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 You run every time I'm close - Jowy
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Sujet: You run every time I'm close - Jowy    - Ven 2 Sep 2016 - 16:15



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Bon plusieurs choses. J'espérais qu'elle n'avait pas oublié... Car y'en avait une autre qui était loin d'avoir oublié... Et qui m'en voudrait certainement beaucoup trop si cela ne se passait pas selon ses commandements ! Après tout, il s'agissait du jour où elle était de nouveau en droit d'être fêtée, alors dans l'esprit de la petite tout était encore envisageable aujourd'hui.
Et puis je stressais déjà, ou j'étais déjà mal à l'aise pour... un bon autre gros paquet de choses... Mais qui se résumait assez rapidement : Joan. J'espérais tellement qu'elle n'avait pas oublié ! Quelle idée de m'avoir laissé son ticket aussi... et puis... avec le passage à la demoiselle, charmante malgré tout... j'étais encore plus paumé qu'avant. Joan était devenue imprévisible et j'étais encore plus incapable de la décrypter. Alors comment agir et vivre au même endroit qu'elle, même le temps d'une soirée, en sachant que je ne sais déjà pas comment faire...

Le concert était en salle, et c'était pas hyper grand alors sans trop savoir à quoi m'attendre, jean t-shirt veste, de toute façon on a que ça comme fringue nous les mecs... Et puis j'étais encore à la maison où il n'y avait qu'un tout petit peu de fringue que je laisse là pour ce genre d'occasion par exemple alors... pas non plus beaucoup de choix. Je terminais de me raser et ajoutais : « Du coup tu termines de te préparer, et tu traines pas trop hein ! Je vais chercher Joan et j'espère que Peyton arrivera pas trop tard. »  « Et voilà t'es déjà stressé d'être en retard alors qu'on est encore archi méga en avance... Joan nous rejoint pas là bas ? » J'en avais aucune idée et c'était ça le problème... « Euh ben son portable doit pas être chargé parce que du coup on... euh... bref on passe pas nos vies sur des textos, donc je vais la chercher c'est plus simple. » Et puis ben si elle est pas chez elle, elle est pas chez elle... Et puis chez elle, un bien grand mot. Je ne savais pas du tout où elle habitait en ville ! Je savais juste où se trouvait la maison de sa famille adoptive, et après tout si moi j'étais chez les parents, pourquoi pas elle...
En descendant Beth me regardait avec un sourcil plus haut que l'autre. « Mais quoi encore ? » elle a soupiré avant de passer une main dans ses cheveux. « Tu vas vraiment chercher Joan dans cette tenue et après tu me demandes 'mais quoi encore' ? T'es sûr qu'on est de la même famille ? » Bon... Disons qu'elle était sûrement plus calée que moi pour me fringuer moi... Avant c'était Haley qui s'occupait de ça... Puis elle m'a fait signe de remonter les escaliers. Et... Et on parlait de Joan alors disons que... ca ne me déranger pas de faire de mon mieux ! hein ! Une fois dans ma chambre j'ai enlevé ce que j'avais finalement choisi et en fouillant dans mon placard elle n'a pas pu se retenir. « Et en plus tu vas à un concert, non mais sérieux, Patch... Faut que tu sois bien plus 'in' ! T'y es pas là ! » Je répétais ce qu'elle disait en faisant une grimace dans son dos. Non mais ! Tout ça pour un truc à manche longue un peu plus moulant style "Baseball" avec les manches bleues marines et le reste blanc. « Vraiment ? tout ça pour ça ? Ce t shirt là plus qu'un autre ? Mais pourquoi je comprends pas ce qu'il a de plus !!!  » Elle m'a regardée désespérée... « Tu sais quoi, vaut mieux pas que tu cherches à comprendre. Mais c'est beaucoup mieux ! T'as plus qu'à laissé la veste dans la voiture, t'en aura pas besoin ! » Puis elle a finalement souris, et j'arrivais toujours pas à comprendre pourquoi mes soeurs étaient aussi attachantes en ce moment... « Mais bon... Tu sens super bon, t'as au moins ça...! » J'ai rigolé largement avant de vite aller lui faire un bisou sur la joue et de sauter les escaliers pour me retrouver dans la voiture de maman, et direction la maison de Joan.

En vrai je ne savais pas du tout dans quel état j'allais la trouver ! Et ça me mettait moi dans tous mes états... Je voulais que tout puisse avancer : que je puisse comprendre un peu plus ce qu'il se passait. Voire mieux, comprendre Joan, répondre à ses attentes, avancer quoi ! J'avais l'impression de stagner depuis plusieurs mois avec elle et... et j'aimais pas ça du tout...
J'ai soufflé comme si j'allais porter une barre de 300kg et j'ai sonné. Puis j'ai serré mes mains entre elles aussi fort que j'ai pu pour évacuer la pression qui euh... ne s'évacuait pas du tout !
La porte s'est ouverte, et une tignasse de couleur blond vénitien avec un large sourire lié à la conversation antérieure ouvrait la porte. En trois secondes, le sourire perdu, les yeux ronds, et une porte qui se fermait devant mon nez. J'ai alors murmuré dans ma barbe, les dents serrées. « Allez Joan... Ouvre cette porte.... »

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Sujet: Re: You run every time I'm close - Jowy    - Ven 2 Sep 2016 - 19:53

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« Salut maman, je suis là. », hélais-je depuis l’entrée à peine avais-je fermé la porte derrière moi. J’avançais à pas de loup prenant soin d’accrocher ma veste et mon sac au porte-manteau qui se trouvait juste à côté de moi. Je balayais le séjour du regard, cherchant ma mère dans l’immensité de la pièce. « Maman ? », lançais-je d’une voix un peu tremblante déjà en train d’imaginer le pire. Finalement, c’est bien installé à la cuisine que je trouvais ma mère pendue au téléphone qui me fit comprendre de ne pas faire de bruit d’un simple signe de la main. Mes yeux se levaient vers le plafond tandis qu’un léger soupire s’échappait d’entre mes lèvres. Avançant d’un pas vers le frigidaire, j’en sortais du jus de fruit histoire de ne pas me dessécher en attendant que ma mère ait terminé son appel. Puis dans le fond, j’étais un peu chez moi quand même, enfin plus ou moins. Après quelques minutes à attendre comme une idiote maman se décidait enfin à raccrocher. « C’était Dolores, le petit dernier a encore fait des siennes. Elle a été convoqué chez le proviseur il est renvoyé pour trois jours. », m’adressait ma mère les yeux ronds comme quand elle était en colère. « Et bien dit toi que c’est bien que ce ne soit pas le tien. », lançais-je pour lui faire comprendre que je me fichais un peu des histoires de ses copines du salon de coiffure. « C’est lui qui a de la chance que je sois pas sa mère oui ! Tu te rends compte, volé les copies de ses camarades dans le sac du prof pour « ne pas avoir une sale note ». C’est inadmissible. C’est bien simple Dolores ne sait plus quoi en faire. », ajoutait-elle d’un ton moralisateur. On aurait presque dit que c’était moi qui avais fait la bêtise. Je croisais mes petits bras sous ma poitrine, adossée au plan de travail les pieds croisés. Ma position montrait bien à quel point cette conversation ne m’intéressait pas et surtout que je me fermais de plus en plus face à ma mère. « Tu sais maman, si Ethan est comme ça ce n’est surement pas exclusivement de sa faute. Ce n’est qu’un enfant. », lançais-je avant de me redresser pour la rejoindre à table. Finalement, nous avions passé une bonne heure à discuter, bien entendu nous étions passées à autre chose et le sujet sur lequel nous échangions maintenant concernant Mathis et ses dernières avancés spectaculaire de petit garçon. Mais, alors que maman m’expliquait comme il l’avait faites tourner en rond la fois passer, la sonnette la coupait nette dans son explication. Le sourire aux lèvres en imaginant le petit bout tout fier, je me levais en faisant signe à ma mère de rester assise.

A ma grande surprise, quand j’ouvrais la porte je tombais nez à nez avec Patch. Une sacrée surprise ça on peut le dire. Le sourire qui étirait mes lèvres avaient disparu en une fraction de seconde, laissant mes lèvres légèrement entre ouverte en forme de « o ». Mes yeux s’étaient arrondis, un peu choquée de le voir devant la porte, d’autant plus qu’il s’agissait de celle de mes parents. Je l’avais détaillé une seconde avant de fermer la porte plaquant instinctivement mon dos contre celle-ci comme s’il allait tenter de rentrer de force. Pourquoi fallait-il toujours que les choses soient autant compliquées entre lui et moi ? Que faisait-il ici, je n’avais vraiment aucune envie de le voir. Lui et toutes ces filles qui lui tournaient autour je ne voulais plus les voir. Comme si j’avais voulu écouter ses pas s’éloigner de la porte, je collais mon oreille contre le pvc de la porte, je n’étais pas certaine mais il me semblait avoir entendu sa voix grave dire quelque chose que je n’avais pas réussi à comprendre. Jetant un œil par le judas, ma mère passait derrière moi pour monter à l’étage. « Il est toujours aussi beau garçon ? », me demandait ma mère en montant l’escalier. J’avais sursauté. « Maman ! », avais-je lancé agacée tandis qu’elle m’adressait son plus beau sourire. « Ne le laisse pas devant la porte chérie, c’est très malpolie. », me lançait-elle depuis le haut. Je levais les yeux au ciel lâchant un nouveau soupire. J’entrouvrais la porte de manière à l’apercevoir dans l’ouverture de celle-ci. « Qu’est-ce que tu veux, j’ai pas envie de te voir Patch. », lui avouais-je sans le moindre ménagement. Oui parfois, j’étais un peu cru mais j’en avais vraiment assez de souffrir de cette relation avec Patch. Le problème étant que je ne pouvais pas non plus m’éloigner de lui au risque d’en souffrir encore plus. Je m’efforçais donc, durant mes nuits d’insomnie de réfléchir à LA solution qui règlerait tout ça une bonne fois pour toute. Je continuais à l’observer dans l’entrebâillement de la porte, il portait un espèce de tee-shirt à manche longue qui ne lui allait pas du tout, je haussais les sourcils à cette pensée avant de reposé mon regard sur son visage ou du moins ce que j’en voyais …

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find light in the beautiful sea. i choose to be happy, you and i, you and I we're like diamonds in the sky. you're a shooting star i see a vision of ecstasy when you hold me, i'm alive. we're like diamonds in the sky i knew that we'd become one right away oh, right away at first sight i felt the energy of sun rays. i saw the life inside your eyes. so shine bright, tonight you and i. we're beautiful like diamonds in the sky. eye to eye, so alive. we're beautiful like diamonds in the sky shine bright like a diamond.©️.mad love
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Sujet: Re: You run every time I'm close - Jowy    - Sam 3 Sep 2016 - 0:27



