est peut-être le signe qui devrait nous faire arrêter tout ça ? », l’interrogeais-je comme si elle avait réponse à tout. J’enchaînais ma petite Alize en lui faisant remarquer à quel point je trouvais ça difficile d’écouter toutes ces histoires. Mais encore une fois, elle venait en quelque sorte rationnaliser mes propos. Et encore une fois, elle n’avait pas totalement tort. « C’est vrai. Après tout, si notre vécu peut permettre à d’autres de s’en sortir, alors c’est que c’est une bonne chose. », tentais-je de positiver avec un sourire. Mais ma jeune amie admettais que c’était dur. « Très dur. », me contentais-je d’ajouter alors que nous arrivions à la cafétéria …

Nous avions échangé sur la pâtisserie, sur ce qu’allait faire la jolie blondinette de ses jours de repos. Une conversation tout ce qu’il y a de plus amicale autour d’un verre et de délicieuses douceurs faites maison. « Après avoir dépenser une fortune dans des formations en tout genre. Ca aurait été inquiétant. », ajoutais-je avec un sourire avant de porter ma tasse à mes lèvres. Je savais que sa patronne était vraiment douée dans ce qu’elle faisait et même si on apprenait sur le terrain, j’imaginais bien qu’il y avait des grandes écoles pour atteindre un certain niveau de notoriété et je supposais que les tarifs de ces dites écoles évoluaient avec le niveau d’étude. Un sourire étirait mes lèvres, mais je n’ajoutais rien à sa remarque concernant les paquets de chips, je savais que mon amie n’était pas franchement copine avec la nourriture alors je préférais ne pas la charrier avec le traditionnel : « un paquet de chips ne te ferais pas le moindre mal » qui, à force, admettons-le une bonne fois pour toute devenait vraiment lourd. Puis, j’avais réussi à piquer sa curiosité, en lui parlant d’une soirée organisée en ville. C’était mon frère qui m’en avait vaguement parler puisqu’il avait l’intention d’y aller avec quelques bons copains. Un sourire radieux étirait mes lèvres alors que je venais de terminée ma bouchée. « Oui mon petit, un soirée ! », répétais-je comme pour lui assurer qu’elle entendait bien. « Selon mes sources, c’est une soirée fluo organisé en ville. L’entrée est offerte tu paies juste ta consommation c’est les universitaires qui organise ça si j’ai bien compris. », détaillais-je avant de reprendre un peu de thé. « D’ailleurs, mes sources sont plutôt canon si ça t’intéresse de le savoir. Père célibataire, mais canon ! », ajoutais-je avant d’éclater de rire. En fait je parlais de mon frère adoptif qui n’avait toujours pas de nouvelle petite-amie depuis que l’ancienne avait filée à l’anglaise. Bien évidemment j’avais lâcher ça pour lui donner une raison supplémentaire de venir, même si je n’étais pas vraiment certaine que ça fonctionne beaucoup plus en lui parlant de ça. "Alors ça te dit ?", demandais-je en la regardant dans les yeux après avoir à nouveau piocher dans sa petite boite ...

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Sujet: Re: alian + rien n'est plus vivant qu'un souvenir.    - Lun 25 Juil 2016 - 19:15

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C'était dur à admettre, c'était vrai, mais la décision ne nous reviendrait pas, quoi qu'il advienne. Seul un bilan psychologique favorable pourrait nous sortir de là. J'avais dans l'idée que, pour Joan, ce serait un vrai jeu d'enfant alors que, pour moi, pas. Je savais que c'était injuste de penser de la sorte mais les médecins en tout genre qui m'avaient suivie jusque là m'avait bien fait comprendre que malgré toutes ces années passées, j'étais tombée dans une maladie de laquelle on ne ressortait pas. Il suffisait de voir ce qu'il en avait été d'Alana qui s'était laissée mourir au moment où les choses s'arrangeaient. La récidive était presque inévitable et pouvait en devenir mortelle au dépit de tout ce que j'espérais. Mais je savais aussi que Joan avait vécu des choses difficiles desquelles on ne se relevait pas si facilement, et penser qu'elle s'en tirerait plus rapidement que moi était tellement injuste et presque méchant que j'avais vite effacé l'idée de le dire à haute voix. Je soupirai bruyamment. « C'est peut-être simplement le seul point positif. On peut en aider d'autres. » Après tout, nous avions suffisamment été aidées pour l'instant pour changer de rôle et prendre la relève. Mais ça n'en restait pas plus supportable malgré la belle idée que ça semblait être.