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Le fait d'avoir si rapidement fermé la porte avait suffit pour que son parfum vienne jusque sur le palier de sa porte. Je priais vraiment intérieurement pour qu'elle se soit levée du bon pied ou je sais pas trop quoi mais bref, le truc qui fait qu'elle était gentille avec moi et pas l'inverse ! Mais pourquoi les filles fonctionnent aux hormones... Déjà c'est imprévisible. Et ensuite c'est jamais la même chose ! Au moins avec de la testostérone on est régulier nous...
Elle entre ouvrait la porte ne me laissant voir que la moitié de son visage, ou plutôt une moitié d'oeil... Et je la regardais en plissant les lèvres qui s'étiraient et me faisais sourire. Et puis elle avait encore dit Patch... Est-ce qu'elle comprendra un jour qu'il me suffit de ça pour lui obéir au doigt et à l'oeil..
Puis j'ai penché la tête sur le côté comme s'il s'agissait de l'une de mes petites soeurs qui était fâchée derrière cette porte et qui voulait pas m'ouvrir parce qu'elles ont peur que je les gronde à chaque fois alors que... Bon ok ça m'arrive de me fâcher mais c'était quand elles étaient petites... Elles ont grandi now !
Puis finalement je me suis coupé dans mon élan de tendresse et j'ai sorti les places de concert en me rapprochant de la porte pour montrer le bout de papier à Joan. « En fait euh... C'est pour Joy... C'est ce soir... » Même si en effet j'aurais rêvé que Joan me dise que c'est moi qu'elle attendait parce qu'elle avait envie de me voir... Force est d'admettre que je ne venais pas pour faire avancer notre histoire. Mais qu'il s'agissait bien du code rouge. Là y'avait urgence. Et LA ! j'étais content d'être toujours trop en avance... pour ce genre d'imprévu !
Dans les secondes qui ont suivi j'ai encore pas compris ce qu'il se passait. Enfin si, un truc ! La porte s'est de nouveau fermée sous mon nez.

Je n'avais ni de montre ni mon téléphone, lâchement et sûrement oublié dans ma chambre. C'est pas le genre de truc que je pensais à prendre... C'était mal ! Je voulais tellement être joignable pour les filles que c'était le seul moyen que j'avais de l'être ! Mais rien à faire... Je l'oubliais tout le temps. J'ai fini par mettre mes mains dans les poches et à faire les cent pas sur les quelques mètres qui séparaient la voiture de la porte d'entrée.
D'une seconde à l'autre, Joan est sortie. Sans aucun sourire radieux, ou alors j'avais oublié mes lunettes en prime... Je m'apprêtais à lui ouvrir la porte de la voiture, mais elle l'a ouverte bien trop brusquement et en montrant sa détermination à se servir elle même pour que j'ai eu le temps de faire quoique ce soit. Je répondais néanmoins comme si j'avais pu effectuer ma galanterie... « Tout le... plaisir est pour moi ! » J'ai sauté derrière le volant direction la maison. J'ai pas osé dire un mot, prendre la parole ou quoique ce soit. Si c'était pour entendre à quel point j'étais pas le bienvenu et que je dérangeais... Je m'en passais volontiers ! Même venant de Joan que j'aime vraiment très fort hein ! J'avoue : c'est pas hyper agréable...!
Et puis en même temps... Avec l'autre fois j'étais vraiment déboussolé... Est-ce qu'elle avait finalement réfléchis ? Ou pas du tout ? Elle était encore plus perdue qu'avant elle aussi avec les événements qui se sont écoulés ? J'en savais rien !!!! Et elle en savait sûrement plus... enfin je veux dire... Elle savait sûrement où elle en était dans sa tête non ? Ben c'est ça qui m'intéresse là tout de suite maintenant !!! Maintenant où nous sommes dans cette voiture, sans musique ni conversation de fond. Il n'y a que le bruit du moteur pour me tenir compagnie sur les 4 minutes de voiture entre chez elle et chez moi...

Après l'anniversaire de Joy, ce besoin de réfléchir, ce nouveau moment de "retrouvailles" si je puis dire... Avec une Joan que je ne connaissais pas encore vraiment sous cet angle là ? Ce baiser était si... si... Je ne saurais pas dire !
Et de nouveau ! Cette tempête déchaînée ! Qui m'en veut à mort pour je sais pas quoi. Comment fallait-il que je m'y retrouve ? J'ai beau en faire la liste bien souvent... Rien à faire, je suis perdu.
Elle est finalement descendue de la voiture, j'avais ouvert la porte d'entrée, et les filles nous attendaient dans le salon. Visiblement on attendait toujours Peyton...
Et Beth me regardait toujours avec son air interrogateur. Comme si elle évaluait encore le niveau de ma tenue compte tenu des circonstances ! C'était fatiguant !
Je lui ai fait signe avec les mains d'arrêter. J'allais pas me changer maintenant ! C'était trop tard Joan était là ! Mais Beth penchait la tête de gauche à droite avec une mou de dégout presque, vraiment pas convaincue par ce qu'elle voyait. Maman était passée saluer Joan et au passage m'a aussi lancé ce regard bizarre l'air de dire "à ton âge tu sais toujours pas t'habiller ou quoi ?" j'ai fini par interrompre le reste de l’interaction qu'il y avait dans cette pièce. « Bon en vrai ! C'est quoi votre problème avec comment je suis habillé ? » j'ai écarté les bras, fatigué de voir que je ne comprenais RIEN de ma vie en ce moment. Même le regard de Maman et les filles ainsi que leur goût vestimentaire ! J'avais du souci à me faire pour mon odeur ou euh...? C'est bon c'est validé je sens quand même bon ? Non parce que je peux aussi prendre une douche hein ! Après tout y'a le temps ! Merci qui ? Merci Patch ! Voilà, toujours tout faire soi même encore... même prévoir une marge pour être à l'heure... Non mais sérieux...
Je me suis tourné vers Joy puis Beth puis maman puis Joan qui terminait le presque cercle. Un moment il fallait dire les choses. Y'en avait marre des sous entendus...

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Sujet: Re: You run every time I'm close - Jowy    - Sam 3 Sep 2016 - 3:22

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Je m’étais contenté d’entre ouvrir la porte pour ne pas lui laisser la possibilité de gagner du terrain et ainsi rétrécir la distance réglementaire qui nous séparait l’un de l’autre. Patch me parlait de Joy, ce n’était pas ce soir quand même. Dans le doute j’ai ouvert un peu plus la porte juste assez pour y faire passer mon petit bras. Puis, sans lui dire un mot, je me suis contentée d’attraper les places avant de refermer la porte derrière moi. Je vérifiais la date avec la plus grande des attentions et à mon grand désespoir Patch avait absolument raison. Heureusement je m’étais apprêtée pour venir jusqu’ici, ma tenue suffisait donc largement pour me rendre au dit concert. Je m’empressais de monter les escaliers laissant Patch sur le pas de la porte. Je déboulais comme une furie dans la salle de bain mes billets à la main. D’instinct je savais encore parfaitement où tout se trouvait c’est donc sans la moindre peine que je m’occupais de mes cheveux puis de mon maquillage que j’aimais le plus naturel possible. Puis, aussi rapidement que j’étais monté je redescendais lançant un au revoir de loin à ma mère qui comprenait largement l’urgence quand il s’agissait de Patch. Puis, sans un mot, je suis sortie, ne daignant même pas adresser un regard à l’homme qui faisait battre la chamade à mon cœur. Parce que oui, même sans un mot, sans un geste et sans même un regard mon cœur battant dans ma poitrine avec une telle force que moi-même j’avais de la peine à comprendre. Je ne lui avais laissé aucune occasion de m’approcher ou de m’accorde la moindre petite attention. D’ailleurs je n’avais même pas répondu à sa remarque. Nous avions à peine quelques minutes de trajet et pourtant je le trouvais affreusement long, ce silence pesant mais volontaire n’était agréable ni pour lui ni pour moi mais il était hors de question que je cède. Je ne supportais plus ma relation avec lui, je ne supportais plus de le faire avec d’autres filles et pourtant la présence de ces dites autres filles me poussait à ne surtout pas officialisé quoi que ce soit avec lui vous voyez l’idée ? En somme les choses étaient encore et toujours plus compliquées. Nous sommes entrés, j’ai pincé un sourire en direction de la petite Joy comme pour la saluer de loin. Puis la petite Beth à suivit avant que Rose, la mère de famille, ne vienne à son tour me saluer. Puis, les regards lourds de sens mêlé, sans grand doute, à l’anxiété de l’attente de l’ami de Joy avait fait explosé Patch. Personne n’avait osé parler, Rose avait même préféré quitter la pièce en souriant plutôt amusée par la situation. « Il y a que ce genre de tee-shirt c’est mignon quand t’as trois ans. A vingt-six ça passe moins bien. », lui lançais-je voyant bien que ses sœurs n’osaient trop rien dire après ce haussement de ton. « Et puis les tee-shirt moulant ça ne va pas à ta morphologie. », lançais-je en guise de petit pique en haussant les épaules. Ses deux sœurs étouffaient alors un rire comprenant parfaitement que je sous-entendais qu’il n’avait rien à mettre en valeur dans un tel tee-shirt. Evidement je n’en pensais pas un mot, mais j’étais tellement en colère que je n’avais pas pu m’empêcher d’en rajouter un peu. D’ailleurs il allait sans doute devoir s’y faire car visiblement la pression en moi n’avait pas l’intension de redescendre de sitôt. Mon regard transperçait celui de Patch, je croisais alors les bras, haussant les sourcils comme pour lui demander s’il avait un problème avec ce que je venais de dire. « T’as encore le temps d’aller te changer si tu veux. », lui adressais-je finalement d’une voix un peu plus douce ….

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Sujet: Re: You run every time I'm close - Jowy    - Sam 3 Sep 2016 - 21:34



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C'était aussi cru que ce que je demandais. Bien sec, sans mâcher ses mots, Joan avait au moins daigner répondre pour cette assemblée réunie qui ne semblait pas participer à la conversation. Comment ça elle était personnel ?
Même lorsqu'on se parlait sèchement comme ça, il n'y avait rien à faire, je la trouvais belle. Belle, à mon goût, avec du caractère et en même temps avec le dernier mot pour savoir mettre de l'eau dans son vin, mais vraiment au dernier moment... Je trouvais ça d'une délicatesse probablement involontaire mais si parfaite ! D'un autre côté, les traits de mon visage ne s'adoucissaient pas pour autant. Je crois que je commençais vraiment à faire une over dose d'incompréhension. Ces moments de la vie où rien ne semble normal, logique, couler de source... C'était chiant ! Chiant et rien d'autre !
J'ai plongé mes yeux noirs dans ceux de Joan en serrant la mâchoire et expirant la fin de l'air que j'avais dans les poumons avant de monter à l'étage en faisant bien comprendre à la populasse que je montais les escaliers en bois, et grinçant. Ce n'était même pas que les filles aient envie de rigoler qui me mettait en rogne... C'était vraiment la situation dans laquelle j'étais. Qui était fatigante pour rien ! Fatigante et compliquée et rrrrah......... J'ai vite enlevé ce t-shirt trop moulant visiblement... En le balançant par terre et j'ai fait défiler les cintres un peu trop brusquement, du coup ils grinçaient sur la barre métallique qui les tenait. Tra et puis en fait non ! Ca me saouler d'avance de savoir qu'il fallait faire les boutons d'une chemise, j'abandonnais. Direction l'étagère avec des t-shirt pliés c'était beaucoup plus simple. J'en ai pris un rouge, plus large que l'ancien et à manches courtes. J'suis vraiment en train de donner le détail de mon état vestimentaire ? Fallait aussi que je donne la composition à Beth ou pas ? Non fallait me dire hein !
Et puis en même temps... J'aimais beaucoup trop les chemises à carreaux, ouverte pour pas en mettre une par dessus le t-shirt. J'ai donc pas pu m'empêcher d'en prendre une à la rache avant de l'enfiler et de repasser rapidement à la salle de bain pour me remettre un coup de parfum...