Les pâtisseries que je faisais étaient complètement discutables. Je savais que certains clients, la plupart d'ailleurs, en raffolaient, alors que certains, en nombre rare bien heureusement, préféraient attendre que quelqu'un d'autre s'occupent de la réalisation de leurs pâtisseries favorites que je réalisais selon eux bien trop mal pour leur palais, ou changeaient simplement de pâtisserie. Ce dernier point ne ravissait pas non plus ma patronne qui estimait que chaque client devait être ravis. Seulement tous les goûts étant dans la nature, je ne pouvais en aucun cas forcer les gens à aimer ma cuisine plus que d'autres. Je souris à la remarque de mon amie. Oui, après tout cet argent dépensé, mais surtout le temps passé par ma patronne et formatrice. « Oui! puis tout ce qui a suivi les formations. Les essais passés dans des tonnes de pâtisserie avant de faire grande impression dans cette pâtisserie de renom... » C'était vrai que, sans me vanter, travailler dans une pâtisserie aussi fameuse avait ses avantages, mais il m'avait fallu beaucoup d'efforts pour y arriver, des mois de travail acharné pour pouvoir valider une période d'essai contraignante et prouver que je pouvais très bien y avoir ma place tant qu'on me faisait confiance.

Ca faisait un long moment que je n'avais pas été en soirée. Pas depuis Thiago, à vrai dire. Puis, malgré tout ce que mes collègues de travail pouvaient penser, eux qui ne me connaissaient pas, j'étais loin d'être le genre de filles à avoir foule d'amis. Alors, ça faisait un moment que je restais chez moi le soir, à attendre qu'un truc spectaculaire m'arrive. Bien évidemment, j'avais continué à attendre. « Fluo? » Répétai-je à moitié absente. Je me voyais déjà avec mon short favori et mon t-shirt vert et jaune fluo. Oui, ça n'était pas forcément le genre de vêtements que je portais tous les jours, mais on s'entend bien que ça collait parfaitement à ce genre de soirées. J'explosais de rire à l'ajout de Joan. Depuis un moment je n'étais pas vraiment sortie avec des garçons, c'était vrai, mais de là à me faire des plans du genre, j'aurais passé avec n'importe qui et aurais envoyé bouler la personne. Mais Joan n'était pas ce genre de "n'importe qui", pas du tout même. « Ah ouais ? On verra peut-être si tes sources viennent à la soirée. » J'étais assez amusée par la façon qu'avait eu la jolie rousse de me convaincre. Elle m'avait déjà persuadée au mot "soirée", mais je n'avais pas encore eu le temps de dire que j'étais intéressée. Alors, forcément, je l'avais laissée s'enliser dans ses explications. Et si je n'étais pas du tout sûre du côté "père" le côté "célibataire" et surtout "nouvelle rencontre" m'allait parfaitement. J'avais besoin de me remettre un peu en milieu sociabilisé histoire de pouvoir me vider l'esprit et de ne pas rester chaque soir de plus coincer entre quatre murs à côté de ma soeur aînée et de ma grand mère. « Franchement? Je ne dis pas non! »

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Sujet: Re: alian + rien n'est plus vivant qu'un souvenir.    - Jeu 1 Sep 2016 - 4:19

rien n'est plus vivant qu'un souvenir.

alize
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joan
Alize c’était un peu cette jeune femme fragilisé par ses problèmes et pourtant tellement volontaire pour atteindre ses objectifs dans la vie. Le fait de parler de ce qu’elle avait dû endurer pour avoir sa chance dans cette pâtisserie de renom, m’avait fait penser à tout cela. D’ailleurs j’avais beaucoup d’estime pour Alize, connaissant ses problèmes en lien avec l’alimentation, le fait qu’elle travaille dans la « restauration », en quelque sorte, me rendait admirative. Moi-même ayant vécu dans la violence durant mes trois premières années, je ne m’imaginais absolument pas exercer dans le domaine social entourée d’enfant battus ou de femme violentée. J’en serais bien incapable. Alors certes ce n’était pas vraiment comparable mais, j’admirais mon amie pour ça, pour cette détermination et cette envie malgré cette faiblesse qui la rend si fragile. Lorsqu’elle acceptait ma proposition, je ne pus m’empêcher de sourire à sa remarque. « Sauf si Chrissy à quelque chose de prévu, je peux t’assurer à 100% que mes sources et sa gueule d’ange seront là. », ajoutais-je avant d’éclater de rire. Evidemment je n’allais pas forcer la main à mon amie, c’était simplement une manière un peu taquine de parler d’histoire de cœur. Je savais bien qu’actuellement la jolie blonde était seule même si dans son esprit un garçon devait bien retenir son attention, à l’heure actuelle ma petite Ali était seule et parfois un peu de compagnie ça fait du bien mine de rien. Ceci dit, je devais bien admettre que je n’étais absolument pas un exemple dans ce domaine-là. Mes histoires de cœur se résumait à être éperdument amoureuse d’un garçon que je me refuse d’aimer, ouais on est d’accord c’est super étrange et pourtant c’était bien ce qui se passait de mon côté alors en effet, je n’étais pas nécessairement la meilleure en matière de conseil pour mener une belle vie amoureuse. « Je suis ravie de l’entendre ! Tu as de quoi faire au moins ? Sinon on peut aussi s’organiser une petite virée shopping juste avant ou se retrouver chez moi, j’ai laaaaargement de quoi faire dans mon armoire. Puis ça pourrait être sympas de se préparer ensemble entre fille. Ça te permettrait aussi de sortir un peu et de voir autre chose que les quatre murs de ta chambre, qu’est-ce que t’en dis ? », proposais-je avec un sourire avant de terminer mon thé chaud. Je devais bien admettre que parfois ma franchise me rendait un peu crue dans ma manière de présenter les choses, mais Alize savait bien que je n’étais pas du genre à avoir ma langue dans ma poche et surtout que ça n’avait absolument rien de méchant. « D’ailleurs, je crois même que Chrissy à du maquillage qui devient fluo avec des lampe à ultra-violet ça peut être sympas. J’irais faire un petit tour dans ses affaires de starlette histoire d’être sûre d’avoir tout ce qu’il faut pour être bien équipée. », ajoutais-je certaine de ce que j’avançais. Ma sœur avait acheté ça une fois pour l’une de ses représentations elle n’y avait plus touché depuis c’était l’occasion ou jamais. Evidemment je n’allais pas le lui dire pour deux raisons. La première étant qu’elle allait vouloir venir et ça c’était hors de question, parce que je n’aime pas qu’elle traine dans ce genre d’endroit et puis surtout parce que si je lui dis que je les lui empreintes elle en aura sans aucun doute étonnement besoin à ce moment. Donc, une mission infiltration dans la chambre de la demoiselle allait être de mise. Quoi ? C’était pour la bonne cause après tout, puis je sais très bien que mes vêtements ne disparaissent pas non plus tout seuls de mon armoire quand elle vient passer une nuit à la maison alors ce n’était qu’un prêter pour un rendu dans le fond, puis surtout, contrairement à mes fringues, moi j’allais lui rendre …

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Sujet: Re: alian + rien n'est plus vivant qu'un souvenir.    - Mar 6 Sep 2016 - 21:37

rien n'est plus vivant qu'un souvenir.

alize
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joan
La seule perspective d'aller m'amuser en soirée, d'oublier un peu mes problèmes, le train-train quotidien, et puis simplement l'ennui de tous les jours, c'était alléchant. La proposition de Joan venait de devenir une réelle alternative, une de celles qui ne se refusent pas.  « Ahah! Ca va, t'inquiète. Les gueules d'anges m'ont apporté plus de soucis qu'autre chose. » Mes pensées se tournèrent rapidement vers Thiago qui, avec toutes les belles pensées qu'il m'avait amenées, m'avait surtout apporté un gros tas d'emmerdes comme lui seul savait faire. Alors, pour moi, les gueules d'ange, un peu ça allait.