Je suis descendu sans leur accorder un regard ou un mot et je suis parti prendre la veste que j'avais laissé dans la voiture. En rentrant je l'ai fermé jusqu'en haut, un peu provocateur... J'en avais marre de tout le temps être celui qui baisse la garde pour accepter que l'autre soit plus énervé que moi. J'ai décidé que j'étais énervé ce soir. Alors tant pis pour eux. « Sérieux vous avez fini là ? On dirait un vieux couple. » Je l'ai fusillée du regard. « Combien de fois on va devoir vous dire qu'on est pas ensemble ? Et que les jeux de mots liés à ce champ lexical ne nous mettent pas forcément de bonne humeur ? » Maman s'est interrompue exprès dans ce qu'elle faisait pour venir se joindre à la conversation. « Dites moi que je rêve ? Vous baissez d'un ton tout de suite. » Alors j'ai soupiré tout c'que j'ai pu avant de hocher la tête en pinçant les lèvres et en conservant mon visage renfrogné. Après tout si je le faisais pas... Personne ne s'y mettrait, et on était encore là pour Joy, et qu'on soit là pour elle ou pas, pas de raison qu'on se prenne le chou... Enfin pas moi et mes petites soeurs... Pour le reste... à voir...

La porte sonne enfin et Peyton rentre sans attendre qu'on lui ouvre. Ca aussi ça avait le don de m'énerver ! Mais elle se prenait pour qui elle ? Obama ?! Joy s'est jetée dans ses bras et elles ont hurlé hyper aigu, comme des filles. Après tout... Peut-être qu'heureusement qu'elle se sentait tout permis, ça allait permettre à Joy de se détendre avec elle... Visiblement les chaperons que Joan et moi formions n'allions pas être hyper dispo...
La pote de Joy n'avait même pas eu le temps de finir de dire bonjour à tout le monde, que je les attendais déjà toutes dans la voiture, à allumer le moteur.
Et durant le trajet, les filles à l'arrière ont discuté, mais de mon côté je n'avais pas pris la peine d'entamer la moindre conversation ou de faire le moindre effort envers Joan. J'étais déjà là, et je ne posais pas de question, c'était déjà beaucoup... Et puis pareil dans l'autre sens... Elle était déjà là... Et en fait... et en fait ça, c'était déjà beaucoup. Et rien à faire, je l'aimais quand même quand elle ne parlait pas. Vous pensez que c'est ça l'amour vous ? Quand même dans un état d'énervement pareil, de détestation de sa propre vie, on la trouve belle ? Dans ma tête je me disais que sûrement que je m'approchais de la vraie définition de ce mot... L'amour... Alors je l'aime vraiment...?

Finalement nous sommes arrivées et les filles se sont ruées pour aller se mettre le plus près possible de la scène. Je commençais à avoir chaud rien que de penser à aller m'enfermer là dedans le temps d'une soirée. Je crois que j'étais pas fait pour les événements avec autant de foule... Ca me rendait nerveux !! Et là j'arrivais pas dans le meilleur des états, m'voyez.
Avec Joan on est entrés trois minutes après, et sur la pointe des pieds j'essayais d'avoir les filles dans mon champ de vision. Sauf que comme j'étais un garçon qui avait passé sa puberté je me suis fais happé par la sécurité qui cherchait à me fouiller avant de pouvoir entrer réellement dans la salle de concert. C'était pas hyper agréable, mais ça n'a pas pris longtemps. En revanche quand ils ont fait pareil avec Joan, je n'ai pas réagi pareil. Avec ce gars de la sécurité qui plissait des yeux en même temps qu'il la fouillait avec un regard bien lourd de sens et de sous entendus, il s'en était pris à la mauvaise fille.
D'une main je l'ai écarté. Enfin pas vraiment... Il m'avait suffit d'attirer son attention en le touchant avec insistance pour qu'il arrête ce qu'il faisait instantanément. « Oui bon ça va ! On est des gentils ! » avais-je lancé de manière virulente avant de hausser les sourcils avant de prendre la main de Joan pour l'attirer contre moi et de glisser mon bras dans le bas de son dos avant de l'entrainer pour avancer. « Ils sont de pire en pire ces agents de sécurité... » avais-je dit plus pour moi même que pour lancer une conversation. Mais au fond... j'aimerais tellement qu'on puisse discuter normalement..
Je n'ai pas eu le temps de lâcher Joan que Joy s'est précipitée vers nous et s'est emparée de l'autre main de Joan pour nous emmener là où elles étaient. « Si tu pensais la garder que pour toi, tu te mets le doigt dans l'oeil ! » Elle m'a vulgairement tirée la langue, mais c'était drôle ! J'ai pas pu m'empêcher de perdre mon air bougon pour un sourire et même un rire. Puis je les ai suivies devant.

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Sujet: Re: You run every time I'm close - Jowy    - Dim 4 Sep 2016 - 2:38

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joan
Le trajet m’avait semblé durer une éternité. Heureusement que les deux demoiselles qui se trouvaient à l’arrière meublaient un peu ce silence glaciale qui régnait à l’avant. Les yeux rivés sur l’extérieur, je n’avais même pas pris la peine de regarder Patch une seule seconde. Même si je ne disais pas un mot, je sentais bien que Patch était tendu. Je le connaissais par cœur. D’ailleurs, je savais que sa bouche ne bougeait pas d’un millimètre, à aucun moment. Il faisait toujours ça quand il était fâché. Certains bougeaient nerveusement les lèvres, d’autres avaient de petit rictus involontaire mais mon Patch, lui, il ne bougeait pas, jamais. Et croyez-moi je n’avais pas besoin de le regarder pour en être certaine, la simple tension qui planait entre nous me suffisait pour savoir. La route paraissait durée des jours alors inutile de vous dire quel soulagement ce fût pour moi quand la voiture s’arrêtait. D’ailleurs, je ne m’étais pas fait prier, un quart de seconde m’avait suffi pour sortir de la voiture. Ceci dit, les filles n’avaient pas mis plus longtemps mais leurs motivations n’étaient surement pas les mêmes que les miennes. A l’entrée, tandis que Joy et son amie étaient passées sans encombre, nous, nous avions droit à une fouille avant d’entrée. Patch était passé le premier. Puis ce fut mon tour, le type de la sécurité palpait mon corps brièvement pour vérifier que je ne portais rien de dangereux sur moi. J’avais pincé doucement mes lèvres entre elles, je devais admettre ne pas être très à l’aise. Puis, mes yeux se sont écarquillés quand il a passé ses mains au niveau de mes hanches, un peu insistant. J’avais légèrement tourné la tête vers l’arrière pour lui faire comprendre de ne pas exagérer mais la voix de Patch me coupait dans mon élan. Sa main saisissait la mienne alors qu’il venait de s’adresser un peu sèchement au type de la sécurité qui, reconnaissons-le, devait facilement avoir le double de ses épaules. Le beau ténébreux m’attirait alors vers lui avant de passer sa main dans le creux de mon dos pour me faire avancer. Un frisson traversait mon dos tout entier tant dis que je me sentais apaisée, comme si une partie de mes idées sombres s’étaient envolées en un seul et unique contact. Mais cette sensation fût bien éphémère puisqu’en y réfléchissant je repensais à toutes ses filles qui trainaient autour de lui à longueur de temps. Il me fit une remarque sur les agents comme pour chercher un semblant de conversation mais j’étais resté de marbre, préférant tourner la tête de l’autre côté comme si je ne l’avais pas entendu. Je pinçais ma lèvre inférieure, signe que je luttais un peu avec moi-même malgré tout. Puis, alors que j’allais accélérer le pas pour distancer le jeune Cipriano, la petite Joy venait s’agripper à ma main pour m’entrainer avec elle vers l’avant. Sa remarque avait quelque chose d’adorable malgré le côté ‘objet’ que je représentais là-dedans. Je lui adressais malgré tout un joli sourire. « C’est ta soirée ma jolie. C’est pour toi que je suis là tu sais, pas pour ton frère. », avais-je adressé à Joy en serrant délicatement sa main dans la mienne. Je ne m’étais pas donné la peine de lancer un quelconque regard en direction de Patch. Joy, quant à elle, s’était contentée d’un petit hochement de tête en direction de son frère comme pour lui dire « t’as vu » continuant sa route d’un air fière.