Soudain, je balisais. Non, je n'avais pas de quoi faire. La dernière fois que j'avais acheté des vêtements, c'était il y avait au moins trois ans et, entre temps, je savais que j'avais pris du poids puisque j'étais suivie pour avoir une alimentation complémentaire un peu plus. Je n'en avais pas pris des masses, les médecins ayant peur que mes mauvaises habitudes ne reviennent au galop, mais entre le sport et le reste, mon corps avait grossi puisque certains de mes muscles s'étaient développés grâce à la salle de sport. « Euh... je suis pas sûre, en fait. Je veux bien qu'on voit si on trouve quelque chose qui m'aille, que ce soit dans les magasins ou peu importe où, même si je ne veux pas non plus t'apporter d'ennuis avec ta soeur. » Mais je devais avouer que le côté fluorescent, ça m'attirait pas mal. C'était la corde sensible qui venait de se faire toucher. « J'adore le fluo » annonçai-je sur un ton absent, encore plus dans les nuages que précédemment. D'ores et déjà, j'imaginais une bonne soirée avec du fluo partout. Mais du vrai fluo, qui se voyait dans le noir, pas comme mon t-shirt fluo, qui n'avait de fluo que le nom.

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Sujet: Re: alian + rien n'est plus vivant qu'un souvenir.    - Lun 12 Sep 2016 - 16:42

rien n'est plus vivant qu'un souvenir.

alize
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Je lui ai souris, ça n’avait rien de drôle dans le fond, mais mon sourire était plus un sourire de réconfort que d’amusement. J’avais terminé sa boite de pâtisserie, heureusement que je n’étais pas du genre à tout garder sur les hanches parce que sinon je m’en serais voulu à mort d’avoir fini ces petites merveilles. Je ne pouvais m’empêcher de lever les yeux au ciel d’une manière grossière, je lui adressais un nouveau sourire beaucoup plus détendu que le précédent. « Des ennuis ? Avec Chrissy ? », avais-je répété avant de rire aux éclats. Disons que quand elle m’aura rendu toute les affaires qu’elle m’a empruntées, peut-être et je dis bien peut-être, que j’admettrais qu’elle dise quelque chose. », commençais-je en plaisantant. Evidemment, ça ne me dérangeait pas le moins du monde qu’elle prenne mes vêtements, bien au contraire ça me flattait pas mal ça voulait dire qu’elle appréciait ce que je portais et qu’elle voulait un tant soit peu me ressembler et ça, c’était la plus grande fierté pour une grande sœur. « Puis bon, tu sais comment est Chrissy. Elle n’a pas vraiment besoin de ce genre de chose pour criser. », lançais-je avec un petit haussement d’épaule. J’aimais ma sœur, de tout mon cœur, mais il est vrai que ces petits caprices de divas étaient parfois un peu exagérés. Elle restait, cela dit, ma petite sœur chérie. Elle était tout ce que j’avais de mon passé alors je l’acceptais comme elle était même si parfois il arrivait que nos éclats de voix se fassent entendre. Enfin, là n’était pas la question. Sa remarque me fit sourire. « Parfait ! Dans ce cas voilà ce que je te propose : on passe chez mes parents pour voir ce que ma sœur a dans son placard pendant qu’elle est au théâtre. Si on ne trouve rien, on passe chez moi pour voir ce qui pourrait t’aller et si tu ne trouves toujours pas ton bonheur on ira faire les magasins ? A moins que tu n’ait vraiment très envie d’aller faire du shopping dans ce cas-là on fait tout dans le sens inverse : boutique, on récupère des accessoires chez moi, j’ai tout un tas de rubans et autres gadgets pour les cheveux puis on termine par le maquillage chez mes parents. Qu’est-ce que tu préfères, on a le temps de toute façon. », lui adressais-je l’air très enthousiaste. J’étais vraiment ravie qu’Alize accepte cette petite sortie avec moi. Je l’appréciais vraiment, malgré notre légère différence d’âge j’avais su trouver en elle une très bonne amie sur qui on pouvait compter. Je ne sais pas si c’était le fait qu’on est vécue des choses difficiles toutes les deux mais il y avait un lien plutôt fort qui s’était tissé entre nous. Alize était une fille bourrée de qualité et j’étais vraiment désolée pour elle qu’un tas de chose dans sa vie l’est menée ici en thérapie, même si ça m’avait permis de faire l’une de mes plus belles rencontres. J’ai finalement repris mes esprits, j’avais tout rassemblé sur le plateau lui adressant ensuite un léger sourire. « Allez vient tu te décideras en chemin, j’en peux plus de ces murs blancs tristes à souhait. », avouais-je alors qu’un frisson parcourait mon corps rien que d’en parler…

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Sujet: Re: alian + rien n'est plus vivant qu'un souvenir.    - Jeu 15 Sep 2016 - 22:11

rien n'est plus vivant qu'un souvenir.

alize
&
joan
J'adorais Joan. Elle avait ce moyen de me mettre à l'aise en deux temps trois mouvements, de me donner du baume au cœur et de me faire apprécier ma journée. Et, même si elle ne se rendait pas compte que, finalement, le groupe de parole avait eu une bonne conséquence, j'étais contente de l'avoir rencontrée, même dans une telle situation.
La voir sourire de façon aussi simple me donna envie de rire. Bah quoi, j'avais dit une bêtise c'était ça ? « Bah oui, on sait jamais tu sais... les petites sœurs peuvent s'avérer... particulières ». Et je le savais simplement parce que j'étais moi-même une petite sœur. Je savais que j'avais fait endurer certaines choses à Bianca, que seule une petite sœur peut faire endurer à sa grande sœur. « Allez dis-toi qu'elle ne fait pas ça que pour t'embêter ! » C'était vrai. De mon côté, plus jeune – et parfois encore maintenant – j'adorais me servir dans les affaires de Bianca. Cependant, voir rire Joan me laissa un sourire encore plus grand sur les lèvres. « C'est bien si tu trouves ça drôle ! » dis-je avant de rire aussi.
Mais c'était vrai. Chrissy était un électron libre, un de ceux qui réagissent aussi vite qu'ils ressentent. « C'est vrai, c'est vrai. Mais c'est normal, non ? » Après tout, Chrissy était encore jeune et restait une petite sœur. Puis elle avait toutes les raisons du monde d'être en colère. Elle ne connaissait pas vraiment ses parents biologiques, savait qu'elle avait un grand frère décédé le jour de sa naissance, et vivait plus ou moins dans l'ombre de ce grand frère, du moins, de mon point de vue. Après, c'était vrai qu'elle suréagissait souvent, mais quand même, je pouvais comprendre au moins la moitié de ses réactions sans trop réfléchir.
L'idée de la soirée m'avait motivée comme jamais. Cependant, toutes les propositions de Joan me perdirent assez rapidement. « Euuh... eh bien, absolument comme tu veux. Je ne sais pas, qu'est-ce que tu trouves le mieux, toi, de ton côté ? » J'avais peur de gâcher l'enthousiasme de Joan, mais je n'avais aucune idée de comment faire. Ou du moins, je n'avais plus l'idée de comment faire. Je n'étais pas sortie depuis tellement longtemps aussi. Aussitôt je me levais, pris mon sac et acquiesçai « À vos ordre m'dame ! » C'était vrai que, moi aussi, je n'en pouvais plus des murs de l'hôpital. Comme si nous n'y passions pas suffisamment de temps !

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Sujet: Re: alian + rien n'est plus vivant qu'un souvenir.    - Mar 20 Sep 2016 - 0:01

rien n'est plus vivant qu'un souvenir.