Les filles s’étaient installées tout devant, l’une à côté de l’autre, spéculant sur ce qui les attendait ce soir. J’avais pris soin de laisser Patch s’asseoir en premier, il avait choisi de prendre la place à côté de Joy. De mon côté, je m’installais à côté de Peyton, histoire d’être bien certaine d’éviter tout contact avec Patch. Les minutes m’avaient semblées longues, de par le fait que je ne discutais avec personne. Puis, alors que j’observais la salle, un homme tenant une petite fille par la main s’adressait à moi. « Excusez-moi vous êtes ensemble ? », m’interrogeait-il en désignant les trois personnes à côté de moi. J’acquiesçais d’un simple signe de la tête un peu gênée. « Ca vous ennuierais de vous décaler d’une place s’il vous plaît ?Je suis avec ma fille, je préfèrerais qu’on ne soit pas séparés c’est encore qu’une enfant. », m’avouait-il tout aussi gêné que moi. J’ouvrais de grands yeux ronds confuse avant de me lever immédiatement. « Oh bien sûr, excusez-moi. Allez-y. », lançais-je en souriant avant de me rendre compte que ce n’était pas vraiment ce qu’il m’avait demander. Je posais alors mon regard sur la place libre à côté de Patch. Je levais les yeux au ciel, lâchant au passage un petit soupire agacé avant de finalement m’installer nonchalamment à ses côtés le regard littéralement vissé devant moi. Ce que je regardais ? Pas la moindre idée, mais je savais pertinemment qui je ne voulais pas voir. Malgré toute ma nonchalance j’avais quand même, de manière inconsciente, tenté de me mettre à l’aise. C’est à ce moment-là qu’en voulant poser mon bras sur l’accoudoir, je rencontrais celui de Patch. « Pardon. », avais-je lâcher en retirant presque immédiatement mon bras …

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Sujet: Re: You run every time I'm close - Jowy    - Dim 4 Sep 2016 - 11:51



You run every time I'm close
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Je regrettais que Joy s'empare de Joan aussi rapidement... Ce rapprochement était si court mais avait permis à mes poumons de respirer et à mon coeur de battre, alors si ça pouvait recommencer... Ce serait pas trop mal ?
Mais Joan ne perdait pas une seule occasion pour me rappeler que si j'avais pu éviter de venir la déranger ce soir, ça l'aurait bien arrangée. S'asseoir loin, au final, ça me convenait. Je ne crois pas que j'aurais vraiment été plus disposé pour un étalage de l'état psychologique de madame. En revanche je n'arrivais pas à m'empêcher de regarder en peu devant et derrière nous, puis sur les côtés. Sur les trois filles ici présentes, y'en a deux qu'il valait mieux pas regarder de travers, et la dernière... Bon... On va dire qu'elle comptait aussi. Et j'étais tellement mal à l'aise dans ces endroits avec trop de monde qu'ils m'apparaissaient tous comme des suspects qui étaient prêts à venir me plomber la soirée en plus, me mettre hors de moi ! Et y'avait Joy, il était hors de question que je dérape comme j'ai pu le faire sur l'autre gars là vous savez... Celui de la soirée de notre premier baiser... J'espère au moins que ça lui aura servi de leçon. Je l'avais vu venir ce gars... Sauf que j'avais pas saisi qu'il voulait juste faire bouger Joan... A partir du moment où elle s'est adressée à lui je ne l'ai pas quittée des yeux, et en même temps à chaque fois que nos yeux étaient sur le point de se croiser je faisais mon possible pour faire comme si j'étais indifférent au possible à ce qu'elle faisait.
Son coude a heurté le mien et évidemment l'effet de surprise m'a fait me retourner vers elle directement et si elle ne me regardait pas, et bien moi je la dévisageais. Ma respiration s'accélérait toute seule ! C'était chiant !!! Je pinçais légèrement mes lèvres entre elles comme s'il y avait une saveur qui venait d'apparaître, et mes yeux faisaient très peu discrètement... Des allers retours entre les yeux de Joan et ses lèvres. Mais pourquoi ça me démangeait tout le temps...

De l'autre côté, Joy prenait ma main et avait réussi à me faire revenir à la réalité. Les artistes s'installaient et je crois que ça remuait un peu les souvenirs de la miss. Puis elle m'a regardée et elle a chuchoté mais très fort, enfin, l'idée était que les personnes concernées puissent entendre alors que c'était censé rester secret, m'voyez... « Pourquoi vous faites la tête ? » j'ai haussé les épaules et fait signe en tirant mes lèvres vers le bas que j'en savais rien, mais pour continuer son petit jeu j'étais obligé de répondre en chuchotant, mais à quasi haute voix. « Eh bien justement, j'en sais rien ! » Joy est venue appuyer son front contre le mien. Je crois qu'elle manquait un peu d'attention dans sa vie ce tous les jours... Et puis papa n'était pas souvent là alors bon... « Alors il faut pas la déranger si tu sais pas pourquoi elle est comme ça, d'accord ? » Elle a largement soupiré avant d'ajouter « J'suis tellement contente que vous soyez là... » Ma tête contre la sienne j'ai fermé les yeux. J'étais tellement contente de l'avoir cette petite ! « Pardon d'être si désagréables, mais tu sais, on est tellement contents d'être là avec toi nous aussi ! »
Tom, le chanteur du groupe a pris la parole, et nous a expliqué que tout se déroulerait en acoustique, que c'était pas prévu, mais que c'était pas plus mal ! C'était parfait même ! Ca me prendrait moins le chou... J'avais vraiment pas la tête à ça. Et je commençais à avoir tellement chaud avec ma veste remontée jusqu'en haut que je gardais comme ça juste pour ne pas donner raison aux filles qui remarquent que je ne sais jamais comment me fringuer...
Ils ont commencé à jouer, et la salle s'est mise à applaudir. En revanche avec Joy, on ne s'est pas lâché la main, et quand ils ont commencé à jouer la première chanson, Secret Crowds, j'ai senti sa main devenir moite, et j'ai pas pu m'empêcher moi non plus de serrer la mâchoire avant d'arrêter de retenir tout c'qui se passait dans ma tête et d'accompagner Joy en versant une larme. Ces malins ils ont commencé par la chanson délire des filles quand il y avait Haley à la maison... Et qu'elles voulaient hurler sur un truc en sautant partout : c'était ça. C'était sa manière à elle de nous dire qu'elle était toujours là... J'avais toujours chaud, et j'étais toujours pas terrible. J'allais pas pouvoir rester là bien longtemps. Et je crois que si j'arrivais à me relâcher émotionnellement comme ça c'est parce que Joan était là et que... Et que ma moitié était là et que... J'avais rien à cacher... J'avais pas besoin de la toucher ou de la regarder. Elle était là et elle savait si naturellement me compléter sans s'en rendre compte !

A la fin de la première chanson on a tous applaudis, et pendant ce temps de brouhaha j'ai glissé à l'oreille de Joy que je revenais, fallait pas qu'elle bouge. Je suis passé devant Joan sans la regarder, évidemment, j'allais pas céder maintenant... J'ai dit que ça m'énervait et c'est toujours le cas... En marchant dans l'allée latérale pour retrouver de l'air frai j'avais compris ce qu'il se passait. Ca ne pardonnait pas et c'était incontrôlable, et ça montait comme un pic je le sentais terriblement !!! et il n'y avait tellement rien à faire ! J'ai commencé à m'agripper au mur d'une main, je sentais déjà que je me vidais de toute ma force, exactement comme Joy l'autre fois qui était incapable de se mettre toute seule en boule, ça y est... Tout me quittait... Je me suis finalement assis en plein milieu de l'allée contre le mur, ça servait à rien de m'épuiser. J'ai tout de suite portée une main sur mon coeur a essayer de l'attraper de mes propres mains pour qu'il arrête. La dame du siège à côté duquel je me trouvais, enfin ce que j'en voyais... c'est à dire... Jean moulant, talon aiguille... Taille de guêpe... s'est approchée de moi « Monsieur ? Monsieur je suis médecin, que vous arrive-t-il ? » évidemment, incapable de lui répondre... Elle a posé sa main sur mon front dégoulinant puis elle a glissé sa main sur ma joue pour relever ma tête vers elle. Mais on y voyait rien il faisait si sombre quand il n'y avait pas de musique, donc pas d'éclairage de la foule. « Vous êtes brûlant !!! C'est pas possible, j'appelle le samu. » Avec le peu de réflexe qu'il me restait j'ai attrapé sa main qui quitté mon visage pour pas qu'elle appelle le samu... Tout allait bien... enfin presque... enfin... oui... enfin... j'allais m'en sortir ? Pas vrai..?
Si vidé d'énergie, je n'ai pas pu retenir sa main bien longtemps, j'ai laissé tomber la mienne... De loin ça devait ressembler à une caresse toute douce, tellement j'étais épuisé... J'écrasais ma tête contre le mur et les lumières se lançaient sur la foule. Ca a attiré mon regard et mes yeux plissés et embrumés ne me permettaient que de voir des tâches floues. J'en ai vu une rousse s'approcher, je savais très bien ce que ça voulait dire, et j'ai entendu rapidement une tonalité que je connaissais parfaitement malgré le bruit des guitares acoustiques qui s'étaient lancées. Et déjà, ça calmait ma respiration. Elle était là, c'était beaucoup mieux... Elle saurait quoi faire pendant que.. je... m'en allais dans un état quasi inanimé... j'y arrivais plus.. j'étais fatigué, énervé, j'avais chaud et mal.. très mal... trop mal... mais je voulais pas partir.. Comme à chaque fois, la présence de Joan me permettait de lâcher prise dans un sens... Et de m'accrocher dans l'autre.. Là y'avait vraiment un peu des deux...

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Sujet: Re: You run every time I'm close - Jowy    - Dim 4 Sep 2016 - 16:27

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patch
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Je sentais le regard de Patch se poser sur moi. Mes joues devaient probablement s’être empourprées tant je sentais la chaleur monter dans mon visage. Je ne m’étais pas pour autant donner la peine de lui adresser un regard. Pourtant, malgré non contact, mon cœur battait à vive allure dans ma poitrine. J’entrouvrais légèrement mes lèvres pour trouver d’avantage d’air pour mes poumons qui cherchaient vainement un peu d’oxygène. Quand Joy me fit, avec la discrétion d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, comprendre qu’elle avait plus l’impression qu’ils me dérangeaient qu’autre chose, je lui adressais un regard navrée, fronçant légèrement les sourcils. « Joy .. Qu’est-ce que tu vas chercher là. », lui adressais-je en me redressant un peu. « D’ailleurs je ne crois pas t’avoir remercier pour l’invitation. Ca me fait vraiment plaisir de passé cette soirée avec toi et ton amie. », repris-je avec un sourire. J’en avais profité pour terminer avec un petit clin d’œil comme si je charriais son frère en l’ignorant. Evidemment, le pique que je venais de lancer à Patch était totalement sérieux. Seulement je n’avais pas vraiment envie d’étaler mon histoire avec Patch là au milieu de tous ses gens et encore moins de rendre des comptes à sa cadette. Finalement, j’avais été sauvé par le début du concert, une chance, je n’aurais pas besoin d’une quelconque autre justification sur notre situation. Puis, à la suite de la première chanson, Patch s’est levé avant de passer devant moi sans un mot ni même un regard. J’avais attendu quelque seconde avant de me penchait vers Joy histoire de l’interroger sur la destination de son frère. Elle s’était contentée de hausser les épaules. Je ne saurais dire pourquoi mais à ce moment-là j’ai eu comme un mauvais pressentiment, comme si quelque chose n’allait pas. Je me suis retourné sur mon siège pour chercher Patch du regard, puis, en un clignement d’yeux le beau ténébreux avait littéralement disparu de mon champ de vision, il ne restait qu’une femme debout l’air un peu affolée. Je plissais les yeux comprenant bien que quelque chose n’était pas normal. Je me suis donc levée, passant mon sac à Joy lui indiquant qu’il y avait mon téléphone à l’intérieur en cas de problème. Je ne voulais pas l’affoler et encore moins gâcher sa soirée, j’ai donc prétexté une envie présente pour aller chercher Patch …

J’arrivais finalement à la hauteur de la foule un peu affolée. Je me faufilais entre les rangs histoire de me dégager un chemin jusqu’à l’objet de leur attention. Bien évidemment, j’espérais de tout mon cœur me tromper et ne pas y trouver mon Patch en train de se tenir le cœur avec force. Mais c’est malheureusement avec effroi que je découvrais que je ne m’étais pas trompée. Mes yeux se sont ouverts bien grands et mon estomac c’est mis à me tirailler. Je me suis empressée de m’approcher de lui. Une femme a tenté de me faire reculer, je me suis alors tourner vers elle avec un regard noir. « Je connais ce garçon mieux que personne ici alors vous êtes gentille vous vous mêler de vos affaires. », lui adressais-je avec rage. J’ignorais qu’il s’agissait d’un médecin et je savais encore moins pourquoi c’était à ce moment précis que j’avais explosé. Je m’agenouillais à côté de Patch, passant une main dans son dos pour le redresser un posant ma seconde main sur son épaule pour lui éviter de partir vers l’avant. « Patch, ça va allez ? Je vais t’aider à sortir de là. », lui soufflais-je à l’oreille. Malgré mes petits bras, je ne sais pas si c’était l’adrénaline qui me rendait plus résistante mais j’avais réussi à lever Patch, le soutenant d’un main ferme dans le milieu du dos. « Poussez-vous nom d’un chien vous avez jamais vu quelqu’un être mal ou quoi ? », râlais pour qu’ils dégagent tous de là. Je me dirigeais donc, avec un Patch vaseux vers l’extérieur. Je devais admettre que ça n’avait pas été facile mais la colère m’avait sans doute aidé à prendre des forces. Une fois à l’extérieur de la salle, j’ai fait asseoir Patch. « Quel bande d’idiots ! », lançais-je plus pour moi-même que pour lui. Je m’étais assise à côté de lui, les jambes croisées attrapant sa main dans la mienne. « Allez Patch, reste avec moi. Respire doucement, tout va bien se passer. », tentais-je de le rassurer d'une voix douce en faussement calme tandis que mon cœur battait à plein régime dans ma poitrine sous le poids de l’angoisse ..


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Sujet: Re: You run every time I'm close - Jowy    - Lun 5 Sep 2016 - 17:28



You run every time I'm close
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Ma tête était lourde et basculait en avant et en arrière quand ma tâche rousse essayait de me remettre à la verticale. Son odeur et le ton de sa voix me parvenaient, mais les significations, les questions, les... Enfin je n'avais aucune idée de ce qu'il se passait. J'avais mais tellement mal... !!!! Et j'étais si faible pour m'auto aider à m'en sortir... Sans trop comprendre comment, j'ai enfin pu respirer de l'air frai. Quoique je n'étais pas sûr de respirer super fort... Un peu comme quand vous venez de vous prendre un coup : vous retenez votre respiration jusqu'à la limite et vous inspirez et expirez rapidement puis, en stand by pendant les minutes qui suivent etc etc...
A force de cligner des yeux j'ai fini par comprendre que j'étais dehors, assis, et en penchant le tête sur un côté j'ai retrouvé ma tâche rousse à moi, à qui je m'accrochais pour pas complètement me laisser partir. J'ai senti la présence de sa main dans la mienne, elle était froide, bien plus que la mienne. Et oui c'est ça aussi... J'avais chaud... Tellement chaud... Même à l'extérieur. Je dégoulinais, mais je ne pouvais pas enlever cette veste. Cette satanée veste que j'avais mis pour embêter les filles en plus...
Ma tâche rousse se faisait de plus en plus noire et discrète. Elle s'en allait ? Où allait-elle ! J'avais besoin d'elle pour continuer ça... et pourtant je sentais toujours sa main froide dans la mienne. Ce n'est pas elle qui partait.. ? J'en pouvais plus... ça ne passait pas..
J'avais la tête penchée sur le côté et j'avais regagné une activité de respiration acceptable. Mes yeux se fermaient et j'entendais principalement mon cœur qui tentait de battre à un rythme régulier, mais c'était impossible avec ce pic qui me transperçait complètement le muscle.

Je ne la voyais plus du tout. Et j'étais en train de déconnecter complet en laissant gagner cette stupide pression qu'on sait pas d'où qu'elle vient mais pire. Qu'on sait pas comment réguler.
Moooon Dieu... mais ça BRULAIT !!!!! Et je mourais d'envie de me faire aplatir par un compresseur pour me permettre de toucher du doigt ce truc qui me flinguait complètement de l'intérieur. MAIS JE POUVAIS PAS !
Le pire ? Dans tout ça ? C'est entendre tout ce qu'il se passe autour. C'est être capable de savoir où elle se trouvait ma tâche rousse par rapport à moi. C'était de me dire qu'il suffisait que je lui dise de me serrer très fort comme s'il fallait que j'explose. Mais j'étais incapable d'ouvrir les yeux... De répondre... Ou de faire un signe de vie. C'était presque comme si j'étais sur le point de m'endormir... Sauf que c'était impensable avec un truc pareil qui vous traverse le coeur.
Attendre... Attendre... Attendre que ça passe. Y'avait putain de que ça à faire.  

Le temps ? Aucune idée de ça faisait combien de temps que j'étais là à mourir en silence. J'ai pensé à Joy... J'ai très rapidement espéré qu'elle nous voyait Joan et moi profiter de ce moment d'intimité pour se retrouver, comme si on sortait ensemble. Je voulais pas qu'elle s'inquiète... Je voulais pas qu'elle sorte de cette salle de concert. Alors s'il y avait bien une chose qui pouvait l'aider à rester assise sur ses fesses, c'était de penser à cette éventualité.
Et puis je pensais à Joan qui était juste là. Je l'imaginais, enfin... Plus que ça, je la sentais, je sentais aussi l'angoisse, j'avais la même. Je l'entendais, j'étais pas sûr de toujours bien comprendre, mais le son d'une voix c'était beaucoup quand on aime la musique, quand on aime le son que ça a... Elle me jouait un peu de musique à sa façon... D'ailleurs il allait falloir qu'elle m'explique pourquoi elle changeait de disque aussi souvent en ce moment... J'en pouvais plus de cette distance arrivée de nulle part depuis ce barbecue géant, où tout allait encore si bien ! Plus que bien même.. Ou alors c'est mes souvenirs qui s'inventaient une vie en vue de la situation actuelle ?
J'en pouvais plus d'être loin et si proche en même temps... L'attendre ? Ca je pourrais le faire toute la vie je crois. Oui, ça je crois que j'avais passé ce stade de "je l'attends ou pas ?" Je la voulais elle. Je le savais depuis trop longtemps. J'étais trop faible et con et stupide pour me l'avouer. Il a fallut attendre qu'Haley, même le soir de son départ, me pousse à aller vers Joan pour que tout commence pour de vrai... Et s'arrête si rapidement...
Plus mes pensées s'éloignaient de ce qu'il se passait dans la réalité plus j'avais l'impression d'être bercé...

J'ai retrouvé l'usage de mes paupières et j'ai essayé de les cligner le plus possible mais j'étais si lent et elles étaient si lourdes.. Je me suis rendu compte que je n'étais pas bercé mais bel et bien secoué. Je crois que, secoué était bien plus approprié. Je voyais qu'il faisait toujours aussi sombre, donc toujours dehors ? Toujours la nuit tombante ? Et ma tâche rousse alors ? Elle avait grossi... Elle était plus proche ? Où était sa main rafraichissante qui tenait la mienne il n'y a pas si longtemps...? En fait j'en savais rien. Bordel. Patch. T'en savais encore rien. WAKE UP. PATCH OPEN YOUR FOCKING EYES.
C'est comme si en ayant laissé mes pensées s'évader comme si j'étais sur le point de m'endormir je n'avais plus fait attention à ce pic qui me déchirait le coeur.
Je l'entendais davantage. Comme si je sortais d'une nuit profonde, tous les sons arrivaient bien plus distinctement à mes oreilles, et l'image de plus en plus net. Dans le doute, j'ai quand même appelé.. « Joan..? »

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Sujet: Re: You run every time I'm close - Jowy    - Mar 6 Sep 2016 - 1:56

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patch
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Aussi difficile que cela avait pu être, j’ai conduit Patch à l’extérieur de la salle. La foule, la chaleur et le bruit qui régnait à l’intérieur ne devait guère être une bonne chose pour lui dans ce genre de circonstance. Assise en tailleur, j’avais pris sa main dans la mienne pour lui faire comprendre qu’il n’était pas seul. Mon cœur se serrait dans ma poitrine tandis que les traits tirés de mon visage trahissaient mon inquiétude. Malgré tout, je tentais de garder une voix douce, calme pour ne pas rajouter à Patch un stresse supplémentaire. Je crois qu’à cet instant précis, toute la rage que j’avais pu ressentir plutôt dans la soirée à son égard s’était complètement évaporée. Je serais un peu plus sa main dans la mienne, tournant la tête vers lui pour apercevoir son visage moite. Mes sourcils se fronçaient et mes lèvres se pinçaient entre elles, je ne savais pas comment l’aider davantage si ce n’était d’attendre que ça passe. Puis, je me suis souvenue de sa réaction à la soirée d’anniversaire de sa sœur, c’était plutôt flou et approximatif mais j’avais des bribes de souvenirs qui me revenaient à l’esprit. J’ai donc lâché sa main, délicatement avant de me redresser pour changer de position. Les genoux au sol, à côté de lui, je passais mes avant-bras sous ses genoux pour les relever vers son torse. Malheureusement, le poids mort de son corps était trop lourd pour moi. Sans doute l’adrénaline avait laissé place à l’impuissance qu’infligeait la peur. D’ailleurs, je pouvais la sentir cette peur, elle prenait petit à petit  le dessus sur mon esprit, sur mon corps tout entier. Je fermais un court instant les yeux avant de prendre une grande inspiration. Il fallait que j’y arrive, je ne devais pas laisser ma phobie prendre le dessus, je n’allais perdre personne, Patch allait sans sortir et on rentrerait tous à la maison. « Allez Joe, tu peux le faire. », soufflais-je pour moi-même. Je crois que je n’avais jamais ressenti une telle tension dans mes bras. J’étais parvenue à remonter ses jambes contre son torse comme il avait demandé à Joy de le faire auparavant. Je ne savais pas d’où je puisais cette force mais je savais qu’elle me quitterait bientôt. Je sentais la peur me gagner un peu plus à chaque seconde, jusqu’à sentir ses petits fourmillements dans les lèvres quand vous faites une crise de panique. J’essayais d’éviter par tous les moyens de regarder son visage qui témoignait de tout le mal qu’il pouvait ressentir. Puis, les larmes sont montées à mes joues, j’avais la trouille, mes bras tremblaient et je ne pouvais plus retenir mes larmes. Ma crainte de perdre un être cher avait bel et bien pris le dessus sur tout le reste. J’avais lâché ses jambes ce qui avait fait secouer l’intégralité de son corps comme le faisait un corps inanimé qui tombait au sol. Puis j’ai pleuré, silencieusement, la tête posée sur son épaule tentant de ne pas céder à la panique mais en vain. J’ai relevé la tête, les joues pleines de larmes encore chaudes. Je crois qu’à ce moment-là c’est un élan de peur poussé à l’extrême qui m’avait fait perdre mes moyens, j’étais pourtant persuadée d’être passé au-dessus grâce à la thérapie. Mais au vu de ce qui se passait en moi à cet instant, j’avais visiblement tort. J’ai placé mes mains sur ses épaules, secouant de toutes les misérables forces qu’il me restait encore son corps qui semblait inanimé. « T’as pas le droit de me laisser. Pas toi. Tu peux pas me faire ça, Patch s’il te plaît, t’en va pas. », lui adressai-je avec une tristesse sans égale entre deux sanglots. J’avais cessé de secouer son corps,  dépourvu, à présent, de toutes mes forces. Mes mains toujours sur ses épaules, je fermais les yeux comme si ce n’était qu’un foutu cauchemar. Puis, j’ai entendu le son de sa voix, il venait de prononcer mon prénom j’en étais certaine. Une fraction de seconde m’avait suffis à ouvrir les yeux pour voir son visage. Ses paupières qui tentaient de s’ouvrir procuraient en moi une sensation de soulagement immense. Mes lèvres s’étiraient en un sourire d’apaisement, avant que mes bras ne viennent s’enrouler autour de son cou. « Je suis là. Shht. », avais-je soufflé la voix encore tremblante de ma crise de larmes. J’avais un réellement problème avec cette phobie. La frayeur que je pouvais ressentir à l’idée de perdre un être cher me rendait si impuissante, j’avais horreur de ressentir ça. J’ai finalement écarté mon corps de celui de Patch, déposant un baiser sur son front avant de tirer son corps encore mollasson vers moi. « C’est fini, tout va bien. Allonges-toi. », avais-je tenter de le rassurer en le guidant tant bien que mal pour qu’il s’allonge comme il pouvait. Assise, les jambes étendues sur le sol, j’avais amené la tête de Patch se poser sur mes cuisses. Des larmes continuaient à couler de mes joues, sans que je ne puisse y faire grand-chose, la panique que ce malaise avait réveillé en moi était tellement difficile à gérer que mon corps réagissait tout seul. Mon regard émeraude restait rivé sur son visage si doux, si parfait. Je passais ma main dans ses cheveux comme je le faisais avec Mathis quand il n’arrivait pas à dormir à cause du monstre sous son lit. C’était un geste délicat, affectueux et que je voulais rassurant au possible. Mon autre main, se trouvait sur son torse au niveau de son cœur, je crois, d’ailleurs, que je l’avais mise là instinctivement, sans même m’en rendre compte. « Ca va aller … », soufflais-je finalement une énième fois autant pour me rassurer moi que lui …