alize
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joan
Alize avait raison, peut-être que dans le fond Chrissy faisait ça juste pour m’embêter mais contrairement à ce que mes railleries laissaient penser, ça ne me dérangeais pas le moins du monde. En réalité je prenais plus ça comme un compliment qu’un affront. J’étais une grande sœur dans le vent à qui sa cadette voulait piquer sa garde-robe, du coup, c’était plutôt cool. Alors si Chrissy cherchait à m’ennuyer, c’était plutôt raté dans le fond. J’avais finalement levé mon postérieur de ma chaise, ras le bol de ces murs à la peinture blanche et de cette odeur de désinfectant. Alize m’avait suivi sans poser la moindre question ni montrer la moindre résistance et ça c’était cool. Parce que parfois, quand on est membre de ce genre de thérapie on n’est pas toujours très enthousiaste à l’idée de se confronter aux regards des autres. J’ai attrapé mon sac avant de passer mon bras sous celui d’Alize pour l’entrainer avec moi vers l’extérieur. « Bien, alors je te propose du coup d’aller faire un tour dans les magasins, parce qu’en ça fait un moment que j’ai pas été et du coup j’ai très envie de le faire. », lançais-je avec un sourire. Ben quoi ? Elle avait dit comme je voulais non ? « Puis je suis presque certaine que ça fait encore plus longtemps pour toi. », ajoutais-je pour la taquiner. Alize ce n’était pas vraiment la fille qu’on croise à tous les coins de rue quand on sort. Si on la cherchait on avait bien plus de chance de la trouver derrière ses fourneaux ou chez elle qu’ailleurs. J’ai finalement tournée la tête vers elle, avec un sourire affectueux qui voulait bien dire qu’il n’y avait rien de méchant dans ma remarque. Nous avions la chance d’avoir l’hôpital au centre-ville, il ne nous aura donc fallu qu’une bonne dizaine de minutes à parler de tout et de rien pour arriver à la première boutique de la galerie marchande. « Bien, soyons méthodique, tu veux quelque chose de plutôt sobre, sexy ? Plutôt une jupe, une robe, un short ? », commençais-je à énumérer à peine entrée dans la boutique. J’avais déjà le nez plongé dans les rayonnages pour voir ce que nous proposais cette jolie boutique aussi bien pour la dite soirée que pour des choses plus … quotidienne disons. Gardant tout de même une oreille attentive aux envies de ma petite Alize, je farfouillais à la recherche d’une petite perle. Parce que oui, même si j’aimais faire les magasins, j’avais horreur d’y flâner des années sans but précis. Alors le shopping oui, mais le shopping efficace j’aime encore plus ! J’ai sorti un haut un peu bustier, de couleur orange, qui s’arrêtait un peu au-dessus du nombril. En me tournant vers Alize pour lui montrer un sourire à étirer mes lèvres. « Tu sais qu’avec ce genre de chose y a de grande chance que tu attires beaucoup de regard. », lui adressais-je encore une fois pour la taquiner. Je savais qu’Alize n’avait pas encore totalement tournée la page « Thiago », mais j’essayais tant bien que mal de la poussé à vivre un peu. Elle avait la vingtaine pas la quarantaine alors ça me faisait un peu mal pour elle de la savoir encore un peu bloquée par lui. J’avais envie qu’elle s’amuse, qu’elle profite à cent pourcent pour une fois et je comptais bien tout mettre en œuvre pour y parvenir …

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Sujet: Re: alian + rien n'est plus vivant qu'un souvenir.    - Lun 26 Sep 2016 - 17:55

rien n'est plus vivant qu'un souvenir.

alize
&
joan
Je savais d'avance que Joan ne voyait pas forcément tout de mon point de vue, surtout sur les relations entre sœurs, puisque dans son cas, elle était l'aînée alors que, dans le mien, j'étais la cadette. Mais je savais aussi qu'elle était du genre à essayer de comprendre, et qu'elle était plutôt ouverte sur les points de vue.

En voyant Joan se lever, je n'y réfléchis pas deux fois et je me levais également, sans savoir pourquoi en premier lieu. Joan avait passé son bras sous le mien après que nous ayons récupéré toutes nos affaires et nous commencions à avancer vers la sortie. Ca sonnait un peu comme une libération. Si je ne détestais pas la cafétéria de l'hôpital, ça n'en restait pas moins un lien dans l'hôpital, et je préférais simplement éviter. « Ca me va ! J'ai hâte de voir un peu les nouveautés en ce moment... » Bon, la vérité, c'est que tout depuis très longtemps faisait pour moi partie des nouveautés, et Joan semblait l'avoir compris. « Plutôt, oui ! » avouai-je en riant. C'était vrai que je préférais faire du lèche vitrine, les rares moments où j'étais en ville, que d'acheter compulsivement et régulièrement.