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Sujet: Re: You run every time I'm close - Jowy    - Mar 6 Sep 2016 - 20:20



You run every time I'm close
Ft. Jowy

Je n'ai pas eu le temps, et je n'ai surtout pas pu, prendre une aussi grande respiration que je l'espérais, que Joan me serrait contre elle... C'était si doux... Je me laissais volontiers faire. Elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait, je ne sais pas trop d'où je revenais, mais j'étais là et avec elle et... C'était tout ce que je demandais à cet instant précis. Puis plus dans ses bras, ok... C'était encore un peu difficile de la suivre.
En revanche il m'était toujours impossible d'ouvrir les yeux. Mais pour une autre affaire... C'était tellement agréable... Sa main dans mes cheveux me rappelait celle de maman quand il m'arrivait d'être dans cet état à la maison. J'adorais ça...  Et sa main sur mon coeur ? C'était si relaxant et réconfortant, que je n'ai pas su comment la rassurer sur mon état. Elle était tout à fait en droit de savoir que le pire était passé, qu'il n'y avait plus rien à craindre jusqu'au prochain coup de bourre, mais je n'y arrivais toujours pas... J'avais plus l'once de l'ombre d'une force, et elle, elle me faisait perdre mes moyens. Pour vous donner une idée de la sensation présente : je revivais d'avoir enfin du poids sur ce maudit muscle encore tout contracté. Même une main, aussi légère soit-elle. J'aurais en effet préféré que quelqu'un s'asseye carrément au dessus de mon coeur. Mais c'était Joan... Et c'était sa main. C'était beaucoup !!! Beaucoup beaucoup !

Encore tout embrumé j'ai fini par comprendre que j'étais allongé sur elle, et j'ai laissé tomber ma tête contre ses côtes. Un léger sourire, quasi rien, juste de quoi redresser mes lèvres, s'était néanmoins dessiné. Elle sentait vraiment bon... Mais je l'aimais mais tellement... C'est fou combien je pars dans des déclarations intérieures de mon amour pour Joan à partir du moment où je suis un peu dans les vapes... Bon ok... J'étais peut-être un peu plus qu'un peu vaseux.
Et en même temps ! Si celle qui fait battre mon coeur pouvait se retenir un court laps de temps, pas trop parce que ça je n'y survivrai sûrement pas... Ca m'aiderait un peu... Après ce genre d'événement, mon coeur était comme courbaturé après l'effort. Comme n'importe quel autre muscle quand il est poussé à bout. Donc maintenant, à chaque utilisation, ça pince. Mais c'est une pincement agréable à côté du précédent ! Cependant, cela fait quand même un paquet de pincement à la minute... Cette main déposée là si simplement était salvatrice.
Patch... Il allait vraiment falloir que tu penses rapidement à autre chose que Joan qui était déjà là pour faire refaire partir ce petit coeur au quart de tour... Il en fallait si peu pour que Joan le fasse battre la chamade.

En effet, je voulais voir Joy. Et en même temps... Je voulais rester avec Joan... Mais elle était tellement parfaite. Même en étant distante, froide, incompréhensible et insupportable comme au début de cette soirée, elle était là pour moi. Elle se donnait tout le mal possible pour que j'aille mieux. Je ne voulais pas que quelqu'un d'autre soit avec moi ou s'occupe de moi à ce moment précis. Je la voulais elle, encore une fois. Et c'est elle qui était là..
Ma tête contre son ventre, je pouvais sentir son coeur battre et sa respiration bien trop irrégulière.
J'ai tenté une réouverture des yeux en décollant de 3mm ma tête de son ventre et très lentement j'ai monté le bout de mes doigts sur l'une des pommettes de Joan. Mon pouce effleurait ses lèvres... Je voulais la remercier ! Lui dire encore une fois que je l'aimais mais si fort. Lui dire que ça allait ! Que c'était fini ! Mais je payais tellement pas de mine... Comment lui faire avaler un poisson pareil... Ce n'est qu'après quelques secondes le bras en l'air que j'ai senti du bout des doigts la peau humide de Joan.

Ca m'a intérieurement énervé. J'avais encore réussi à la blesser en étant malade comme ça... Je ne voulais pas qu'elle souffre... Je lui avais promis. Je m'en étais fait un point d'honneur. Et qu'elle est la seule chose que j'ai faite ce soir ?! Réouvrir les blessures de Joan. Super Patch. T'es content ?
Je voulais pas qu'elle pleure.. Et en même temps maintenant je n'avais pas non plus envie qu'elle enlève son emprise sur moi.. Je voulais sa main dans mes cheveux, et l'autre contre moi. Je voulais qu'elle me serre dans ses bras.
Les yeux toujours fermés j'ai fait glisser le bout de mes doigts lentement jusqu'au bout de son visage, où j'ai récupéré mon bras pour moi. Je n'arrivais toujours pas à respirer autant que je le souhaiter, car les poumons ça appuient sur le coeur quand ça gonfle... Une fois mon bras récupéré, j'ai posé ma main sur celle de Joan qui était contre moi. J'ai aussi davantage enfouie ma tête contre son ventre. C'était.. Comme être à la maison... C'était une odeur que j'avais toujours connu et que je ne voulais jamais perdre...
J'ai fait une tentative pour me redresser, et j'étais encore assisté, rien que pour faire ça... Une fois assis à côté d'elle, j'ai lentement cligné des yeux, et ma tête s'est penchée toute seule en avant. Elle ne tenait toujours pas toute seule sur mes épaules... Elle est tombée sur le front de Joan, et n'a plus bougé. J'inspirais et expirais peu, mais vite. Je venais de faire l'effort du siècle en même temps... Toujours à l'aveugle j'ai posé mon autre main de nouveau sur son visage, et j'ai chuchoté, dans un vrai souffle... Je pouvais pas faire plus.. « Ca va.. Ca va Joan... Merci.. »

Je voulais tellement lui dire plus !!! Combien c'est elle qui m'avait permis de rester ici. Combien sans elle j'aurais sûrement fini par me retrouver dans une blouse sans sous vêtements avec une maman dépitée à mes côtés... Du bout des doigts je voulais faire mon possible pour la réconforter, l'aider à respirer tranquillement avec moi. Ca se matérialisait par de toutes petites caresses lorsque je tentais de plier et déplier la main.
Je ne sais pas combien de temps ça a durer... Le plus long sera le mieux...
Tout en laissant nos respirations se coordonner, j'ai fini par relever le menton pour que du bout des lèvres je vienne déposer un bisou sur sa joue. Il m'a fallut quelques secondes pour récupérer l'air que j'avais suspendu durant la fraction de seconde qu'a duré ce bisou... Et puis en entendant plus qu'un seul rythme de respiration, je pense que nous avons tous deux compris qu'il était largement le temps de rentrer. Je pense que j'étais capable de me relever, du moins heureusement que c'était pour m'asseoir trois secondes après sur un fauteuil... Tant pis pour la musique et la lumière... Je ferai avec...
J'ai légèrement ouvert les yeux, il était grand temps que j'y arrive... Et la moitié de mes lèvres se sont étirées pour un sourire de soulagement, et bien d'autres trucs pour ma Jowy.

En entrant lentement mais sûrement de nouveau dans la salle de concert j'ai directement tourné la tête en arrière en en fermant fortement les yeux, et en m'agrippant tout aussi rapidement à la main de Joan. J'étais toujours beaucoup trop vaseux. Il fallait que je reprenne bien plus de vivacité pour avancer dans cette salle...
Trois pas de plus, et on s'est fait abordés par une nana qui était aussi grande que moi, très blonde. Elle était dos aux éclairages qui passaient sur le public, alors j'ai de nouveau tourné la tête en arrière, et de ma main libre j'ai attrapé la hanche de Joan. A la fois pour qu'elle continue de me guider tant qu'il y avait autant de lumière, mais aussi pour... m'accrocher ? Et fort probablement ce sentiment de protection. On s'était fait assaillir par j'sais pas qui. Et il était hors de question que ça atteigne ma Joan. « Pfiou !!! Je suis tellement rassurée de vous voir sur vos jambes ! » Mais de qui de quoi parlait-elle ? j'ai plissé les yeux en essayant tant bien que mal de regarder de nouveau devant moi. De regarder cette dame. Mais rien à faire, je ne la remettais pas...