Après très peu de marche, nous arrivions à la galerie marchande, pour notre plus grand bonheur -ou pas ! Je soufflais en haussant les épaules « Aucune idée... Fluo, c'est bien non ? » Je pouffais. Décidément depuis qu'elle m'avait parlé de la soirée, je n'avais vraiment plus que ce mot à la bouche, c'était terrible. « J'aurais bien vu short et haut ou robe, mais le tout court  ». Après tout, c'était une soirée non ? L'été avait été une vraie bénédiction pour moi puisque, contrairement à ma sœur, j'avais la peau d'une californienne qui dore aussi rapidement que l'été n'arrive. « Mais sinon, je suis complètement ouverte aux propositions, tu sais ? »

J'éclatai de rire. Joan semblait prête à tout pour que je les fasse tous tomber. Moi, je n'étais pas de cet avis, et elle savait très bien pourquoi. J'avais beau n'avoir jamais été en couple avec Thiago, je pensais beaucoup à lui. Beaucoup trop, en fait, et mon cœur refusait d'écouter ce que ma tête lui dictait, bien que j'ai essayé de nombreuses fois. « Avec la couleur de ma peau, ça pourrait être drôlement joli, oui ! » avouai-je, moi qui, pourtant, n'étais vraiment pas très fan du orange.


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Sujet: Re: alian + rien n'est plus vivant qu'un souvenir.    - Ven 16 Déc 2016 - 18:48

rien n'est plus vivant qu'un souvenir.

alize
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joan
J’étais ravie, absolument ravie. J’aurais pensé devoir batailler un peu plus pour lui faire accepter l’idée même d’une sortie. Mais finalement elle n’avait pas montré plus de résistance que cela. Lui présentant un haut d’un orange bien vif auquel elle n’était pas vraiment fermée. « Ca peut même être super canon. », admis-je en lui tendant le dit haut. Je continuais à passer au peigne fin les rayons de la boutique. Mon regard c’est alors posé sur une robe. Courte, un peu au-dessus du genou. Elle était parfaite, comme je les aimais. Une coupe large qui ne colle pas à la peau pour le bas et le haut avec des manches courtes, un col de chemisier venait rendre le tout un peu plus doux et sage. J’ai penché la tête, passant en revue les couleurs proposés. L’une d’entre elle était verte, un vert un peu pâle ornée de quelques pièces de dentelle noire. Mes yeux ont du s’illuminé l’espace d’un instant. J’ai attrapé la robe la posant contre moi pour la montrer à mon amie. « T’en pense quoi Ali ? La couleur pourrait passer avec mes cheveux non ? », j’ai levé mon regard vers elle espérant du plus profond de moi-même qu’elle acquiesce mes propos. C’était pas toujours facile d’accorder les couleurs quand on était rousse mais j’avais un espoir un certain entrainement dans la matière tout de même. Je baissais la tête, continuant à contempler la dite robe, imaginant déjà quelques accessoires je pourrais utiliser pour rendre le tout encore mieux. « Oh regard ce modèle, il pourrait être top sur toi ! », lançais-je en relevant les yeux vers la boutique. Cette dernière était plus moulante, la partie jupe arrivait à mi-cuisse et un voile venait prolonger cette dernière à l’arrière, le haut quant à lui était bustier. « Il doit y avoir des super couleurs, on va voir ? », lui proposais-je avec le sourire. J’avais tellement envie qu’elle se fasse plaisir, qu’elle se sente bien dans sa tenue et qu’elle trouve celle qui lui tiendrait à cœur. J’aime beaucoup Alize elle est pour moi comme une deuxième petite sœur, c’est cette amie dont on ne peut pas se passer, cette copine qui connait des choses que tout le monde ignore. Je ne suis pas certaine que sans ce groupe de parole je serais allez instinctivement vers elle. Mais je suis sûre d’une chose je peux remercier ma mère d’voir insister pour que je m’y rende, j’y ai fait sans doute l’une des plus belles rencontre de ma vie. Mon regard c’était perdu dans le vide, je la regardais de loin les yeux vitreux. Lorsque je sa voix me fit revenir à moi je lui adressais un sourire radieux, j’étais tellement heureuse de l’avoir dans ma vie …

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