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Sujet: Re: You run every time I'm close - Jowy    - Jeu 8 Sep 2016 - 2:32

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patch
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joan
Ma main passait délicatement dans ses cheveux. Mon cœur reprenait peu à peu un rythme correct et la peur semblait se dissiper elle aussi. Enfin, la crise de panique tout du moins, car il la sensation de peur il me faudra bien plus de dix minutes pour réussir à calmer cette sensation d’angoisse. J’avais beau avoir des années de thérapie dans les jambes pour lutter contre cette phobie, rien n’y faisait, je croyais la dominer et pourtant c’était encore elle qui avait pris le dessus.  J’étais pourtant persuadé de m’en être débarrassée. Je laissais partir ma tête en arrière à la simple idée d’avoir échouée. Les yeux clos, je continuais à caresser le haut de la tête de mon ami. C’est au moment où je l’ai senti s’enfouir contre mon ventre que mon regard c’est reposé sur lui. Puis, sa main est venu se collé contre ma joue encore humide. Mes yeux se sont délicatement fermés tandis que mon visage se penchait de manière à ressentir davantage la sensation de sa peau chaude contre la mienne. Quand il tentait de se redresser, je m’empressais de glisser ma main dans son dos pour le soulager un peu. Son visage faisait face au mien, mon regard le scrutait dans les moindres détails. Je le connaissais par cœur et pourtant j’aimais toujours autant chercher à l’apprendre davantage pour qu’il soit le plus claire possible à chaque fois que je fermais les yeux.  Son front contre le mien, je pouvais sentir son souffle irrégulier sur mon visage. Ses yeux étaient toujours clos, je tentais du mien que je pouvais de lui apporter un soutien pour qu’il se tienne plus ou moins redresser. Quand sa main c’est à nouveau poser sur mon visage, me permettant dans son geste de percevoir son doux parfum, je resserrais la mienne sur sa veste dans son dos comme si je ne voulais pas qu’il décolle son visage du mien.  Sa voix se fit ensuite entendre et mon regard c’est illuminé. Sans que je ne puisse expliquer pourquoi, ses morts avaient fait rouler le long de ma joue une nouvelle larme. De ma seule main libre je venais attraper son menton, voyant bien que sa tête pesait, pour lui, une tonne. Puis, le tenant fermement, j’ai décollé mon front du sien pour venir y placer mes lèvres comme pour lui dire que tout allait bien pour moi aussi. Finalement ce sont ses lèvres qui sont venues se posé sur ma joue, quittant alors ma main pour tenir seul sa tête qui semblait pourtant si lourde quelques minutes auparavant. Son baiser aussi doux était-il, avait marqué la fin de ce moment à nous, ce moment de peur intense mais ce moment de soutient si fort. Il s’était levé, tant bien que mal, m’obligeant à lâché sa veste même si je la tenais de toute mes forces. Bien entendu, je me suis dépêché de venir placer mes mains autour de lui pour l’aider. Nous nous sommes échangé un regard, mon cœur avait frappé à grand coup dans ma poitrine quand mon regard avait enfin pu plonger dans le sien. C’était un peu comme une grande sensation de relâchement pour moi, comme une certitude, voir son regard c’était voir de la vie et ça c’était mon plus grand désir à cet instant. Puis, dans un sourire presque parfaitement coordonné nous avons avancé vers la salle pour y rejoindre les deux petites qui devaient nous attendre depuis un bon moment maintenant. Après quelques mètres fait dans l’allée, j’ai senti la main de Patch se posé sur mon bassin. Instinctivement, je me suis retourné les pupilles dilatées craignant le pire. C’est en me retournant que j’ai découvert la cause de son geste. La femme de tout à l’heure s’était dressée entre nos deux passages à quelques secondes d’intervalles. Elle posait son regard sur Patch, s’adressant à lui d’une voix douce et qui me semblait un peu trop enjôleuse à mon goût. Mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai serré la main de Patch dans la mienne, posant mon regard sur cette femme. « Oui c’est ça, c’est génial il va beaucoup mieux. Merci. », lui avais-je adressé le plus fermement du monde. Puis j’ai passé ma main dans le bas du dos de Patch pour le « soutenir » et surtout pour marquer mon territoire. C’est donc en adressant un dernier regard lourd de sens à cette femme qui avait l’air de ne pas saisir ma réaction, que j’invitais mon ami à avancer davantage jusqu’à rejoindre nos places. J’ai essayé d’aider mon beau brun à s’installer, aussi discrètement que possible histoire de ne pas inquiéter la petite Joy qui tournait déjà son regard accusateur vers nous. Je lui suis donc adresser un sourire qui devait sans doute être totalement décrédibilisé par mes yeux noircis par le mascara qui avait coulé. « On sait tu nous attends depuis un moment mais il y avait .. du monde dans les toilettes. », avais-je menti pour lui couper l’herbe sous le pied. La demoiselle m’a lancé un regard qui en disait long sur le taux de crédibilité qu’elle me donnait actuellement. Elle m’a donc tendu mon sac à main avant de reposer son regard sur la scène. Je savais pertinemment que cette adorable petite fouine allait revenir à la charge sur cette absence dès que possible mais pour l’instant je crois que j’avais assez bien réagit pour éviter tout questionnement. J’ai ensuite regagné ma place à côté de Patch, les yeux rivés sur la scène j’ai commencé par prendre instinctivement la main de Cipriano dans la mienne. Puis, j’approchais mon épaule de la sienne jusqu’à ce qu’elles ne se touchent. « Tu devrais retiré ta veste Patch tu es brûlant », lui avais soufflé à l’oreille. « Tu es sûre que ça va hein ? », repris-je juste après avoir posé mon regard sur lui. Mes sourcils se fronçaient par inquiétude. Le contour de mes yeux, quant à lui était toujours noir de maquillage, n’ayant pas eu le réflexe de m’essuyer bien trop prise pas des choses beaucoup plus importante. Plus mon regard se baladait sur son visage et plus mon cœur me rappelait qu’il était là, bien au chaud dans ma poitrine. Ma main c’est alors serrée sur la sienne et un sourire un peu pincé à étiré mes lèvres, je me voulais le plus rassurante possible, je voulais qu’il aille mieux et ce que je voulais pas dessus tout c’était qu’il reste avec moi encore longtemps ..


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Sujet: Re: You run every time I'm close - Jowy    - Jeu 8 Sep 2016 - 19:11



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Joy nous fixait. Et c'est là qu'il fallait sortir le grand jeu d'acteur. Faire comme si tout était normal. J'ai d'abord fait mine de ne pas croiser son regard jusqu'à ce que nous soyons de nouveau assis. Joan s'était chargée des réponses d'usages, histoire de ne pas l'alarmer du temps que nous avons mis à revenir... Je me suis assis lentement avec un soupire de soulagement une fois sur mes fesses. J'avais quand même eu très peur et ces sièges n'étaient pas trop mal. Aussi bancale qu'était mon état actuellement, c'était le dernier de mes soucis. Je ne voulais plus que Joan s'inquiète à mon sujet... Je voulais qu'elle puisse laisser toute sa peur s'en aller pour profiter un peu plus du son qui passait. Elle a pris ma main et tout s'est de nouveau emmêlé dans ma tête... Juste avant que je me lève pour prendre l'air tout à l'heure elle s'excusait de m'avoir effleuré, et là... C'est elle qui instaurait le contact. Non pour me déplaire ! Je n'attendais que ça de notre relation. Je voulais qu'elle reprenne ses habitudes comme celle là, toutes simples, d'être là pour l'autre et de le montrer naturellement, sans prise de tête.
Je pouvais enfin garder mes yeux normalement ouverts, et profiter de nouveau de la perfection de ses traits fins. Et en même temps... En avais-je vraiment besoin ? Je ne maîtrisais pas déjà les détails de ce visage ? La tonalité de cette voix ? Et de la manière dont tombent ses cheveux sur ses épaules ? Je pense que je ne le maîtriserai jamais assez, et de toute façon,  je n'en aurai jamais assez. Je les voulais tous. Je les voulais tous ces petits détails bien à elle, qui faisait d'elle cette personne d'exception. Je voulais ses lèvres qui se pincent si souvent, cette langue qui passe sur ses dents quand elle est énervée, ou encore ses yeux ronds qui ne nous permettent pas de savoir comment elle va réagir trois secondes après. Ces fausettes sur ses joues, ces yeux si expressifs, l'odeur de son parfum, sa fréquence de respiration, sa taille si fine... En se penchant vers moi, elle me conseillait d'enlever ma veste, elle avait raison... Ca faisait longtemps que j'aurais aimé m'en débarasser mais je n'avais pas assez de volonté, et de force, tout m'avait fuit. Lorsqu'elle s'est délicatement écartée j'ai pu regarder ses yeux noircis par les larmes. J'étais tellement désolé... Je l'ai à mon tour regardé avec un regard doux, calme, mais fatigué. J'ai esquissé un large sourire avant de lui faire oui de la tête. Oui pour la veste, et oui, j'allais quand même..... Mieux. Mieux était plus juste que "ça va". J'avais encore vraiment chaud, mais j'allais mieux. A regret j'ai lâché sa main pour ouvrir avec encore beaucoup de peine ma veste, il ne s'agissait que d'une fermeture éclaire mais j'avais l'impression que tous mes muscles étaient concernés ! Et qu'il s'agissait de l'effort du siècle ! Après avoir enlevé mes bras des manches j'étais de nouveau essoufflé comme jamais. Et tant que j'y étais, j'ai aussi enlevé la chemise qui n'était pas boutonnée, ce qui fut bien pratique. J'ai pris le temps de respirer en regardant ce qu'il se passait sur la scène, et j'étais content de voir que la prestation qu'ils nous faisaient était top, ça faisait au moins ça en plus pour Joy...

En tournant de nouveau la tête en direction de Joan je me perdais à fixer tous les détails que son profil présentait. Et j'ai repris sa main en la prenant avec moi. J'ai laissé mes doigts retrouver leur place entre ceux de Joan, et j'ai senti une pression sur l'épaule droite. En tournant la tête de l'autre côté, je voyais Joy et son regard interrogateur, qui allait de mes yeux jusqu'à la main de Joan dans la mienne. J'ai d'abord oublié qu'elle n'était pas dehors, et qu'elle ne pouvait pas se douter de ce qu'il s'était passé, et donc de ce changement brutal de situation pour elle !
Je me suis lentement penché vers elle pour lui faire un bisou sur la tempe. « C'est un truc de Cipriano... Je t'apprendrai... » Avais-je à peine eu le temps de dire avant qu'elle ne se précipite de me lancer un de ses regards noirs et de me pincer les côtes. Malheureusement à part prendre un sourire niais, content de sa blague, je n'ai pas réussi à plus réagir. Je me suis de nouveau pencher vers elle pour ajouter quelque chose d'un peu plus sérieux. « Je t'ai dit, on est content d'être là, pour toi. C'était pas une blague... »
J'étais satisfait de pouvoir faire plaisir à Joy, vraiment, elle le méritait. J'ai donc souris et profité de ce qu'il se passait sur la scène en mettant instinctivement mon autre main sur celle de Joan, ce qui fait qu'elle était légèrement prise en sandwich. Je n'ai pas pu m'empêcher de caresser le dos de sa main du bout de mon pouce.

Pas longtemps après, le chanteur annonçait déjà l'entracte. Je ne savais même pas que c'était au programme... Faut dire je ne l'avais pas vraiment regardé... Et évidemment, Joy et Peyton ont largement insisté pour partir acheter des souvenirs du concert. Et c'était une demande légitime... J'ai tendu ma carte bancaire à Joy qui connaissait un peu trop bien le code, en insistant sur le fait d'être prudentes, de ne pas me vider mon compte, et de bien garder leurs téléphones avec elles. Je n'aurais pas été en mesure de faire le super héros pour une quelconque histoire... Et je ne pouvais pas me permettre de les suivre dans la foules pour les surveiller... Mais. Je leur faisais confiance. Tout allait bien se passer Patch. Puis, elles ont filé sans ajouter un mot. C'était presque bizarre... A croire que ce simple geste les avait rendues muettes à notre égare ? C'était pas plus mal...
Il faut dire que la salle se vidait, mais Joan et moi n'avions pas vraiment bougé. Sûrement encore éprouvés par ce qui s'était passé un peu plus tôt dans la soirée ?
La salle n'était pas complètement vide, mais dans un diamètre de 4 mètres autour de nous, nous étions les seuls. J'ai terminé de faire le tour de la salle de la tête, et toujours un peu vaseux, j'ai fixé Joan. Y-avait-il vraiment besoin de dire quoique ce soit ? Je crois que nous n'en avions pas besoin ce soir. Je lisais dans ses yeux, et elle, dans les miens.

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Sujet: Re: You run every time I'm close - Jowy    - Ven 9 Sep 2016 - 2:41

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patch
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Sa main avait à nouveau glissé dans le mienne, me procurant au passage une agréable sensation de chaleur. Je crois même me souvenir que nos doigts se sont entrelacés tout naturellement. Quelques secondes à peines étaient passées quand sa seconde main est venue recouvrir la mienne. Son pouce faisait de délicat allez retour sur le dos de ma main. C’était une sensation agréable, j’aimais quand il avait ce genre de geste, ça me faisait frissonner mais pas des frissons comme quand vous ressentez ce froid désagréable en hiver. Rien à voir. C’était quelque chose de plus doux, de plus chaleureux, quelque chose qu’on ne se lasse pas de ressentir. Puis, les lumières s’allumaient dans la salle et le public commençait à se lever. L’heure de la pause avait sonné. Joy et son amie ont alors demandé à sortir un moment le temps de quelques achats obligeant Patch à lâcher ma main pour fournir à sa petite sœur l’atirail nécessaire pour une séance de shoping. Les filles avaient donc quittés la salle, partant se faufiler entre les autres spectateurs histoires de récupérer quelques souvenirs de leur soirée. Un sourire avait étiré mes lèvres en les voyant doubler la foule en passant entre leurs jambes. De notre côté nous avions préféré rester, enfin préféré était un grand mot. Avec le malaise de Patch de tout à l’heure, je n’avais pas vraiment envie de le voir filer à nouveau et encore moins de le laisser tout seul. Il ne restait que très peu de personne dans la salle mais l’immensité de cette dernière faisait résonner leur voix donnant une impression de brouhaha plutôt désagréable. J’ai senti le regard de Cipriano se poser sur moi, instinctivement j’ai tourné la tête craignant qu’il me regarde pour de mauvaise raison. Le silence régnait entre nous, combler par le bruit de fond que faisaient les autres. Mon regard devait être vitreux, encore bien humidifié par ma crise de larmes de tout à l’heure. J’ai alors pincé mes lèvres entre elles, sans doute car l’envie de briser ce silence me brûlait les lèvres. C’est finalement mon corps tout entier que j’ai bougé pour me tourner vers lui. J’ai calé ma tête contre le dossier de mon fauteuil aussi confortablement que possible. Je le regardais par-dessous mes cils comme le font parfois les enfants qui désirent quelques choses. J’avais d’ailleurs, par le passé, souvent utilisé ce regard pour qu’il passe sa main dans mes cheveux durant des heures. Mais cette fois-ci c’était tout autre chose, j’avais juste besoin de me sentir bien je crois, besoin de me sentir comme avant peut-être. J’ai fini par soupirer, sans doute parce que toutes mes émotions venaient enfin de retomber, puis je me suis redressée. « Tu as besoin de quelque chose ? Tu veux que je te cherche une bouteille d’eau ou bien autre chose ? », lançais-je d’une voix douce et posée. Je crois que je n’avais plus envie de crier, plus envie de me taire non plus, plus envie de lui faire comprendre que je lui en voulais. En fait, je crois que je ne savais plus vraiment ce dont j’avais vraiment envie. « Pourquoi tu ne m’as pas dit que ça n’allait pas ? », demandais-je en fronçant légèrement les sourcils comme si j’allais pouvoir mieux saisir ses raisons. J’avais beau être en colère, je ne voulais pas pour autant qu’il lui arrive quelque chose sous prétexte que l’on jouait à qui de nous deux ferait la plus forte tête. Mon regard ne quittait pas le sien, j’aimais tellement me perdre dans son regard, j’aimais y décrypter la moindre de ses pensées, y saisir chacun de ses sentiments. Les traits de son visage, aussi parfaits soient-ils, trahissait la fatigue qu’il ressentait présentement. Puis, mes yeux ont quitté les siens pour descendre vers ses lèvres pour ensuite remonter. J’avais dû faire quelques allez retours ainsi avant de finalement m’arrêter sur son regard marron. Mes pupilles s’étaient dilatées, me rendant bien compte que ce geste en disait bien plus sur mes envies que ce que je voulais en dire. J’ai finalement pincé une nouvelle fois mes lèvres comme pour me souvenir du parfum de ses lèvres avant d’oublier pour de bon cette idée. Pourquoi cette envie me prenait-elle maintenant ? Pourquoi si soudainement ? Je n’en avais pas la moindre idée et pourtant elle était bien là…


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Sujet: Re: You run every time I'm close - Jowy    - Ven 9 Sep 2016 - 18:44



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Elle cherchait une position agréable pour se caler et se reposer 5 minutes le temps de l'entracte, et... Elle s'était finalement posé comme ça... Comme elle l'eu fait des centaines de fois contre moi, après quoi je passais le reste de la soirée... nuit ? À perdre ma main dans ses cheveux si lumineux... Parfois dans sa nuque, mais souvent dans ses cheveux, à les mesurer un par un. J'hésitais... Cela me démangeait tellement... Mais était-ce réellement approprié ? Et puis combien de temps j'aurais tenu... 3 secondes ?
Non j'étais resté là à me dire combien elle était belle, même après avoir pleuré. Sa voix, calme et posée me donnait envie d'en entendre plus. Avais-je besoin de quelque chose ? Non. Tout était là. Je me suis contenté de froncer les sourcils en fermant les yeux avec une petite grimace en faisant non de la tête. Puis en replongeant mon regard dans le sien... Je me retrouvais à penser que je resterai bien là pour... Pour l'éternité ? C'était pas ça qu'on s'était promis il y a quelques années ? Je voulais vraiment tenir ces promesses. Toutes ces promesses de plan et de trucs à faire avec Joan. Je voulais tous les réaliser... Je voulais tout vivre. Et vieillir avec elle. Seulement il ne suffisait pas d'y croire très fort en croisant les doigts.

A sa deuxième question je n'ai pas bougé ni réagis. J'ai d'abord continué à la regarder. On voyait de moins en moins le vert émeraude et j'ai même pu apercevoir son regard quitter le mien à quelques reprises. C'est comme si ce qu'il se passait dans sa tête m'était communiqué d'une manière ou d'une autre, et je pouvais entendre mon coeur battre plus fort. Je n'ai pas pu empêcher un léger sourire de se dessiner sur mes lèvres, en même temps que j'aspirais ma lèvre du bas, le temps de la serrer rapidement entre mes dents avant de la libérer et de lentement perdre ce petit sourire. J'ai posé mes coudes sur les accoudoirs, détourné mon regard de Joan pour regarder la scène tout en passant pouce et index sur mes yeux avant de baisser la tête et de dire calmement.
« Je n'en savais rien... Tu sais, c'est pas prévisible... » si seulement ça pouvait l'être d'ailleurs. Ca m'arrangerait bien. J'ai passé ma langue sur mes lèvres avant de les pincer entre elles et de reprendre avec plus d'agacement dans le ton de ma voix. « Ca me gave. De pas maîtriser ce truc ! Puis en même temps... » j'ai respiré pour récupérer une voix douce. Ca valait pas le coup que je m'énerve contre moi même... ça servirait à rien. Ca n'allait pas nous permettre de revenir en arrière en évitant le malaise, alors Patch. Respire...
« En même temps je pense que c'était une accumulation de beaucoup de choses... » Ca arrive sans prévenir certes. Mais de mon côté je maîtrise la vitesse des battements de se coeur : du sport, une fille..., du stress, de l'anxiété, etc... J'ai regardé Joan en me mordant l'intérieur d'une joue. Un regard triste, et vide, effrayé et fatigué. Je ne voulais pas que ça recommence... Ca faisait terriblement mal... Ca lui faisait du mal à elle aussi. Je revoyais aussi Haley et l'intensité avec laquelle ce fichu truc s'en est pris à elle. Je crois que j'avais peur à mon tour... Des dégâts que ça pouvait cause... A moi comme aux autres. Je ne voulais pas être quelqu'un d'autre, s'il fallait que je sois Patch Cipriano avec cette merde au coeur. Eh bien je le serai jusqu'au bout de ma vie. Mais si je pouvais au moins éviter que ça détruise le bonheur de certain autres... Ce serait bien plus facile à supporter...

J'étais certain que Joan voyait tout ça. Si elle ne le voyait pas, elle le sentait. Je lui ai lancé un sourire très rapide, un flash, très hésitant parce que je crois que sa question remuait tellement de chose que je n'étais pas loin de verser une larme. Puis trois secondes après, j'ai mis fin à ce regard rempli de sens que je lui lançais en fermant les yeux, et j'ai baissé la tête. J'étais fatigué ? Désolé... Tellement désolé... En me racontant tout ça je n'ai certainement pas du faire attention au fait qu'au lieu de pleurer, mon cerveau avait décidé de me faire tirer une grimace. Vous savez, celle qui précède les larmes. Juste avant qu'elles coulent. Elles n'étaient pas là, mais il y avait la grimace... Sûrement que j'aurai préféré rentrer là tout de suite, mais c'était pas au programme non plus. Et puis, il allait falloir que je fasse un peu mieux pour Joy... Je savais pas trop comment j'allais m'y prendre encore mais... Il allait falloir que je trouve.

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